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04 octobre 2007

Swinging Dreux

Faisons un petit bond dans le passé pour revenir au début des années 70. Vous sentez déjà l'odeur de l'encens ??? Bien. Vous portez une veste à frange et le cheveu long, vous êtes hypnothisé par la cithare de Ravi Shankar et vous pensez que la révolution est en marche. Laquelle - ? - peu nombreux sont ceux capables de le dire, mais les plus radicaux sont convaincus des changements à venir.

La jeunesse drouaise manifeste son goût pour les fringues outrageantes, goûte au rock psychédélique, tue son ennui dans les nombreux bars du centre ville en attendant les sorties nocturnes du week-end.

Il existe au milieu de la rue de la Grande falaise un lieu assez peu conventionnel, hors normes, à l'atmosphère typiquement  underground. Le Vidocq est le rendez-vous des noctambules. Son nom vient du célèbre bagnard devenu chef de la sûreté qui, selon la légende,  fit halte dans les environs du temps de ses larcins.

On monte quelques marches avant d'arriver à une entrée vitrée. On descend ensuite un petit escalier qui donne sur un cadre troglodyte avec plusieurs alvéoles reliées par des couloirs. Tout est en pierre, il fait très sombre, le seul éclairage vient des bougies sur les tables. On ouvre vers 21/22 heures. On y écoute du rythm'n blues (Ottis Redding, Wilson Pickett), du British blues et toute la déferlante pop avec Jimi Hendrix, Pink Floyd, Jefferson Airplane, les Who. On y croise régulièrement Pistache, Shadok, Michel Pigeon, Jean-Michel Baron, Patrick Françoise. On s'évade, on est bien, presque aussi bien que sur Jupiter. On distingue des champs de fraises jaunes sur les murs et l'herbe pousse au plafond. L'ambiance est réellement...stupéfiante.

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Il ne reste aujourd'hui plus grand chose du Vidocq - juste la voûte d'entrée. La boîte la plus populaire des années 70 n'a pas résisté à la vague disco. On ne danse pas de la même façon sur John Mayall que sur les Bee Gees.