07.05.2008
Les caves se rebiffent
Contrairement aux apparences, la rue des caves prend de la bouteille.
Cette veine étroite à l'asphalte écorché et aux façades lépreuses subit depuis quelques mois une cure de rajeunissement grâce aux efforts de courageux propriétaires immobiliers. Depuis, ce qui n'inspirait que désolation ou nostalgie, est devenu attractif et propre, enfin partiellement, car il reste encore quelques zones sinistrées.
Pourtant, fin 2006, la chaussée s'était effondrée à une encablure de là, rue de la Plagne. A cause des galeries souterraines, l'instabilité des lieux aurait pu rebuter les nouveaux acquéreurs. Crainte qui s'est manifestement rapidement dissipée.
Il ne manque plus qu'à la Mairie de mettre son grain de sel dans la rénovation du quartier. Il était vaguement question d'espaces verts à une époque. La municipalité dispose en outre d'un beau batiment avec les anciens ateliers techniques, déserté depuis quelques décennies et qui ne demande qu'à être réhabilité.
22:29 Publié dans Etat des lieux | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : dreux, centre ville, réhabilitation, urbanisme, rue
16.04.2008
Une rue dans l'impasse
Rue Sam Isaacs, on trouve un environnement malmené, des victimes des aménagements urbains, des voix sans écho qui ne dépassent jamais les grilles de la mairie. On est bien trop loin des décideurs pour se faire entendre et pas suffisamment lobbyiste pour être écouté. Pas franchement intégré à un quartier non plus, juste en transition entre la D928 et l'accès au centre ville.
En quelques décennies, l'ancienne route de Fermaincourt a radicalement changé d'aspect et pas forcément pour le bien de ses habitants. A l'origine, le lieu est un paisible chemin bordé de platanes et arrosé par la Blaise. Des gens modestes y possédent une baraque de deux pièces avec un peu de terrain en coteau.
Dans les années 60, la Nationale 12 vient enjamber l'écrin de verdure. Certaines maisons se retrouvent quasiment collées au piliers du pont. Pour ces gens sans histoires qui ne préfèrent pas en faire, la pilule est dure à avaler mais passe encore. Quelque temps après, une station d'épuration prend ses quartiers avant d'être délocalisée un peu plus loin vers l'étang des Châtelets. Des usines se montent, d'autres ferment, certaines carcasses en tôles rouillées subsistent encore, 30 ans après. Least but not last, la régie municipale d'électricité installe une centrale électrique dans le courant des années 70. On soupire mais toujours silencieusement.
Sérieusement bouleversée au cours des quarante dernières années, cette rue subie depuis plus de cinq ans le ballet incessant des véhicules détournés de l'échangeur de la Nationale 12, avenue du Général Leclerc. Echangeur dont les travaux devaient s'achever à l'été 2007 et toujours en plan depuis plus d'un an. Quotidiennement, ce sont des milliers de poids lourds et d'automobiles qui passent, qui polluent. La chaussée, elle même, ne supporte plus la déviation. Des agents de la voierie viennent régulièrement reboucher les trous occasionnés par le trafic. Mais l'opération relève du cataplasme sur jambe de bois. En quelques minutes, la faille réapparait.
L'histoire de cette rue est un exemple parmi d'autres. Le cas n'est malheureusement pas unique. Mais à l'heure où tout est fait pour rendre attractif le centre ville ou plus respectable certains quartiers, il s'agirait pour les pouvoirs publics de se rapprocher enfin de la périphérie et tenir un peu compte des bouleversements urbains entrepris au mépris de la tranquilité et de la santé de ses habitants.
07:37 Publié dans Etat des lieux | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : dreux, rue sam isaacs, urbanisme






