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19 septembre 2011

La verrue bientôt cautérisée

Le grand blessé a découvert ses plaies. Victime d’un incendie dont on ne saura jamais les véritables causes, le magasin Eurodif situé en Grande rue était jusqu’alors recouvert d’une gigantesque bâche en façade pour masquer la misère.  Les travaux de démolition et de reconstruction aujourd’hui entrepris permettent au badaud de redécouvrir cette étonnante fresque apocalyptique.

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Rappel des faits. En ce jour de 25 juin 2006, les drouais du centre ville se réveillaient sous une odeur de plastique brûlé. Le cœur d’agglo, comme les élus se plaisent à dénommer l‘hyper-centre, prenait une flèche en plein poumon. Point d’ancrage  de chalandise, locomotive commerçante, l’Eurodif justifiait à lui seul une virée en Grande rue. On y trouvait du tissu de bonne qualité à bon marché, des vêtements, de la décoration pour la maison et tout un rayon mercerie.

La bonne santé de l’enseigne était pourtant précaire. Son propriétaire, le groupe Omnium qui possède également Devred et Burton - présentait des signes de faiblesse au cours de son exercice 2006. Supportant mal la concurrence du discount vestimentaire (La Halle, Kiabi, Tati), il mettait en place une stratégie de restructuration pour éponger les dettes.

Après quelques cessions de magasins Eurodif à l’espagnol Zara et  un plan social conduisant 300 salariés au licenciement, Omnium retrouve son équilibre. Aujourd’hui le groupe va mieux, merci pour lui.

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Phénomène curieux ou surnaturels, de nombreux magasins Eurodif ont été ravagés par des incendies. Un premier à Versailles en 1992, puis trois autres entre 1999 et 2001 (Quimper, Fougères et Châteauroux). Enfin Brest (2008) et Chaumont (2010).

Si certains seront reconstruits, celui de Dreux va rester en jachère pendant plusieurs années, offrant à la vue de tous, pendant quelques mois, le spectacle d’un bâtiment entièrement calciné. La ville va tenter de relancer les négociations pour une réouverture. Les propriétaires préfèrent vendre mais se montrent gourmands sur la transaction immobilière. Le dossier va trainer jusqu’à la préemption de la ville sur le bâtiment.

Actuellement en phase de démolition, l’ensemble devrait être ensuite cédé à un promoteur.

Une question reste maintenant en suspens  : qui va s’implanter sur les 1 300 mètres carrés de l’espace ? On sait déjà qu’une partie sera occupée par des logements à l’étage et une autre par un parking souterrain. Pour le reste, rien ne filtre sur les futures enseignes qui s’installeront sur le site. Un temps il fut question d’un Prisunic. Puis ce fut la piste Monoprix. Aujourd’hui la tendance irait vers une galerie commerciale de franchisés. L’identité du ou des futurs magasins est donc soigneusement tenue au secret. Pour la bonne tenue des négociations? Ou tout simplement parce qu'aucun commerçant ne s'est encore manifesté?

17 février 2009

Chacun sa place

Place Rotrou, quelques personnes bien intentionnées ont entrepris la toilette de la statue de notre illustre dramaturge drouais, dont nous fêterons cette année les 400 ans. Vous me direz, ça ne lui fera pas de mal à ce vieux croûlant tavelé de merde de pigeons. Mais là n'est pas mon propos.

Ce monument à la gloire du brillant auteur de Venceslas, n'a jamais connu d'avantageux abords sauf peut-être cette époque où le théâtre lui faisait des clins d'oeil. Mais les temps sont anciens, l'urbanisme a gagné du terrain pour en faire d'abord l'épicentre d'un parking en étoîle, avant qu'il ne soit littéralement masqué par un rideau d'arbres planté sur un lit d'herbe infesté de déjections canines. C'est dire si, de son piedestal, Jean Rotrou en a vu des vertes et des pas mûres.

François Lemonne, jamais en retard d'un petit ravelement de façade et sa gentille copine Fabienne Romezin, responsable du comité Proximum du centre-ville, ont donc décidé de réaménager un peu les lieux à l'occasion des prochaines commémorations.

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Les travaux s'imposaient-ils? Pas nécessairement. Dans sa frénésie bâtisseuse, l'équipe municipale s'est fait une spécialité du démontage et de la construction. La dernière rénovation de la place Rotrou ne remonte pourtant pas aux calendes grecques. Mais, le changement est dans l'ère du temps, il faut montrer que l'on est actif, comme un bon soldat à l'armée, jamais les mains dans les poches. En revanche, tout porte à croire que les riverains ne seront pas à l'abri de prochains travaux dans un futur relativement proche puisque des millions  (27 pour être précis) vont être investi pour le coeur d'agglomération, entre la réhabilitation du boulevard Pasteur et celle du centre-ville. Ingrid Virlouvet qui pilote le projet, n'a semble-t-il pas été consultée par l'élue Proximum à l'initiative des travaux de la Place Rotrou. C'est un peu surprenant ne serait-ce que pour la cohérence dudit projet. Mais également pour des raisons budgétaires si d'aventure, il lui prenait l'envie de retaper la tête d'albâtre du sieur Rotrou et ses environs d'ici 2020 - date de livraison du nouveau visage de notre coeur d'agglo.

Ce cas de figure illustre encore une fois les limites transversales du système Proximum où chacun se mobilise plus pour ses objectifs personnels que pour le bon sens  commun. La CadD aurait pu également participer à l'effort, au cas où des travaux de voirie et réseaux divers (VRD) aient été indispensable... mais non. Les vases communiquent décidément mal au sein de cette majorité municipale.

26 octobre 2008

L'îlot Trésor

Usant jusqu'à la corde les poncifs du marketing en matière de tourisme, certaines villes ou région abusent grossièrement de slogans artificiels pour louer les charmes d'une cité, d'un bocage, d'un domaine, d'un que sais-je encore... Dreux n'a pas encore cédé à ladite tentation mais vu les récentes transformations du centre ville, on pourrait facilement imaginer quelques bonnes formules : la Venise eurélienne, la Vallée aux tentations, le Pays des matins qui chantent... je laisse le soin à dame Ginette Chanal, la préposée aux bons offices du tourisme local, de plancher sur le sujet.

Je voudrais aujourd'hui m'arrêter sur l'îlot Viollette. Un ensemble de haut standing, parfaitement réhabilité, bâti à l'emplacement de l'ancien lycée technique et professionnel Maurice Viollette. Un espace très développement durable - la notion devait certainement figurer sur le cahier des charges - où l'activité commerciale cotoie le caractère authentique provincial. Où le visiteur s'arrête, subjugué par ces perspectives diaprées, réhaussées par les différents aspects du patrimoine local. Etonné même par cette impression de calme, de sérénité.

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Dans ce nouveau cadre, sont nés un nouveau passage, un quai et une place. Adèle Foucher, Jean Lelièvre sont à l'honneur. Adèle la cumularde puisqu'une rue lui a déjà été attribuée. Comme quoi épouser un écrivain, ça paye à long terme.

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28 janvier 2008

Musique répétitive

La douce mélodie des travaux se poursuit en centre ville. Je vous propose d'écouter quelques minutes ce récital pour marteaux-piqueurs et bétonnières, issu du concerto pour réhabilitation urbaine opus 28.


podcast
 

28 août 2007

Nationale 12

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Un champ de fleurs au pied des immeubles... Ca vous épate, hein? Alors ça va peut être vous en boucher un coin d'apprendre que Nationale 12 est devenu en quelques semaines le tube de l'été.
 
De toutes les routes de France et d'Europe
Celle que j'préfère est celle qui conduit 
En auto ou en auto-stop
Vers les abords de St Remy
 
D'un côté, vous avez Dreux-plage, à hauteur de l'ancienne radiotechnique, vaste étendue de sable larguée de manière impromptue par les bonshommes des travaux publics chargés de remettre en état la bretelle d'accès tant désirée depuis ... hou lala, 4 ans?
De l'autre, la vision d'un trajet bucolique avec ses jardins fleuris, ses belles des champs qui cueillent à tout rompre cosmos, soucis, centaurées et autres zinnias. On est bien Nationale 12, surtout quand il s'agit de quitter Paris.