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08 mai 2012

Présidentielles à Dreux

Si l'on se référait aux seuls résultats des élections présidentielles, Dreux serait une ville de gauche. Et pas qu'un peu. Les scores de François Hollande (39,42% au premier tour et 62,78% au second) témoignent d'une vague rose déjà observée il y a cinq ans avec Ségolène Royal. La candidate socialiste obtenait un résultat global sur Dreux de 54,55% au second tour. Sarkozy n'a jamais été populaire à Dreux, c'est peut-être pour cela qu'il n'est jamais venu en visite chez nous.

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Dans ces circonstances, les acteurs de la droite locale ont toujours tendance à relativiser. On évoque un facteur sociologique, avec une population mouvante qui s'est renouvellée au cours des dernières années avec l'arrivée de franciliens à la sensibilité politique plus ancrée à gauche. Un vote contestataire, en rien assimilable à la gestion locale de Gérard Hamel.

N'empêche, on sent poindre un changement dans le vote drouais qui pourrait se manifester dès juin prochain avec les législatives et a fortiori dans deux ans pour les municipales. Même ses fidèles partisans le disent : Gérard Hamel est en bout de course. L'usure du pouvoir et les guerres intestines menées au sein de sa majorité ont déséquilibré l'action du Député-Maire. Jusqu'à maintenant, il représentait la figure paternelle assurant une stablité pateline aux drouais. Mais l'insatisfaction demeure : l'emploi se dégrade toujours autant en dépit des efforts de rénovation urbaine.

Il y a tout de même un fait qui interpelle. Le bureau de vote des Oriels totalise depuis cinq ans des scores étourdissants pour la gauche. En 2007, Ségolène Royale y obtenait 91% des voix. Ce dimanche, François Hollande a fait mieux avec 93%. Il existe donc une force de frappe foudroyante dans ce quartier qui étrangement n'a jamais véritablement sanctionné Gérard Hamel dans sa conduite des affaires municipales. Il y a comme un hiatus, un comportement électoral volatile qui prouve en tous cas le peu d'engagement de la droite locale pendant la campagne de Nicolas Sarkozy.

02 mars 2007

La triste façade de l'UMP

medium_Dreux_003.jpgLa permanence de l'UMP pour les présidentielles est donc ouverte depuis quelques jours. Un local spartiate avec en guise de bienvenue, un rideau de fer tiré face à la porte d'entrée. Certes, il suffit de faire un petit pas sur le coté pour contourner le dit rideau mais on peut faire mieux pour recevoir les gens et a fortiori ses  électeurs potentiels.

La devanture n'est guère plus incitative. Quelques supports visuels de Nicoals Sarkozy en noir et blanc sont scotchés en vitrine - cherchez la séduction du candidat dans son regard.  Curieux tout de même de ne pas voir la véritable affiche de campagne (rupture de stock?) à la place de ce sinistre portrait daté qui laisse apparaitre un personnage à la mine roublarde et défiante et qui rappelle le coup de force d'Act-up, détournant et légendant ainsi ce même cliché :

 

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L'intérieur du local est quant à lui dépouillé, meublé à la portion congrue  : une table en formica, quelques chaises ordonnées contre un mur, des étagères à tiroirs, éclairages à néon... Bon on sait bien que les locataires sont juste de passage. Mais personnellement, je n'irai pas prendre un thé chez eux.