09.04.2008

A boulet rouge

Quelques semaines après leur défaite aux muncipales, les socialistes drouais n'en finissent pas de règler leurs comptes. Au ban des accusés cette fois, Miled Zrida, candidat dissident et cible d'une attaque retentissante de la part de Gisèle Boullais, colistière de Valentino Gambuto.

"Miled Zrida a trahi et n'a pas respecté les règles du jeu de la démocratie. Il a tout fait pour faire perdre Valentino" avant de lâcher une rafale sur "ceux qui tirent les ficelles de la gauche drouaise : Françoise Gaspard, Maurice Ravanne et la franc-maçonnerie locale".

Boum. Déclaration tonitruante pour une toute jeune conseillère municipale qui pratique la communication à la dynamite. En visant les francs-maçons, elle aurait dû savoir qu'elle s'exposait à une levée de bouclier générale et la contre-attaque ne s'est pas faite attendre. Florilège de la vindicte, extrait de l'Echo et de la Rep:

Jean-Pierre Lesage (Candidat PS aux municipales de 2001) : "Il n'est pas étonnant de voir des maçons dans mon entourage puisque je le suis moi-même. Mais en 2001, j'ai bel et bien été désigné par les socialistes pour mener la liste. Et de toute façon, tout le monde sait que le Grand Orient est majoritairement à gauche [...] Les allusions selon lesquelles une société tirerait les ficelles sont fausses. La plupart sont connus et relèvent du domaine privé. Les vieux démons resurgissent lorsque l'on a pas d'arguments [...] Le PS s'appauvrit intellectuellement. Quelque part, ça ne me regarde plus, mais si j'y étais encore, je proposerais la création d'une autre section section socialiste. A Dreux, le PS n'est pas à gauche et hormis Birgitta Hessel, ils n'ont aucune culture politique". 

Miled Zrida (Dissident PS) : "Après ses propos, la logique voudrait qu'elle démissionne de son poste de conseillère municipale [...] Le premier des socialistes aurait dû se prononcer publiquement sur ces propos"

Patrick Jouteau (Maire PRG de Crécy-Couvé) : "Peut-être faudrait-il lui apprendre l'histoire de Dreux et de Maurice Viollette, qui était  aussi franc-maçon. ce sont des propos qui ne donnent pas envie de faire de la politique, mais plutôt envie de vomir"

Birgitta Hessel (PS, Conseillère régionale) : "La déclaration de Mme Boullais me donne la nausée [...] Contrairement à l'intitulé de sa liste "Dreux pour tous", elle ne souhaite pas que la ville soit réellement pour tous".

Voilà le travail. Aussi, je me permets de suggérer à Madame Boullais la lecture de cet ouvrage pour lui éviter tout désagrément ultérieur.

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PS : Voir également les nombreuses réactions sur le site de l'Echo républicain

 

24.01.2007

Eoliennes contre vents et marées

 

Oublions Dreux et visitons un instant dans le charmant village de Germainville, calme en temps ordinaire, fortement agité depuis quelques jours. Au coeur du tumulte, un maire qui concède trop facilement un terrain pour l'implantation d'éoliennes et une association de riverains farouchement opposée au projet.

A l'énoncé de son nom, on croirait l'ACEDUP (Association contre l'établissement d'usines polluantes) plutôt favorable aux énergies vertes. Impression renforcée après son militantisme actif en 2001 contre l'installation d'une compostière.  Mais voilà, l'argument écologique a ses limites quand le respect de l'environnement est jeté en pâture. Alors quand Monsieur le Maire accorde un visa à la société Gamesa pour la construction de douze éoliennes, ça coince aux entournures."Cette initiative posent de multiples problèmes, notamment de santé publique à cause des infrasons émis et de sécurité car trop près des habitations et des routes. Et ne parlons pas de la dépréciation des biens immobiliers, évaluée à 30% " lache un porte parole.

Les énergies renouvelables ont pourtant meilleure presse que l'industrie nucléaire mais sur le terrain, les réticences s'affirment. On évoque les nuisances sonores, la pollution visuelle, des fondations gourmandes en béton armé. On se demande même si le rendement en électricité produit par les éoliennes justifie un tel investissement. Pour l'ACEDUP, le combat risque toutefois d'être vain puisque la mairie vient de délivrer un permis de construire à Gamesa. Mais l'association tient à se battre, même contre des moulins à vent.

                                        

18.01.2007

A qui profite le tri sélectif?

Dans le bras de fer qui oppose la CAdD à certains commerçants du centre-ville au sujet du ramassage des déchets ménagers, le président, Gérard Hamel, est venu apaiser les esprits en jouant les pompiers de service. Rassurant et ouvert, il déclare qu' "on ne peut pas revoir ce qui est fait pour le tri sélectif. Mais il ne faut pas négliger les cas particuliers. L'enlèvement des déchets des commerçants est considéré globalement aussi bien au niveau de la taxe que du service. Je crois que le système de conventions signé entre la collectivité et le commerçant serait plus pertinent. Avec certains commerçants comme les bouchers et les fleuristes, on est très loin des besoins des particuliers".

Loin des turpitudes drouaises, Benoît Duteurtre, dans Chemins de fer,  pose un regard vitriolé sur la gestion du recyclage des déchets par les pouvoirs publics. D'après lui,  le discours écologique masque un plan d'économie auquel nous participons activement pour le "respect de l'environnement". On peut justifier la mise en place d'une politique de tri sélectif à condition que les collectivités assument pleinement leur mission de service public. Extraits :

" Les containers de tri sélectif contribuent à faire le bien. Ici, le Nouveau Monde impose ses usages en rassemblant les ordures sous le nom de "propreté", en utilisant la population comme un personnel corvéable à merci, en contraignant chaque citoyen à accomplir lui-même le travail d'éboueur, et en présentant cette contrainte comme un progrès. Dans un monde où le sacrifice de chacun doit contribuer au bien de l'économie, l'Espace propreté se désigne à la fois comme un instrument en faveur de l'environnement, un mode de financement de la recherche médicale, un moyen pour l'administration municipale de réduire ses charges. [...]

En quoi ce genre d'installations améliore-t-elle l'existence des citoyens? [...] Désormais, chacun doit procéder à ce tri lui-même. Pour justifier cet effort individuel, on agite l'argument du "bien public". En vertu d'une sorte de boy-scoutisme, la charge de travail supplémentaire consacrée par chaque citoyen à son  temps-ordure est entièrement bénévole - en phase avec une société dans laquelle il faut travailler davantage et gagner moins... Tout cela pour le seul bénéfice de l'Entreprise de ramassage d'ordures dont le camion passe une fois par mois vider les containers. Sous prétexte d'alléger les charges municipales, ladite entreprise fonctionne avec un minimum de personnel, à partir du travail effectué gratuitement par les citoyens. Quant au gain pour l'environnement, il ne tient compte ni de la dégradation du paysage, ni des émanations de pourriture qui s'exhalent.[...]

Une bonne partie des ordures récupérées dans les containers sélectifs est fréquemment remélangée après récupération. Beaucoup d'entreprises n'ont pas l'organisation nécessaire pour assurer le recyclage, et les déchets sont finalement détruits. Dans ces conditions, l'effort des citoyens qui trient leurs ordures ne constitue qu'une opération d'asservissement, un geste factice recouvrant une brutale réalité économique : la réduction du personnel de l'entrepris de ramassage, la réduction du personnel municipal, l'abandon par les communes des services réellement utiles, au profit de quantité d'investissements pompeux : aménagements de parkings, élargissement et bitumage des chemins, installations de réverbères et d'autres espaces de propreté. Ainsi vont la modernisation et le progrès social au secours d'un système économique dont la santé - toujours près de rechuter - exige de chacun une contribution accrue, un travail plus intense, une solitude plus résignée dans l'accomplissement des mille et une tâches quotidiennes qui justifiaient autrefois l'existence de mille et un métiers".


 

                                                     
                                                    
                                                           
                                                    

15.01.2007

Tri sélectif : Valentino Gambuto met les pieds dedans

En bon bûcheron de la politique, Valentino Gambuto fait feu de tout bois et ce malgré le redoux. Emboitant le pas des commerçants drouais mécontents des nouvelles dispositions concernant le tri sélectif, le chef de fil des socialistes s'est une nouvelle fois fendu d'une grosse colère dans les colonnes de l'Echo Republicain (10 janvier).

"Les commerçants du centre ville sont mécontents et ils ont raison. Ils ne sont pas les seuls à être gênés par les changements opérés dans le ramassage des ordures ménagères. Les habitants aussi commencent à souffrir depuis qu'il n'y a plus qu'un seul ramassage au lieu de deux"

Le leader de l'opposition locale précise toutefois sa position sur les questions environnementales, en soutenant les mesures entreprises par la CAdD. Mais fin stratège, il tâcle son ennemi préféré.

" Si le passage au tri sélectif représente un surcoût pour la CAdD, c'est à la mairie [de Dreux] de prendre en charge cette part et non aux commerçants ou aux riverains qui demandent un deuxième passage. Elle paye bien ce service à la CAdD autour du marché couvert, les jours de marché, pour les non-sédentaires, elle peut bien le faire pour les sedentaires et les riverains".

Gambuto, maire de Dreux, c'est la promesse de rues sans un grain de poussière.

10.01.2007

Les ordures au régime

Avec les fêtes, Marcel Taupin avait accumulé les excès. Trois kilos de surcharge pondérale sur la balance, un découvert de 51 euros 97 sur le compte bancaire et une inflation de sa facture EDF pour cause d'illuminations de Noël un peu trop insistantes. Il lui fallait prendre des mesures drastiques et de bonnes résolutions. Pour comencer, il allait mettre un peu d'ordre dans son appartement, victime d'un relâchement des taches ménagères et des frasques de joyeux drilles de passage. Les déchets ménagers - Clairette de Die, emballage de coffret parfum Axe, boîtes de pâté de foie - sédimentaient sur son lino. Allez hop, tout ça à la poubelle. Mais pas n'importe comment.

Il savait que la fréquence de la collecte des déchets avait été modifiée. La Communauté d'agglomération du drouais avait pris cette résolution fin novembre en s'attelant au tri sélectif et en rationalisant les tournées des camions bennes. Pour les habitants du centre ville, ces rendez vous étaient fixés au lundi soir pour les ordures ménagères et le jeudi pour les cartons. Un petit bouleversement pas vraiment en odeur de sainteté dans les commerces de bouche ou chez les restaurateurs. Car une seule visite des éboueurs par semaine pour vider les poubelles de viandes avariées, de croutons de pain ou de poissons décomposés, ça renâcle.

Arguant l'incompatibilité de stocker des denrées périmées et leurs contraintes en matière d'hygiène, certains d'entre eux font depuis de la résistance et laissent leurs poubelles sur la voie publique. Alain Fillon, Monsieur environnement de la CAdd,  monte au créneau, martèle solennellement  que "la sauvegarde de la planète, ce n'est pas qu'une idée générale. Elle commence aussi sur le territoire de la communauté d'agglomération et en centre-ville de Dreux" avant d'asséner "s'ils veulent des tournées supplémentaires, c'est clair qu'ils paieront en plus". Côté commerçants, on digère mal le tri sélectif et on refuse toute idée de payer une redevance spéciale. Entre les deux parties, on ne s'est pas encore mis à table mais les marmites chauffent bien.

Marcel, très concerné par les problèmes environnementaux et les enjeux écologiques de notre planète, a quant à lui décidé de faire un régime. 

09.01.2007

L'épineux ramdam des acacias

Bonne nouvelle : les Gao et les Seguini sont réconciliés. Vous êtes bien contents pour eux et vous avez raison. Le contentieux qui les opposait depuis quelques semaines a été réglé à grand renfort de bonne intelligence, de concessions et de compréhension. Il en faut guère plus pour un conflit de voisinage.

Les faits. Le 22 décembre, les époux Gao, propriétaires d'une supérette boulevard Henri IV, crèvent l'abcès. Depuis des mois ils encaissent  les agissements irrespectueux des turfistes du bar-PMU mitoyen - Les acacias - qui squattent le petit parking de leur commerce, obligeant leurs clients à faire demi-tour, faute de places disponibles. La police municipale est alertée et elle verbalise les véhicules non autorisés à stationner. Les parieurs du débit de boissons - tenu par les époux Seguini - s'insurgent, à peine conscients qu'ils viennent d'échapper à un fatidique alcotest et boycotte instamment le pastis de la supérette.

Mécontents du traitement infligé à leur clientèle, les Seguini se plaignent alors des livraisons nocturnes et tapageuses du magasin, à l'heure où les insomniaques regardent "Très chasse" sur TF1. Monsieur Seguini n'aime pas être dérangé dans son sommeil et il le fait savoir. Le ton monte, les rapports s'enveniment jusqu'à ce qu'un modus vivendi soit établi.

Pour une saine cohabitation entre voisins et l'équilibre social du quartier, les gérants des Acacias s'engagent à discipliner leur clientèle en l'incitant à se garer ailleurs ou à venir en vélo. Les Gao installeront une chaîne aux entrées et sorties du parking durant les heures de fermeture. Ils repousseront également leurs livraisons de quelques heures. Au moment de "Télé-matin".

La paix semble depuis, revenue sur le plateau nord.  

21.12.2006

Histoire de chiotte

Pauvre Beffroi... Déjà ébranlé par les travaux du parking souterrain de la place Métezau, éprouvé par la découverte d'armes de guerre dans son placard à balai, le voilà douché à sa base par de vils individus aux vessies sans retenues. L'acte aussi naturel qu'il soit, est répréhensible en cela qu'il corrode ses vieilles pierres, qu'il affecte l'hygiène de la ville et qu'il diffame le socle de notre patrimoine local.

Alerté sur ce problème sociétal et de salubrité publique, Gérard Hamel - légèrement indisposé ? - au sortir d'une réunion Proximum début décembre, s'était inquiété de l'absence de lieux d'aisance près du Beffroi. Même pas un arbre ou un recoin à l'horizon, le no chiottes' land. L'homme qui mène rondement ses affaires avait chargé son adjointe Thérèse Denier-Dubos d'une urgente commission : régler au plus vite le dossier des vespasiennes, lui lançant au passage un pressant "Thérèse, je veux que dès lundi les toilettes soient ouvertes". 

Malheureusement l'information transite assez mal à la mairie de Dreux et les services techniques laissent pisser le mérinos, prétextant la compexité et la longueur des travaux à mettre en oeuvre. L'affaire trainasse, la presse locale se gausse et l'homme de la rue se retient. Pourtant ça urge, deux semaines plus tard et les gogues ont l'air aussi vivantes qu'un étron sur la chaussée. Du côté de l'Hôtel de ville, ça râle en haut et on ricane en bas. Le premier magistrat prend alors les choses en main et sonne le tocsin. Cahin-caha, les agents municipaux prennent pelles et pioches et partent en mission sanitaire. Après quelques aménagements et deux ou trois raccords, ils parviennent à donner un rôle d'utilité publique à cet ancien espace privé, sorte de local à poubelles désaffecté. Soulagé d'en conclure, l'un des agents aurait formulé en guise d'épilogue "Ben voilà, c'était pas la peine d'en chier une pendule".

 

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14.12.2006

Les boules indélicates

medium_DEM_004.jpgEtait-ce la brume naissante ou les vapeurs de cet alcool de gentiane? Ce soir là, Marcel Taupin renifla le pavé et ressentit une vive douleur à son gros orteil. "Foutre de Dieu", confessa-t-il. Pourtant, quelques secondes auparavant, il traversait allègrement la place Mésirard sous les lumières de Noël. Sans doute décontenancé par une magnifique animation multicolore qui illuminait le balcon d'un riverain, il ne remarqua pas cette énorme boule en fonte scellée au sol et qui l'envoya à terre, sur le parvis. Après un juron de circonstance, légitime face à une telle mésaventure, Marcel observa les alentours. Des dizaines de billes du même calibre balisaient les contours du plan de circulation routier. Il ne savait pas encore qu'avant lui, certains piétons étourdis avait expérimenté le saut de l'ange en culbutant cette artistique forme de mobilier urbain. Ou qu'un camion avait percuté l'une de ces sphères, l'arrachant de sa base et l'expédiant droit dans la vitrine d'un coiffeur de la Grande rue. Une automobiliste y aurait même coincé son véhicule en tentant une manoeuvre périlleuse. 

La malédiction semblait gagner les drouais sans qu'aucun édile ne réagisse. Jusqu'à ce que le pied d'une élue goûte à la fermeté de la fonte lors des cérémonies du 11 novembre. C'en était trop. La ville dépêcha une commission ad hoc qui vérifia la conformité de ces maudites bornes de voirie et jugea qu'elles représentaient "un risque important pour les piétons". Marcel Taupin, lui, se jura qu'il regarderait désormais où il mettrait les pieds, avant de se faire justice en descellant l'objet de sa contrariété.

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25.10.2006

Place de la discorde (II)

L'idée de Gérard Hamel de transformer la place du musée en centre commercial avait soulevé une brise de contestation (voir post du 19/10/2006) même si, pour le moment, il n'est question que d'étude de faisabilité.  Pas de tempête donc mais le vent gronde. L'annonce du projet a fait réagir l'opposition municipale qui en profite pour sortir la boîte à gifles et donner sa vision de l'urbanisme et du commerce local. Morceaux choisis parus dans l'Echo républicain du 24 octobre.

Valentino Gambuto (PS) : " On a laissé le centre ville à l'abandon depuis 20 ans, depuis que Jacques Lemare a rasé le lycée Violette. On aurait dû profiter de l'ancien site TRT pour mettre des commerces aux rez-de-chaussée avec des logements aux étages. ce serait dommage de supprimer la place du musée. Il faut la retravailler avec des arbres et des bancs avec quelques places de parking au lieu de mettre un cube en béton à cet endroit là."

Gisèle Quérité (PC) :" C'est une très belle place qu'il faut conserver. L'idée d'un centre commercial coeur de ville à cet endroit est une grave erreur [...] Il faut d'abord penser penser à l'emploi et faire que les gens vivent à Dreux décemment. Ensuite on pourra penser à un centre commercial en entre-ville. Par ailleur, il y a certains commerces, comme les vendeurs de chaussures qui sont en voie de disparition. On ne fait rien pour attirer les clients en centre-ville. les drouais manquent de pouvoir d'achat [...] De plus de concertation avec les habitants est flagrant dans ce dossier très important pour l'urbanisme de la ville."

Laurent Leclercq (identité Française) : "Le projet paraît surréaliste! La place du musée est un lieu calme et historique [...]  La ville a perdu une cinquantaine de commerces depuis une dizaine d'années [...] C'est une idée du Maire pour, soi-disant, attirer les gens qui sont censés venir de la région parisienne".

A suivre donc ... 

21.10.2006

Du rififi au vieux pré

Parce qu'il en avait "ras-le-bol de se taire", Stéphane Lebarbey a décidé de l'ouvrir. Au lendemain des championnats de France espoirs d'athlétisme, organisés mi-juillet stade du vieux pré, le directeur sportif du Football Club Drouais constate l'étendue des dégâts. Trous béants, pelouse carbonisée : les lanceurs de marteaux et les travaux de rénovation de l'éclairage ont marqué leur territoire. Le terrain d'entraînement est impraticable, la préparation perturbée, les crampons des joueurs iront griffer d'autres gazons. Jean Bruck, grand ordonnateur des compétitions d'athlétisme, cristallise les responsablités et les crispations des dirigeants drouais. Exaspéré, Stéphane Lebarbey rend public le contentieux. Extraits des récriminations publiées cet été par la Rep (1er août).

"Ici rien n'est trop beau pour l'athlétisme, et il est grand temps de comprendre qu'on ne peut pas supporter autant de meetings au détriment des associations locales [...] Il est vraiment temps que ça change, qu'il y ait une véritable politique sportive dans cette ville [...] On essaye de recruter de bons joueurs, de bons éducateurs. Si on ne s'entraîne pas correctement, comment peut-on espérer de bons résultats? Il est clair que si Gérard Hamel ne nous soutenait pas, il n'y aurait pas de football à Dreux [...] Je suis candidat au poste d'adjoint aux sports aux prochaines élections. Il est temps de changer les hommes".

En adroit basketteur, Jean Bruck saisit la balle au bond et, dans un style très académique, expédie les doléances au panier. Il s'explique sur les dégradations, justifie, reconnait, déplore en évitant soigneusement toute polémique. Néanmoins, il tire sa révérence avec à propos. "En tant que dirigeant sportif, dois-je rappeler que la colère est mauvaise conseillère et que la principale qualité d'un sportif, à plus forte raison d'un dirigeant sportif est, et reste la maîtrise de soi". Un rappel à l'ordre éthiquement correct ; Une manière de formuler à Stéphane Lebarbey son devoir de réserve (les deux hommes siègent dans la même équipe au conseil municipal). L'intéressé doit au passage apprécier le ton paternaliste de son aîné, assez peu habitué aux remontrances publiques. En tous cas, l'algarade prouve que l'adjoint au maire ne fait pas l'unanimité au sein de sa majorité. Heureusement ses amis de l'Alliance Basket, reconnaissant l'oeuvre de leur père fondateur, lui consacrent un challenge. Jean Bruck méritait bien un trophée...