16.01.2009

Les partisans du chant

C'était la fin des années 80, nous étions quatre étudiants dans une Alfa emboucanée par les remugles de tabac, à partir chaque lundi pour Orléans. Il y avait Nicolas, Xavier, moi et puis Ronan, notre chauffeur qui en plus d'animer les débats, d'enchaîner clope sur clope, nous servait une musique assez désarçonnante pour la jeune marmaille que nous étions, à base de Frères Jacques et d'Abba. Et puis un beau jour, coup de tonnerre dans l'Alfa, Ronan nous passe une cassette des Troubadours Modernes, groupe folklorique drouais au sein duquel il faisait vibrer sa grosse voix de basse. (Surprenant de découvrir qu'un bon copain s'intéresse davantage aux reprises choraliennes de Marie Laforêt -"Ivan, Boris et moi" - qu'au heavy metal!).

J'appris ainsi que ce collectif que l'on qualifierait aujourd'hui d'altermondialiste, né en 1969, avait fait des tournées en France mais aussi dans de nombreux pays d'Europe et que son répertoire comprenait des chants romantico-révolutionnaires et de marins, rapport sans doute aux origines bretonnes des membres fondateurs.

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Derrière le groupe, on reconnaissait une bonne partie de l'équipe du Cercle Laïque, avec Gilbert Stenfort à la manoeuvre. Il parait aussi que les spectacles n'avaient rien d'un concert ordinaire mais tout du happening avec effets scéniques empruntés au théâtre et au mime.
Même s'ils se font plus rares, les Troubadours, comme les Stones, reprennent de temps en temps le chemin de la scène. On pourra les (re)découvrir demain soir, à l'Odyssée où ils chanteront l'amour à partir de 20h30.

12.07.2008

Pas vraiment sous le charme

Que faire l'été à Dreux? Admirer le Beffroi, la Chapelle royale, la belle collection de pipes du musée Dessal? Tout ça vaut bien une visite et le le vacancier égaré peut toujours compter sur Dame Ginette à l'office de tourisme pour s'enquérir des bons plans à s'mettre sous la dent. Seulement Dame Ginette est actuellement très occupée avec ses recettes de poulet à l'estragon.

Heureusement, il y a Josette qui nous a concoté cette année une petite teuf pour les week-ends de vacances. "L'été sous les charmes". Ca sent bon la pissaladière, les conversations en terrasse, les banderoles de lampions et le méchoui grillé. La saison où l'on prélasse sous de nobles frondaisons à contempler indéfiniment cette lumière rasante de début de soirée dessinant des perspectives incroyables en Grande rue.

Dreux en Juillet-Août vit à un rythme pépère, sans vagues, sans histoires. La chargée des affaires culturelles s'est d'ailleurs mise au diapason. Pour cette saison,  "il n'y a pas de révolution". Dommage pour une manifestation qui commence un 14 juillet!  Le résultat ne souffrira donc d'aucune surprise, qu'elle soit bonne ou nouvelle. Cette frilosité est tout de même déconcertante car s'il y a bien un domaine où la municipalité peut lâcher la bride et se laisser aller à des initiatives originales, c'est bien la culture. Cette culture pleine d'audace où l'on présente des oeuvres surprenantes, saisissantes. Où l'on verrait de bon oeil un festival larguant les amarres avec le conformisme des soirées drouaises. Là nous auront droit à un concert à neuf heures pétante avec fin programmée vers 23 heures et après tout le monde au lit. Rien autour, juste un univers musical convenu probablement agréable et sympathique mais qui ne risque pas de faire lever l'assistance de sa chaise. Quant aux artistes "têtes d'affiche" le choix s'est porté vers Tonton David et Lââm. Je n'en dirai pas davantage...

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 Quoiqu'il en soit, allez-y quand même, c'est gratuit. Vous me direz comment c'était...

13.03.2008

L'univers enchanté de Muriel Larose

L'internet est une merveilleuse usine à rêves. Prenons une chanteuse, résidant à Dreux, lasse de proposer ses maquettes aux maisons de disque et d'entendre le même refrain : « on vous rappellera ». Grâce au web, elle peut désormais créer son propre espace musical, se faire connaître et vendre ses chansons en ligne. Finies les contraintes matérielles et commerciales de l'édition et de la distribution. Un blog, un site, un "MySpace" et l'affaire est dans le sac.

1864590090.jpgMuriel Larose l'a bien compris. Elle est hébergée chez weelbe.com, portail des auteurs-compositeurs-interprètes en quête de reconnaissance. Sur sa page, on peut écouter sa musique, l'acheter, lire ses commentaires, voir ses amis, découvrir en somme tout son environnement artistique. Un petit sample? Ecoutez voir,


podcast
 

Ca balance bien, vous trouvez pas? Elle a de la gouaille, la môme, remarquablement soutenue par les mélodies de Réginald Jambon, son compositeur. Personnellement, j'ai un petit faible pour "Black boy" qui me rappelle le "Don't look any further" de Dennis Edwards.

Quoi d'autre? Muriel a 42 ans, s'inspire d' Edith Piaf, Charles Aznavour, d'Isabelle Boulay et se produit régulièrement dans les bars-restaurants de la région (On a récemment pu l'écouter à la Pizza Gogo pour la St Valentin).