Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

12 juin 2007

Dégoût et des couleurs

Vous qui pensez repeindre prochainement vos volets, veillez à bien respecter l'harmonie de vos couleurs avec celles de votre voisin. Et de surcroît d'en demander l'autorisation auprès des services municipaux concernés. Sinon gare au sermon car, à Dreux, on ne badine pas avec la restauration des façades.

5961aabcbdd8a8b84362f8db64c9e98f.jpgL'Echo républicin en date du 8 juin rapporte cette tempête dans un verre d'eau qui suscite bien des émois entre deux parties égarées dans une querelle de pot de peinture. D'un côté, François Lemonne, conseiller municipal en charge de la valorisation du patrimoine ancien et André Graillet, président de l'Association de sauvegarde du patrimoine drouais. De l'autre, Antoine Garcia-Lamolla, propriétaire d'un hôtel particulier datant de 1612 situé 47 rue Parisis, pris en flagrant délit de tartinage indélicat.

L'acquereur de cette superbe demeure minée par le temps et les échappements d'automobile a décidé il y a peu d'en repeindre les volets. Deux volets et un pan de porte plus tard, surgissent les défenseurs des vieilles pierres qui reprochent à l'inconvenant l'usage d'un "bleu layette" pour redonner un peu d'éclat à sa façade. La peinture lui a pourtant été recommandée par le service de l'urbanisme à la mairie de Dreux. François Lemonne s'alarme bruyamment en parlant de "massacre". Son comparse, André Graillet en rajoute une couche en déclarant "tomber à la renverse". L'émotion est d'autant plus vive que le bâtiment en question jouxte un hôtel particulier inscrit à l'inventaire des monuments historiques. Et on ne jure pas avec les vieilles croûtes. Considérant la teinte un peu trop "bleue" à son goût l'irrespectueux envisage de toute façon l'utilisation d' un "gris-trianon" pour redonner du lustre à sa vieille carcasse de bâtisse. Le contrevenant assure également qu'il déposera un dossier pour faire rénover son hôtel particulier. Ce qui devrait calmer les ardeurs fumasses de ses deux interlocuteurs.

 

 

02 décembre 2006

Le mystère du placard à balai

Imaginez la surprise de l'intendant du Beffroi quand, s'attendant à épousseter les toiles d'araignées, il tombe sur un arsenal vieux de plus de cent ans. Mazette, ça fait froid dans le dos.  Une analyse rapide, une bonne dose de sang froid et beaucoup de bon sens, nous révèle que les insectes ne préparent pas encore leur révolution. Mais alors... à qui appartiennent ces armes?

Revenons au commencement mon cher Watson. Les services municipaux ont décidé de consolider les fondations du Beffroi, salement touché par la construction du parking souterrain Métézeau.  Accessoirement et comme il est réglementaire quand on touche aux croûtes des monuments, on inventorie plus ou moins minutieusement chaque coin et recoin de l'édifice.

Intéressons nous maintenant à notre intendant avant qu'il ne subisse son onde de choc. Il observe les voûtes du bâtiment, inspecte les boiseries, souffle sur les poussières, prend note avant de s'arrêter devant cette porte de placard. Il tourne consciencieusement la clé et découvre tout un tas de reliques datant de la première guerre mondiale et du conflit franco-prussien de 1870. Des obus, des mortiers, des grenades, des fusils, des sabres, des baïonettes. De quoi resister quelques jours en cas d'invasion. Après la visite des démineurs de la protection civile pour une vérification de routine, se pose la question de l'appartenance de ces armes. Un spécialiste évoque une collection clandestine appartenant à la ville. La directrice du musée Marcel Dessal prend l'enquête en main. Et la rédaction en chef de Clochemerle-les-Dreux offre dix mille piastres à quiconque fournira des informations sur ce détonnant butin.