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07 juillet 2008

Côté jardins

Le drouais a-t-il la main verte? Je suis tenté de répondre oui, et pas seulement par ce que le jardinage a le vent en poupe. Il existe ici bas une tradition pour la culture potagère et florale. Le visiteur sitôt franchi les panneaux d'accueil, peut d'ailleurs le constater de visu : label ville fleurie (trois fleurs), ronds-points constellés de lavande, rosiers en lisière de square, jardinières aux rembardes des passerelles... La ville donne déjà le ton. Avant que les administrés ne reprennent en choeur.

Chaque année, depuis quelques décennies, des dizaines de drouais participent au concours du plus beau jardin fleuri. Si certains ont des desseins ostentatoires voire même l'esprit de compétition, d'autres - et ils sont plus nombreux - cultivent en secret leurs dahlias ou leurs rhododendrons. Faites un tour dans certaines cités, vous verrez des choses surpenantes au devant de maisons qui ne payent pas pourtant pas de mine. 

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Vous me direz, les fleurs, c'est bien joli mais ça ne nourrit pas son homme en ces temps de vaches maigres. Heureusement, les potagers se portent bien. Certains drouais produisent d'ailleurs régulièrement de fameux spécimens et j'invite à cet égard tout propriétaire de fruits ou légumes hypertrophiés à m'envoyer un cliché du résultat de sa semence.

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Dans certains secteurs, notamment celui des Rochelles, la jachère a éclos sur les jardins ouvriers. Faute de candidats cultivateurs, les terres se désolent, laissant à travers quelques reliques dispersées le témoignage d'une époque où les plus humbles s'enrichissaient à force de bêcher et de biner. Il reste quand même des endroits magnifiques... Prenez le Gué aux ânes, un écrin de verdure calé entre la RN12 et les laboratoires Ipsen. Vous y trouverez l'essence même de ce qui constitue la culture potagère. Un bout de terrain, des rangées ordonnées de haricots verts, d'oignons, de tomates, d'oeillets d'inde,  une cahute en bois, un vieux seau en zinc. C'est ici que sont nés les premiers jardins ouvriers issus du patronage St Jean, en 1905, sous le nom de "Coin de terre". On y consacre pendant des années les vertus physiques et morales du jardinage incarnées par le courageux ouvrier qui, à peine remis de sa journée de labeur, repart oeuvrer sur son lopin de terre. C'était un temps où les fins de mois difficiles étaient soulagées par le rendement du jardin en fruits et légumes. Un temps que certains d'entre nous sont en train de revisiter, faute de pouvoir d'achat. Un temps que d'autres partent explorer, à la recherche d'une saveur perdue.

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22 octobre 2007

Impressionnant chic

1c5f30172d8cab49142644a1c908df1c.jpgAmis drouais, ça ne vous a pas échappé : on innove à tour de bras et à coups de truelle. Je veux dire par là que la ville entière a subi un grand lifting ces derniers mois et que ça sent furieusement le neuf. Je passe sur les programmes immobiliers, les projets de construction du multiplex et du nouveau théâtre. Je reviens juste sur l'ancien pont des teinturiers transformé en deux saisons en un superbe patio avec jets d'eau, pergola et tout le toutim. L'été fini, le verdict tombe : le cadre est certes classieux mais désuet parce que désert et sans vie. Le restaurant bénéficiant de cet aménagement ne semble pas avoir pris la mesure des investissements consentis en installant que très peu de tables. On n'est pas habitué à pareil chic, il faudra sans doute attendre l'année prochaine pour que ce jardin se débride totalement.

21 janvier 2007

Maisons et Jardins

medium_Parc_a_velo_lampadaires_011.jpgCe qui fut un modeste bras de Blaise et qui n'est pour l'instant que dalle de ciment deviendra dans quelques mois le joyau de la flânerie romantique. Dreux se métamorphose comme en témoignent les vastes chantiers entrepris en centre ville. Il y a les logements de l'ilôt Violette, ceux de l'isle aux Poètes, de l'hôtel Montulé et ce jardin bucolique qui prendra dans quelques mois des allures de guinguette entre les rues Merigot et des Teinturiers. Jugez-en vous même, il est prévu d'y aménager :

- Une pergola

- Un sol en bois exotique

- des jets jaillissant de dalles en granit percé

- Une grande fontaine circulaire positionnée à chaque extrémité du jardin

- Une terrasse en bois aménagée devant le Market-Pub

- des bordures en granit de Lanhélin

- des arbres et des fleurs (Magnolias, buis, pivoines, glycines)

- Des bancs

 

Les rares pêcheurs qui tentaient d'apercevoir les gardons devront désormais se rendre en amont du coté de l'ilôt Violette où un bras de Blaise sera cette fois découvert sur 60 mètres de long. Une redisposition du cours d'eau qui coûte la bagatelle de 2 millions d'euros. Versailles peut trembler : Dreux fait désormais dans le haut de gamme.