28.02.2008
La mauvaise blague du mois
Laurent Leclercq aurait pu faire un médiocre voyageur de commerce. Le genre de type capable de vendre une paire de lunettes à un aveugle. Sans scrupules, avec l'ambition de parvenir à ses fins sans considérer les moyens. Question arnaque, Laurent Leclercq a préféré la politique et à défaut de pratiquer le coup de poing comme ses illustres prédécesseurs, il se distingue plutôt dans l'entourloupe. C'est du moins ce dont parlait la presse ces derniers jours.
Misère et duperie. Le répésentant local de l'extrême droite, paré pour les municipales, est parti bille en tête à la recherche de figurants pour compléter sa liste. Sa stratégie : tournée dans les quartiers défavorisés, porte à porte, on gruge quelques bonnes pâtes en leur demandant de signer un simple soutien qui se transforme à leur insu en candidature. En lisant le journal, plusieurs personnes ont ainsi découvert leur nom dans cette liste de fortune allant à l'encontre des principes élémentaires de démocratie. Certains, désormais conscients de leur méprise, crient à l'abus et en appellent à Gérard Hamel, lequel demande que le procureur de la république soit saisi.
En attendant, Laurent Leclerc a réussi son pari. Présenter une liste sous le nom de "Dreux identité française". A ce jour, aucune plainte n'a été enregistrée par le procureur de la république; la liste est donc valide.
08:00 Publié dans Minus politicus | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : dreux, 28, eure et loir, front national, extreme droite, élections municipales, liste électorale
30.01.2007
Les poètes investissent le BO
Le bar d'Orléans (BO pour les habitués) fut pendant plus de 20 ans une officine du poujadisme local et du racisme ordinaire, celui qui rampe sournoisement au ras du zinc. Sa notoriété était née avec l'avènement du Front National lors des municipales de 1983 où Jean-Pierre Stirbois et ses sympathisants y avaient trouvé un point d'attache. Derrière le comptoir, deux frères aussi dissemblables qu'un blanc de poulet dans une salade de betteraves, assistaient aux débats, le visage impassible et l'oeil maussade. Au fil des années, l'image sulfureuse du bar s'était quelque peu aseptisée, les étudiants bon chic bon genre prenant le pas sur les nazillons, la clientèle se raréfiant, l'"âme" du lieu disparaissant progressivement, malgré quelques irréductibles aux accents franchouillards.
Alors un beau jour de 2006, le BO a fermé ses portes. Les nouveaux propriétaires ont tenu à marquer leur différence en affichant une enseigne - le cercle des poètes retrouvés - pleine d'à propos. Reste à savoir si l'effet d'annonce tient ses promesses parmi la clientèle.
13:30 Publié dans Etat des lieux | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : Dreux, bar, front national



