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06 janvier 2013

La fête fut belle

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C'était un peu le monde à l'envers en arrivant au stade du vieux-pré samedi soir pour le 32ème de finale opposant l'ogre Nancy (L1) et Dreux, le petit poucet (DH). Un groupe de supporters nancéens se mêlant à la longue file d'attente formée depuis le rond point de Melsungen n'en menait pas large. "C'est le moment de nous prendre, on est bon à rien en ce moment". Comme un bon présage, l'un d'entre eux ajoutait "A chaque que je me suis déplacé en coupe, on a été éliminés par des plus petits que nous".

Alors en franchissant le seuil du stade, j'étais gonflé d'espoir, les footballeurs drouais pouvaient croire à l'exploit eux qui, depuis quelques jours, goûtaient aux délices de la notoriété, aux tapis rouges et autres faveurs temporaires qui seront  très vite remisées sur l'étagère des souvenirs.

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Seulement, le beau rêve des drouais a pris fin très rapidement, plongeant les quelques 2600 spectateurs présents dans une froide torpeur, le Vieux-pré résonnant alors comme un stade de campagne. A 3-0 après dix-huit minutes de jeu, les carottes étaient cuites.

Le réveil des supporters en seconde période coïncidait avec de bons mouvements des locaux, récompensés fort justement par un but. Au coup de sifflet final, et malgré le score sévère de 5-1, les drouais semblaient fiers de leur prestation, le public heureux du spectacle et les supporters nancéens soulagés d'avoir enfin vu leur équipe s'imposer. 

Le résumé du match en sonorama :
podcast

10 décembre 2012

Sur un petit nuage

Ville ambassadrice pour l'édition 2012 du Téléthon,  Dreux - souvent jugée atone par ses propres habitants - s'est payée une bonne tranche d'effervescence et de liesse populaire ce week-end. Le centre ville assiégé de plate-forme en tout genre, de podiums, de camions France Télévision, des associations au taquet pour récupérer des fonds, des défis relevés, des badauds heureux, des commerçants avec le sourire... On se serait cru un instant revenu aux Trente glorieuses.

A quelques encablures de là, au stade du Vieux Pré, le Football Club Drouais écrivait une page de l'histoire locale en se qualifiant pour les 32e de finale de la Coupe de France. Une première pour les joueurs de Patrice Colas qui peuvent - pourquoi pas ? - espérer rencontrer une équipe professionnelle au prochain tour. PSG- Dreux, tout les footeux drouais en rêvent. Réponse ce soir 19 heures, à l'occasion du tirage au sort.


Dreux sur son petit nuage, Gérard Hamel sans doute aux anges. L'image de marque de la ville prend des couleurs. La semaine s'annonce clémente, douce, quelque soit le climat. Surtout que les festivités reprennent dès samedi prochain avec les Flambarts. Une fin d'année en fanfare, c'est peu de le dire, pour oublier un temps les soucis du quotidien.

17 juin 2012

Thierry Roland, drouais d'un jour

Thierry Roland décédé, il reste des sons, des images, des archives qui attestent plus que jamais son immense popularité auprès du public français. Certains drouais avaient pu s'en apercevoir lorsque le commentateur sportif était venu avec le Variétés Club de France jouer un match amical à Dreux. C'était le 8 octobre 1986. Le pelouse du vieux Pré accueillait Marius Trésor, Jean-Michel Larqué et bien d'autres anciennes gloires du football français. Le score (5-4 pour Dreux) semblait anecdotique tant l'attention se portait sur Thierry Roland.

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Le Variétés Club de France avait fait le déplacement en terrain drouais grâce à l'initiative de Gilbert Berteaux, alors président du Dreux FC.

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21 août 2008

Les insolites du passé (6/6)

Parlons un peu sport en cette période Olympique.

Il y a quelques décennies, au début des années 50, l'Espérance-Cheminots recrutait par le plus grand des hasards un « international hongrois ». Il faut resituer le phénomène dans le contexte footballistique de l'époque. La Hongrie est alors la nation invincible qui révolutionne les codes tactiques et stratégiques du ballon rond. Elle inflige des corrections aux équipes dominantes que sont l'Allemagne et l'Angleterre. Alors imaginez l'aubaine pour le club drouais d'enroller un joueur de la trempe d'un Puskas.

Malheureusement après quelques jours de performances sportives, la police débarque et arrête l'attraction locale. L'international hongrois était en fait un escroc recherché par toute les polices de France et de navarre.

Autre affaire de duperie chez les footeux, plus contemporaine. Yamani Ouasti, annoncé comme un jeune prodige de 17 ans, débarque au Dreux FC en 1989. Sur le papier, son parcours chez les jeunes est une référence : c'est un espoir du football français, passé par les plus garnds centres de formation qui curieusement vient s'échouer en terrain drouais. « Je viens à Dreux car j''ai envie de m'éclater », déclare-t-il. Bon, soit, mais sur le terrain le rendement de la future star est loin de satisfaire les ambitions du club. Et dès la saison suivante, Ouasti disparaît des tablettes. On retrouvera sa trace trois ans plus tard, à la rubrique "faits divers" pour usage de faux après s'être fait passer pour Dominique Rocheteau auprès des recruteurs.

24 mars 2008

Allez les verres!

463332263.jpgPlace Metezeau, le Rothen coule des jours paisible à l'ombre du Beffroi. Bar de style art-déco revisité - cosy mais sans grand charme - l'enseigne intrigue. Le "Ro" quoi? Rothen... le mot n'est pas dans le dictionnaire. Il y a "civette" mais pas de "Rothen". Même dans les noms propres. Alors, c'est quoi un Rothen?

T'as qu'à lire l'équipe! Vl'a ce qu'on m'a dit l'aut' matin au Balto. Ben oui, Rothen, Jérôme Rothen, attaquant du PSG, 9 sélections en équipe de France, un pied gauche délicat et un droit assez porté sur l'accélérateur (flashé à 241 km!!). Bref, l'endroit fréquenté par les élites drouaises à l'époque de l'Auberge Normande, porte aujourd'hui le nom d'un footballeur. 

La raison? Simple, mon cher Albert. L'acquéreur des murs, un fondu de foot, a trouvé original de baptiser son bistrot du nom de son idole. Hélas pour le limonadier inspiré, l'affaire a vite périclité. Faute de résultats, le Rothen s'est retrouvé au bout de quelques mois sur le marché des transferts, à vendre.  Un courageux a repris les choses en main mais n'a pas osé touché à l'enseigne. Depuis, les comptes sonts ronds et les ballons ne se shootent plus mais se boivent. A la tienne, Rothen.