21.08.2008
Les insolites du passé (6/6)
Parlons un peu sport en cette période Olympique.
Il y a quelques décennies, au début des années 50, l'Espérance-Cheminots recrutait par le plus grand des hasards un « international hongrois ». Il faut resituer le phénomène dans le contexte footballistique de l'époque. La Hongrie est alors la nation invincible qui révolutionne les codes tactiques et stratégiques du ballon rond. Elle inflige des corrections aux équipes dominantes que sont l'Allemagne et l'Angleterre. Alors imaginez l'aubaine pour le club drouais d'enroller un joueur de la trempe d'un Puskas.
Malheureusement après quelques jours de performances sportives, la police débarque et arrête l'attraction locale. L'international hongrois était en fait un escroc recherché par toute les polices de France et de navarre.
Autre affaire de duperie chez les footeux, plus contemporaine. Yamani Ouasti, annoncé comme un jeune prodige de 17 ans, débarque au Dreux FC en 1989. Sur le papier, son parcours chez les jeunes est une référence : c'est un espoir du football français, passé par les plus garnds centres de formation qui curieusement vient s'échouer en terrain drouais. « Je viens à Dreux car j''ai envie de m'éclater », déclare-t-il. Bon, soit, mais sur le terrain le rendement de la future star est loin de satisfaire les ambitions du club. Et dès la saison suivante, Ouasti disparaît des tablettes. On retrouvera sa trace trois ans plus tard, à la rubrique "faits divers" pour usage de faux après s'être fait passer pour Dominique Rocheteau auprès des recruteurs.
09:33 Publié dans Histoires naturelles | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : dreux, histoire, football, insolite
24.03.2008
Allez les verres!
Place Metezeau, le Rothen coule des jours paisible à l'ombre du Beffroi. Bar de style art-déco revisité - cosy mais sans grand charme - l'enseigne intrigue. Le "Ro" quoi? Rothen... le mot n'est pas dans le dictionnaire. Il y a "civette" mais pas de "Rothen". Même dans les noms propres. Alors, c'est quoi un Rothen?
T'as qu'à lire l'équipe! Vl'a ce qu'on m'a dit l'aut' matin au Balto. Ben oui, Rothen, Jérôme Rothen, attaquant du PSG, 9 sélections en équipe de France, un pied gauche délicat et un droit assez porté sur l'accélérateur (flashé à 241 km!!). Bref, l'endroit fréquenté par les élites drouaises à l'époque de l'Auberge Normande, porte aujourd'hui le nom d'un footballeur.
La raison? Simple, mon cher Albert. L'acquéreur des murs, un fondu de foot, a trouvé original de baptiser son bistrot du nom de son idole. Hélas pour le limonadier inspiré, l'affaire a vite périclité. Faute de résultats, le Rothen s'est retrouvé au bout de quelques mois sur le marché des transferts, à vendre. Un courageux a repris les choses en main mais n'a pas osé touché à l'enseigne. Depuis, les comptes sonts ronds et les ballons ne se shootent plus mais se boivent. A la tienne, Rothen.
21:43 Publié dans Etat des lieux | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : dreux, 28, bar, eure et loir, jerome rothen, football
21.01.2008
Vieira, l'Arlésienne
Au fait, quelqu'un aurait-il des nouvelles de notre patoune local? Je ne parle pas du joueur, toujours en exercice à l'inter de Milan et en équipe de France. Non. Je veux évoquer ici le président d'honneur du FC Drouais, club qui l'a formé et qui a bénéficié d'une petite renommée médiatique lorsque les biographes du footballeur se sont penchés sur sa tendre jeunesse passée aux Bâtes.
Chez nous, à Dreux, on en cause pas mal. Il est devenu une sorte d'icône mais aussi une manne providentielle capable par le jeu des transferts de régler indirectement quelques ardoises et d'adoucir tant bien que mal les soucis de trésorerie du club de foot. Seulement, Pat se fait désormais très rare dans la région. Faut dire que Milan c'est pas tout près. Et puis selon Grégory Schneider, grand spécialiste du football Moldave à Libération, c'est "un gars pantouflard qui se méfie d'instinct de tout ce qui pourrait parasiter le boulot et le reste". Y aurait-il des mauvaises ondes par chez nous pour empêcher la star d'attérir plus souvent?
On se souvient d'un temps, déjà lointain, où le jeune joueur, tout juste auréolé d'un titre de champion du monde, recevait un accueil en grande pompe à l'hotel de ville, accompagné de titres de reconnaissance locale, d'une tournée en forme d'hommage dans son club formateur. Les jours heureux où Dreux tenait enfin sa figure de proue people.
Les décideurs locaux et le staff du FCD l'imaginaient déjà mettre à profit sa notoriété, ses relations, son expérience au service de son club formateur. Dans l'esprit, et c'est un peu la mission morale d'un président d'honneur, ce titre honorifique peut se résumer en quelques apparitions au stade, un coup d'envoi d'un match, une visite des équipes de jeunes. Il permet en outre pour un joueur de classe internationale, d'user de son influence auprès des équipementiers et surtout des sponsors. Cette influence s'avère pour l'instant résiduelle. On sait que le FC Drouais ne possède pas un budget à la hauteur de ses ambitions, que les partenaires ne se bousculent pas au portillon et que la ville injecte des billes pour maintenir l'équilibre budgétaire. Il suffirait juste d'un coup de pouce car sportivement, les résultats, eux, sont là. Tout reste relatif, mais l'équipe sénior occupe le ventre mou de la CFA2, les réserves se comportent plutot bien, les juniors ont reçu St Etienne en coupe Gambardella. Enfin, last but not least, le club s'est vu décerné le label FFF qui récompense la qualité de son école de football.
Le capitaine de l'équipe de France n'est pourtant pas du genre pingre ou dédaigneux. Il a notamment cofinancé le projet Diambars au Sénégal (une académie de foot) avec Bernard Lama et Jean-Marc Adjovi-Bocco et vient d'être nommé citoyen d'honneur de Cannes, son autre club formateur. Alors Pat, penses-tu encore à Dreux? Ou bien est-ce le FC Drouais qui se repose un peu trop sur toi?
09:40 Publié dans People of Dreux | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : dreux, 28, eure et loir, FC drouais, Patrick Vieira, football
09.12.2006
Question pour un champion
Top. Je suis une célébrité du sport, né au Sénégal il y a 30 ans. Gamin, j'ai joué au foot au Dreux FC quand j'habitais dans le quartier des Bâtes. Je suis depuis devenu riche et célèbre, j'ai pu acheter un canapé convertible à ma maman et une gourmette en or à mon petit frère. Je contribue indirectement à l'équilibre financier du FC Drouais qui bénéficie des indemnités de mes transferts. Aujourd'hui, je ratisse les ballons à San Siro et je porte le brassard de l'équipe de France. Je suis, je suis... (allez, c'est facile)
... celui qui fait une tête de plus que les autres.
12:10 Publié dans La boîte à jeux, People of Dreux | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : Dreux, football, FC Drouais, Dreux FC, Patrick Vieira, photo
01.12.2006
Les fous du stade
Ca bastonne plus aux abords des terrains de foot que sur les rings de boxe. L'actualité récente a beau se braquer sur les dérives de supporters ultras, on ne compte plus les multiples incidents commis ça et là dans des compétitions bien moins prestigieuse que le championnat de France de L1 ou la coupe de l'UEFA. A titre d'exemple, citons le cas des footballeurs du FC Drouais, en déplacement le week-end dernier pour le sixième tour de la coupe du Centre. Le match se déroule en milieu d'après-midi dans un climat hostile pour les visiteurs reçus copieusement à coups d'insultes racistes par des hôtes à l'hospitalité fort douteuse. Jusque là, on assiste tristement à un énième comportement primitif de bons gros beaufs. Et puis, la situation s'envenime, un dirigeant drouais se fait corriger en loucedé sur le bord du terrain, Dreux prend un puis deux buts avant que n'éclate une échauffourée dans les couloirs du vestiaire, à l'issue de la rencontre. Bon on ferme les bans, c'est nul. Hé ben non, certains ont la connerie tenace et veulent absolument en découdre sans ballon. La victoire sur le terrain ne suffit plus, il faut l'obtenir aux poings.
Pendant qu'une partie du staff et des joueurs drouais décarrent rapidement des lieux, un groupe d'individus prend en chasse leur fourgonette, bien décidés à conclure les débats par un KO. Cagoulés à bord de deux voitures, les poursuivants serrent leurs victimes pied au plancher, usant même d'une barre pour endommager leur véhicule. Entre temps, les drouais ont pu alerter les autorités locales et parviennent après dix minutes d'angoisse à se rendre à la première gendarmerie pour témoigner des incidents. On est ni à Nancy ni à Paris, juste dans la paisible bourgade de Vineuil, en Loir et Cher.
20:15 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Dreux, football, FC Drouais, supporter, violence, beaufs, Vineuil
08.11.2006
La sobriété de ses supporters inquiète le FC Drouais
20:00 Publié dans Histoires naturelles | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : dreux, football, FC Drouais, supporter, buvette, budget, comptabilité
21.10.2006
Du rififi au vieux pré
Parce qu'il en avait "ras-le-bol de se taire", Stéphane Lebarbey a décidé de l'ouvrir. Au lendemain des championnats de France espoirs d'athlétisme, organisés mi-juillet stade du vieux pré, le directeur sportif du Football Club Drouais constate l'étendue des dégâts. Trous béants, pelouse carbonisée : les lanceurs de marteaux et les travaux de rénovation de l'éclairage ont marqué leur territoire. Le terrain d'entraînement est impraticable, la préparation perturbée, les crampons des joueurs iront griffer d'autres gazons. Jean Bruck, grand ordonnateur des compétitions d'athlétisme, cristallise les responsablités et les crispations des dirigeants drouais. Exaspéré, Stéphane Lebarbey rend public le contentieux. Extraits des récriminations publiées cet été par la Rep (1er août).
"Ici rien n'est trop beau pour l'athlétisme, et il est grand temps de comprendre qu'on ne peut pas supporter autant de meetings au détriment des associations locales [...] Il est vraiment temps que ça change, qu'il y ait une véritable politique sportive dans cette ville [...] On essaye de recruter de bons joueurs, de bons éducateurs. Si on ne s'entraîne pas correctement, comment peut-on espérer de bons résultats? Il est clair que si Gérard Hamel ne nous soutenait pas, il n'y aurait pas de football à Dreux [...] Je suis candidat au poste d'adjoint aux sports aux prochaines élections. Il est temps de changer les hommes".
En adroit basketteur, Jean Bruck saisit la balle au bond et, dans un style très académique, expédie les doléances au panier. Il s'explique sur les dégradations, justifie, reconnait, déplore en évitant soigneusement toute polémique. Néanmoins, il tire sa révérence avec à propos. "En tant que dirigeant sportif, dois-je rappeler que la colère est mauvaise conseillère et que la principale qualité d'un sportif, à plus forte raison d'un dirigeant sportif est, et reste la maîtrise de soi". Un rappel à l'ordre éthiquement correct ; Une manière de formuler à Stéphane Lebarbey son devoir de réserve (les deux hommes siègent dans la même équipe au conseil municipal). L'intéressé doit au passage apprécier le ton paternaliste de son aîné, assez peu habitué aux remontrances publiques. En tous cas, l'algarade prouve que l'adjoint au maire ne fait pas l'unanimité au sein de sa majorité. Heureusement ses amis de l'Alliance Basket, reconnaissant l'oeuvre de leur père fondateur, lui consacrent un challenge. Jean Bruck méritait bien un trophée...
10:40 Publié dans Querelles de clocher | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : dreux, stade, polémique, conseil municipal, dégradation, football, athlétisme



