01.05.2008

Quand Dreux faisait du cinéma

Ce soir, si l'envie vous prend de retrouver un court instant certains aspects du centre ville des années 70, appuyez sur la touche 3 de votre télécommande. Vous verrez "la carapate", une comédie de Gérard Oury, partiellement tournée à Dreux bien que nulle mention de la ville ne figure au générique. Pour des raisons de logistique, le réalisateur de "la Grande vadrouille" était venu y filmer deux scènes. Une première à la gare ; une autre place Metezeau.

 

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Le tournage fut un évènement sur le plan local puisqu'en plus du decorum et des vedettes présentes (Pierre Richard, Victor lanoux, Jean-Pierre Darras et Raymond Bussières), près de 120 drouais avaient été recrutés par l'ANPE pour y faire de la figuration. Certains s'en souviennent encore. Les autres prendront des vessies pour des lanternes puisque pour les besoins du scénario, l'action se déroule à Auxerre. Les bourguignons auront toutefois quelques difficultés à reconnaître leur ville, chose à laquelle les vieux drouais ne failliront pas.

15.12.2007

Au théâtre ce soir

15aa32f8d372f4e269501780f6b6d758.jpgDans la série "Stars du petit écran résidant à Dreux", intéressons-nous aujourd'hui à la comédienne Muriel Montossey, qui fut au cours des années 80-90, et sous la houlette de l'inénarrable Guy Lux, l'une des figures du divertissement franchouillard et désinhibé. Façon banquet de Ste Barbe ou soirée choucroute de comité des fêtes.

Mais avant d'opérer sous la direction artistique du producteur d'une "Classe" désopilante, la jeune artiste aborde sa carrière par le cinéma. Entre 1976 et 1988, elle navigue - souvent en eaux troubles - entre la gaudriole ("Belles, blondes et bronzées", "Mes réformés se portent bien", "les givrés"...) et les fantasmes fantastico-erotico-mystiques de Jesus Franco (alias Jess Franco, Pablo Villa, Adolf M. Frank...), prolifique réalisateur de films à très petit budget ("Une fille pour les cannibales", "Sale jeu à Casablanca", "Deux espionnes avec un slip à fleurs"...). Contrepoint à sa filmographie, ses apparitions dans quelques films plus "respectables" ("Coup de tête", "Quartet", "Radio corbeau" ) restent toutefois sporadiques. C'est en fait la télévision qui l'extirpe de son relatif anonymat.

A la fin des années 80, l'émission "la Classe", consacre les nouveaux talents du café-théâtre. Chaque soir, au milieu de ses complices Bézu, Blaise et Pompon, elle récite, dans un mélange de sensualité et de candeur, ses fables libertines. Le succès est au rendez-vous ; elle enregistre trois 45 tours, se donne en spectacle au point virgule avec "Show partout", enchaîne les pièces de boulevard et s'offre des partenaires aussi prestigieux que Bernard Menez ou Michel Roux.

La suite s'écrit à Dreux. Pourquoi? Comment? L'appel du grand air sûrement. L'ancienne pensionnaire du cours Florent quitte ses apparats de vamp ingénue pour devenir une drouaise tout ce qu'il y a de plus impliquée dans la vie culturelle locale. Sensiblisant les écoliers au théâtre, puis participant aux dernières fêtes des vendanges. La voilà maintenant auteur et à l'affiche d'un thriller, "Alice rentre au pays", présenté ce soir, au Cercle Laïque. C'est à partir de 20H30 et c'est 12 euros.

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PS : J'ai un doute sur le nom de Muriel. Montossey ou Montossé? Les aficionados sont bien entendu invités à me communiquer la bonne orthographe.