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06 janvier 2013

La fête fut belle

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C'était un peu le monde à l'envers en arrivant au stade du vieux-pré samedi soir pour le 32ème de finale opposant l'ogre Nancy (L1) et Dreux, le petit poucet (DH). Un groupe de supporters nancéens se mêlant à la longue file d'attente formée depuis le rond point de Melsungen n'en menait pas large. "C'est le moment de nous prendre, on est bon à rien en ce moment". Comme un bon présage, l'un d'entre eux ajoutait "A chaque que je me suis déplacé en coupe, on a été éliminés par des plus petits que nous".

Alors en franchissant le seuil du stade, j'étais gonflé d'espoir, les footballeurs drouais pouvaient croire à l'exploit eux qui, depuis quelques jours, goûtaient aux délices de la notoriété, aux tapis rouges et autres faveurs temporaires qui seront  très vite remisées sur l'étagère des souvenirs.

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Seulement, le beau rêve des drouais a pris fin très rapidement, plongeant les quelques 2600 spectateurs présents dans une froide torpeur, le Vieux-pré résonnant alors comme un stade de campagne. A 3-0 après dix-huit minutes de jeu, les carottes étaient cuites.

Le réveil des supporters en seconde période coïncidait avec de bons mouvements des locaux, récompensés fort justement par un but. Au coup de sifflet final, et malgré le score sévère de 5-1, les drouais semblaient fiers de leur prestation, le public heureux du spectacle et les supporters nancéens soulagés d'avoir enfin vu leur équipe s'imposer. 

Le résumé du match en sonorama :
podcast

04 janvier 2013

Du champagne dans la coupe

Au risque de friser l'indigestion après cette quinzaine d’agapes et de festivités copieuses (Téléthon et Flambarts), Dreux nous sert un plat gargantuesque pour ce début d’année.

Pour la première fois de son histoire, le FC Drouais (DH) se hisse en 32eme de finale de Coupe de France de football, au terme d’un magnifique parcours. C’est inédit, presque inattendu mais dans cette compétition où les petits révèlent des ressources insoupçonnables capables de faire chuter les plus forts, Dreux a su attendre son heure. La voilà aujourd'hui.

Cerise sur le gâteau, l’équipe de Patrice Colas accueille les professionnels de Nancy, en mauvaise posture dans leur championnat (dernier du classement de L1) mais qui figurent tout de même dans l’élite. On pourrait presque considérer cette affiche comme un aboutissement mais sur un match, tous les espoirs sont permis.

Dreux a rarement connu pareil coup d’éclat, capable de réveiller sportivement la ville. Il y a bien eu le handball dans les années 80, mais bon, rien égale le foot en terme de popularité. Et quand le FC Drouais évolue la CFA2 pendant quelques saisons, on a  le sentiment que le club atteint là son apogée. Car pour réussir en football, tout n’est pas que sportif. Il faut des partenaires, riches si possible, des équipements, un encadrement solide. Des talents, Dreux en a. Mais des sponsors capables d’assumer le train de vie d’un club ambitieux, beaucoup moins.

Alors la Coupe de France est le meilleur révélateur pour exposer un club même si - l’histoire de la coupe l’atteste – le déversant de la pente est souvent raide et parallèlement, les performances en championnat mitigées.

A deux reprises, des équipes professionnelles avaient déjà foulé la pelouse du Vieux-pré. En 1980, Le Havre était difficilement venu à bout du Dreux FC et d’un Pascal Fréselle des grands soirs (1-0). En 1985, le Racing Club de Paris dopé par les millions de Jean-Luc Lagardère faisait un récital devant les Chamards de Dreux, auteur d’un parcours époustouflant pour une équipe de première division départementale. Le score (13-0) reste anecdotique. On retiendra de cet évènement, un record absolu d’affluence (3000 spectateurs) et des stars en compétition officielle sur le terrain drouais.

Le FC Drouais vivra donc son rêve samedi à 18h. Qu’il en profite avec tous les drouais présents ce jour.

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L'équipe du Dreux FC avait opposé une vaillante résistance aux professionnels du Havre en 1980

 

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Maxime Bossis et le RC Paris avaient facilement triomphé de Djamel Belharach et ses coéquipiers des Chamards en 1985

10 décembre 2012

Sur un petit nuage

Ville ambassadrice pour l'édition 2012 du Téléthon,  Dreux - souvent jugée atone par ses propres habitants - s'est payée une bonne tranche d'effervescence et de liesse populaire ce week-end. Le centre ville assiégé de plate-forme en tout genre, de podiums, de camions France Télévision, des associations au taquet pour récupérer des fonds, des défis relevés, des badauds heureux, des commerçants avec le sourire... On se serait cru un instant revenu aux Trente glorieuses.

A quelques encablures de là, au stade du Vieux Pré, le Football Club Drouais écrivait une page de l'histoire locale en se qualifiant pour les 32e de finale de la Coupe de France. Une première pour les joueurs de Patrice Colas qui peuvent - pourquoi pas ? - espérer rencontrer une équipe professionnelle au prochain tour. PSG- Dreux, tout les footeux drouais en rêvent. Réponse ce soir 19 heures, à l'occasion du tirage au sort.


Dreux sur son petit nuage, Gérard Hamel sans doute aux anges. L'image de marque de la ville prend des couleurs. La semaine s'annonce clémente, douce, quelque soit le climat. Surtout que les festivités reprennent dès samedi prochain avec les Flambarts. Une fin d'année en fanfare, c'est peu de le dire, pour oublier un temps les soucis du quotidien.

21 janvier 2008

Vieira, l'Arlésienne

1ab5bd6b5e43a62a3f3731f1938db1aa.jpgAu fait, quelqu'un aurait-il des nouvelles de notre patoune local? Je ne parle pas du joueur, toujours en exercice à l'inter de Milan et en équipe de France. Non. Je veux évoquer ici le président d'honneur du FC Drouais, club qui l'a formé et qui a bénéficié d'une petite renommée médiatique lorsque les biographes du footballeur se sont penchés sur sa tendre jeunesse passée aux Bâtes.

Chez nous, à Dreux, on en cause pas mal. Il est devenu une sorte d'icône mais aussi une manne providentielle capable par le jeu des transferts de régler indirectement quelques ardoises et d'adoucir tant bien que mal les soucis de trésorerie du club de foot. Seulement, Pat se fait désormais très rare dans la région. Faut dire que Milan c'est pas tout près. Et puis selon Grégory Schneider, grand spécialiste du football Moldave à Libération,  c'est "un gars pantouflard qui se méfie d'instinct de tout ce qui pourrait parasiter le boulot et le reste". Y aurait-il des mauvaises ondes par chez nous pour empêcher la star d'attérir plus souvent?

On se souvient d'un temps, déjà lointain, où le jeune joueur, tout juste auréolé d'un titre de champion du monde, recevait un accueil en grande pompe à l'hotel de ville, accompagné de titres de reconnaissance locale, d'une tournée en forme d'hommage dans son club formateur. Les jours heureux où Dreux tenait enfin sa figure de proue people.

Les décideurs locaux et le staff du FCD l'imaginaient déjà mettre à profit sa notoriété, ses relations, son expérience au service de son club formateur. Dans l'esprit, et c'est un peu la mission morale d'un président d'honneur, ce titre honorifique peut se résumer en quelques apparitions au stade, un coup d'envoi d'un match, une visite des équipes de jeunes. Il permet en outre pour un joueur de classe internationale, d'user de son influence auprès des équipementiers et surtout des sponsors. Cette influence s'avère pour l'instant résiduelle. On sait que le FC Drouais ne possède pas un budget à la hauteur de ses ambitions, que les partenaires ne se bousculent pas au portillon et que la ville injecte des billes pour maintenir l'équilibre budgétaire. Il suffirait juste d'un coup de pouce car sportivement, les résultats, eux, sont là. Tout reste relatif, mais l'équipe sénior occupe le ventre mou de la CFA2, les réserves se comportent plutot bien, les juniors ont reçu St Etienne en coupe Gambardella. Enfin, last but not least, le club s'est vu décerné le label FFF qui récompense la qualité de son école de football.

Le capitaine de l'équipe de France n'est pourtant pas du genre pingre ou dédaigneux. Il a notamment cofinancé le projet Diambars au Sénégal (une académie de foot) avec Bernard Lama et Jean-Marc Adjovi-Bocco et vient d'être nommé citoyen d'honneur de Cannes, son autre club formateur.  Alors Pat, penses-tu encore à Dreux? Ou bien est-ce le FC Drouais qui se repose un peu trop sur toi?

 

 

09 décembre 2006

Question pour un champion

Top. Je suis une célébrité du sport, né au Sénégal il y a 30 ans. Gamin, j'ai joué au foot au Dreux FC quand j'habitais dans le quartier des Bâtes. Je suis depuis devenu riche et célèbre, j'ai pu acheter un canapé convertible à ma maman et une gourmette en or à mon petit frère. Je contribue indirectement à l'équilibre financier du FC Drouais qui bénéficie des indemnités de mes transferts. Aujourd'hui, je ratisse les ballons à San Siro et je porte le brassard de l'équipe de France. Je suis, je suis... (allez, c'est facile)

 

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... celui qui fait une tête de plus que les autres.