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05 février 2007

Du gruyère sous la chaussée (suite)

Il y deux mois, la chaussée se dérobait rue de la Plagne ouvrant un cratère de 6 mètres de large pour 3 mètres de profondeur. Des étais avaient été installés pour consolider les bâtiments voisins et le trou avait été rebouché à la hâte, nécéssitant 50m3 de matériaux. Mais voilà, du côté des riverains le malaise demeure, légitimement inquiets de nouveaux effondrements et pour ceux déjà victimes de l'incident, impatients de trouver une solution d'indemnisation.

Les anciens ateliers municipaux ont également souffert d'éboulements. Un agent des services techniques oeuvre depuis quelques jours pour déblayer les gravats, à l'ancienne, avec pioche et pelle. La cave est obstruée, la terre atteignant même l'entrée de la rampe d'accès. Il n'y a pas si longtemps on parlait de réhabiliter une partie des locaux en logements. Il ne fait aucun doute aujourd'hui que l'ensemble restera en l'état.

Traverser le secteur incite donc à la plus grande vigilance. En guise de prévention, un panneau intime aux automobilistes de rouler à 15 km/h dans la portion de la rue des caves allant des numéros 2 à 20. A moins de posséder une vieille Trabant encore bridée, peu de conducteurs suivent la consigne, au risque de faire moutonner leur moteur ou de perdre de précieuses secondes. La lénifiante mesure fait sourire ; on colmate simplement les brèches comme on peut.

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13 décembre 2006

Du gruyère sous la chaussée

medium_DEM_014.4.jpgL'espace d'un  instant, Marcel Taupin a bien cru qu'ils étaient là. Un trou béant de six mètres de large pour trois mètres de profondeur, un cordon d'agents, des experts de toute part, ça ne pouvait être qu'eux. Oui, enfin, les extra-terrestres quoi! Il fallait le croire pour se pincer ou bien tourner son cerveau sept fois dans sa langue. Un OVNI venait de s'écraser sur notre bonne vieille ville en lieu et place de la rue de la Plagne. Marcel voulut s'approcher de l'impact quand un homme en uniforme lui intima l'ordre de se tenir à distance. Il profita de cette prise de contact pour s'informer. Le fonctionnaire de police se plia de bon gré aux explicationss d'usage et relata en des termes concis la nature prosaïque des évènements. La chaussée venait de céder sous l'effet conjugué des eaux de pluie et des poids lourds. Rien que ça. "Ici les routes sont des nids de poules avec du bitume autour" s'emporta Marcel. Il n'a pas tort, il est même conseillé d'avoir de bonnes suspensions pour rouler à Dreux. Et notre homme en colère d'ajouter "Pas étonnant de voir que le sol se dérobe sous nos pieds tant l'entretien de la voirie est indigent".

De plus, le sous-sol du quartier de la grande falaise est constitué de galeries et de passages souterrains. Ce que ne manque pas de confirmer Jean-Christophe Fanel, chef d'agence à la Lyonnaise des eaux. "Ce secteur est truffé de caves. Dans le cas de la rue de la plagne, il y a eu un premier remblai mais qui était d'une structure friable. Ce remblai n'a pas résisté aux effets crées par le ruissellement des eaux de pluie et par la circulation de poids lourds de tonnage important". Et Marcel de conclure : "Ben s'il y a des caves, il est où le pinard?"

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