Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

23 mai 2008

Agents d'ambiance

Thierry Roland avait l'habitude, du temps de ses vociférations footballistiques, d'employer une formule passée à la postérité pour désigner les duels un poil virils. Ca donnait : "Ah, ces deux-là ne passeront pas leurs vacances ensemble".

A partir de cet aphorisme, je me suis demandé quelle était l'ambiance au sein du conseil municipal. Quelles étaient les dissensions entre gens de même bord? Qui Gérard Hamel emmènerait-il sur son voilier de Quiberon? Renseignements pris (séances de CM, bruits de couloir, espionnage, filature, gorge profonde...) voilà, en exclusivité, les grandes tendances relationnelles :

 

Les culs et chemises

1179376143.jpg
1122580107.jpg

 

Les "je passerai pas mes vacances avec toi, même pas au club Med de Corfou, celui avec jacuzzi, open bar et atelier Macarena"

1442743362.jpg
1007145623.jpg

 

Les chouchous de Gégé

1184424254.jpg

 

La mal-aimée

75618447.jpg

 Le meilleur espoir féminin

1680579466.jpg

 

Pour connaître les noms et attributions de ces messieurs-dames, je vous invite à consulter le site de la mairie, sur lequel je reviendrai dans un prochain post.

31 mars 2008

Lettre ouverte à un ex

 

1278926078.jpg

Cher Monsieur Larsonneur,

Je n'ai jamais eu l'honneur de vous serrer la pogne, ni même de vous croiser dans la rue. Mais comme vous, j'ai le goût des beaux pulls. Pas besoin d'être modiste pour constater que vous êtes un homme de style. Je vous imagine d'ailleurs très bien avec d'élégants mocassins à glands couleur bordeaux. J'en avais également une très jolie paire à la fin des années 80 que j'avais acheté au magasin Eram de la Grande rue pour la modique somme de 149 francs - prix maximum. Enfin je m'égare sur ces détails vestimentaires alors que je viens par la présente saluer votre action politique.

En lisant l'Action républicaine, j'ai appris avec consternation votre départ de la Mairie où vous étiez élu depuis 25 ans. Enfin départ, je vois surtout qu'on vous a mis à la porte, comme un malpropre. Vous avez donc raison de vous défendre.

"Hamel voulait me virer depuis un an. Ce que je lui reproche, c'est de n'avoir pas eu le courage de me le dire. je pense même avoir été victime de coups montés, comme une agression organisée où un habitant du quartier Kennedy était venu jusqu'ici me frapper, sans doute une action télécommandée...J'ai l'impresion que le maire n'est pas toujours bien entouré et qu'il n'est pas toujours bien conseillé... Gérard Hamel ne veut pas d'un véritable premier adjoint. Il veut être le seul patron à bord de la mairie"

Je racontais à mon ami La Fourne que vous avez dû en voir des vertes et des pas mûres durant tous vos mandats. Tout d'abord aux affaires scolaires sous Jean Hieaux, à l'action sociale avec Gérard Hamel et en tant qu'adjoint Proximum aux Rochelles. Vous dites même que vous étiez considéré comme la "tête de turc". Moi, je vous trouve plutôt un type normand, agricole. On vous a beaucoup reproché l'alliance avec le FN aux muncipales de 83, mais j'imagine que comme les autres, vous ne saviez pas qui se cachait derrière Jean-Pierre Stirbois, le modeste imprimeur. Et puis vous manquiez d'expérience.

Un peu comme ces petits jeunes aux dents longues qui débarquent. A leur place, je m'inspirerais de votre poigne et de votre parcours. Ingénieur en construction mécanique, enseignant au lycée professionnel de Granville, président de la PEEP Lagarde et un premier poste d'adjoint au maire à 37 ans.

"Pendant toutes ces années, j'ai organisé les services à la mairie. Je ne sais pas si les nouveaux adjoints vont pouvoir en faire autant. Et j'attends pour certains qu'ils démontrent qu'ils ont de la volonté de "vraiment" travailler... le courant ne passait pas avec Tayeb Touazi"

Vous partez aux Canaries avec votre épouse : vous l'avez bien mérité. Vous verrez, le club est très bien. Le buffet bien garni, les activités aux petits oignons et les animations à vous déboiter la mâchoire. Vous oublierez vite vos déboires!!!

Je vous laisse en vous souhaitant une bonne retraite loin des affaires municipales.

Marcel Taupin 

21 octobre 2006

Du rififi au vieux pré

Parce qu'il en avait "ras-le-bol de se taire", Stéphane Lebarbey a décidé de l'ouvrir. Au lendemain des championnats de France espoirs d'athlétisme, organisés mi-juillet stade du vieux pré, le directeur sportif du Football Club Drouais constate l'étendue des dégâts. Trous béants, pelouse carbonisée : les lanceurs de marteaux et les travaux de rénovation de l'éclairage ont marqué leur territoire. Le terrain d'entraînement est impraticable, la préparation perturbée, les crampons des joueurs iront griffer d'autres gazons. Jean Bruck, grand ordonnateur des compétitions d'athlétisme, cristallise les responsablités et les crispations des dirigeants drouais. Exaspéré, Stéphane Lebarbey rend public le contentieux. Extraits des récriminations publiées cet été par la Rep (1er août).

"Ici rien n'est trop beau pour l'athlétisme, et il est grand temps de comprendre qu'on ne peut pas supporter autant de meetings au détriment des associations locales [...] Il est vraiment temps que ça change, qu'il y ait une véritable politique sportive dans cette ville [...] On essaye de recruter de bons joueurs, de bons éducateurs. Si on ne s'entraîne pas correctement, comment peut-on espérer de bons résultats? Il est clair que si Gérard Hamel ne nous soutenait pas, il n'y aurait pas de football à Dreux [...] Je suis candidat au poste d'adjoint aux sports aux prochaines élections. Il est temps de changer les hommes".

En adroit basketteur, Jean Bruck saisit la balle au bond et, dans un style très académique, expédie les doléances au panier. Il s'explique sur les dégradations, justifie, reconnait, déplore en évitant soigneusement toute polémique. Néanmoins, il tire sa révérence avec à propos. "En tant que dirigeant sportif, dois-je rappeler que la colère est mauvaise conseillère et que la principale qualité d'un sportif, à plus forte raison d'un dirigeant sportif est, et reste la maîtrise de soi". Un rappel à l'ordre éthiquement correct ; Une manière de formuler à Stéphane Lebarbey son devoir de réserve (les deux hommes siègent dans la même équipe au conseil municipal). L'intéressé doit au passage apprécier le ton paternaliste de son aîné, assez peu habitué aux remontrances publiques. En tous cas, l'algarade prouve que l'adjoint au maire ne fait pas l'unanimité au sein de sa majorité. Heureusement ses amis de l'Alliance Basket, reconnaissant l'oeuvre de leur père fondateur, lui consacrent un challenge. Jean Bruck méritait bien un trophée...