05.04.2008
L'effet boeuf
Dame, quelle devanture ! Demi-carcasses, échines, gigots... Un boucher bien achalandé aurait dit mon grand-père. Au grand désespoir de ce pauvre bovin immortalisé de son vivant avant de finir en pièces détachées.
Au fait, elle se trouvait où cette boucherie?
La réponse par l'image. Pour les explications, voir le commentaire Pierlouim.
07:00 Publié dans La boîte à jeux | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : dreux, carte postale ancienne, commerce
07.01.2008
Heureux comme un commerçant ...
... après les fêtes. Hé oui, chaque année c'est la même rengaine du côté du centre ville. On sort la calculette, on se gratte la tête, on recompte, on soupire et total, un bilan mi-figue, mi-raisin. Les causes, elles, sont diffuses, souvent conjoncturelles, parfois légitimes. On vise l'Etat, trop ponctionneur, le consommateur, pas assez frivole, le temps trop froid, trop chaud, trop tiède, la télé qui empêche le client de baguenauder... Alors que faut-il pour donner la banane aux commerçants? Du chiffre, bien évidemment. Mais avec quels biscuits? De belles vitrines? De jolies mines avenantes? Des articles chics et pas chers?
Dressons d'abord un état des lieux de l'activité. Dreux, ressemble à s'y méprendre à toute ces villes moyennes de province. Mêmes franchisés dans la rue principale, abandon des commerces traditionnels, développement fulgurant des points de restauration rapide, mêmes aménagements urbains... L'absence de caractère atypique est avéré, passons donc à l'implantation commerciale.
Tout se concentre aujourd'hui dans la Grande rue et ses rues adjacentes. Au delà, on assiste à un véritable phénomène de désertification avec des boutiques isolées subsistant tant bien que mal. L'ensemble renvoie l'image d'un centre ville recroquevillé, en situation de résistance. Peu diversifié également avec la surinflation de magasins de fringues, de sandwicheries-kebabs, de salons de coiffure et les quasi absences de charcuteries, poissonneries ou merceries.
D'ou vient le problème alors? Des prix, du service, du faible dynamisme commercial? On peut toujours accuser les Coralines de manger le pain du petit épicier, de larges efforts municipaux ont tout de même été réalisés pour l'attractivité des boutiques du centre ville. Les commerçants drouais sont connus pour avoir la gueulante facile mais ont-ils déjà fait leur auto-critique? Pas si sûr...
PS : qu'en pense Jacques Lemare qui fut un vigoureux président de l'union des commerçants drouais au début des années 80 et l'une des chevilles ouvrières des Coralines, le grand centre commercial du plateau Nord?
20:00 Publié dans Etat des lieux | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : dreux, 28, eure et loir, commerce, centre ville, commerçant
23.12.2006
A la recherche du père Noël géant
Le jour se levait à peine quand Marcel Taupin, soufflant précieusement sur son café au lait, vit passer le père Noël devant sa fenêtre du 1e étage de la rue des pinsons. "Ca doit être un faux" décréta t-il, "les vrais n'existent qu'en Laponie". Mais après coup et après avoir mis un peu d'ordre dans son esprit encombré, il s'interrogea. Le père Noël a beau être un viking bien bâti, c'est quand même curieux de le croiser à 3 mètres d'altitude. Marcel croqua alors son reste de biscotte, endossa son paletot et fila à la rencontre de cet intrus qui venait de bouleverser son petit-déjeuner.
Dehors il fut saisi par un vent glacial et ce grand tumulte qui régnait en centre ville. L'esprit de Noël était bien présent, charriant avec lui les parfums d'épicea et de cannelle. Les rues scintillaient de mille feux, les commerçants, sensibles à la musique du tiroir-caisse, retrouvaient le sourire pendant que les chalands baguenaudaient sous les mélopées des chanteurs à la croix de fer. Attiré par la présence de poneys et de biquettes, Marcel se demanda où était les veaux, vaches, moutons et couvées de la crèche. En guise de réponse, il entendit la cloche du petit train blanc qui sillonnait la ville le temps des fêtes et venait de marquer l'arrêt devant lui. "Vous montez" lui proposa le chauffeur. Il accepta, considérant qu'il avait plus de chance de localiser son individu en utilisant ce moyen de transport.
Installé aux premières loges parmi des enfants contemplatifs, Marcel eut droit à une visite guidée et à deux dragibus offerts par une petite fille assise à ses côtés. (Songeur, il reconnut son bonheur de mener une existence de plaisirs. Il venait de lire Delerm et depuis, il prêtait attention à la rosée du matin et aux petits pois écossés). Les rues de Dreux défilaient sous ses yeux mais aucun bonhomme en combinaison rouge n'apparut à l'horizon. Il descendit en Grande rue au moment où débutait l'époustouflante parade des oies sur un air d'accordéon. Charmé par le ballet des volatiles, il entreprit toutefois de quitter les lieux, le fond de l'air devenant frais et son cache-nez contenant difficilement les assauts du froid.
A cet instant il rencontra deux longues tiges de bois qui évacuèrent aussitôt sa perplexité matinale. Il y était enfin. Face à lui, un père Noel de 3 mètres de haut, sur des échasses. Voilà, c'était donc ça... Et Marcel d'avoir cette remarque pleine de sagacité : "Dites-moi, comment que vous faites pour descendre par la cheminée avec vos engins aux pieds?"
09:05 Publié dans Histoires naturelles | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : dreux, 28, eure et loir, UCAD, commerce, animation, noël






