31.05.2008

Ambiance de la brousse

La jungle amazonienne en centre ville... Exotique, non?

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Je m'avance un peu - les copains rattraperont ma bévue le cas échéant - mais je crois que l'ensemble est en l'état depuis 55 ans. On a parlé de réhabiliter les lieux en logements sociaux mais il semble que la végétation - luxuriante - ait encore tout le temps de s'épanouir.

07.05.2008

Les caves se rebiffent

Contrairement aux apparences, la rue des caves prend de la bouteille.

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Cette veine étroite à l'asphalte écorché et aux façades lépreuses subit depuis quelques mois une cure de rajeunissement grâce aux efforts de courageux propriétaires immobiliers. Depuis, ce qui n'inspirait que désolation ou nostalgie, est devenu attractif et propre, enfin partiellement, car il reste encore quelques zones sinistrées.

Pourtant, fin 2006, la chaussée s'était effondrée à une encablure de là, rue de la Plagne. A cause des galeries souterraines, l'instabilité des lieux aurait pu rebuter les nouveaux acquéreurs. Crainte qui s'est manifestement rapidement  dissipée.

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Il ne manque plus qu'à la Mairie de mettre son grain de sel dans la rénovation du quartier. Il était vaguement question d'espaces verts à une époque. La municipalité dispose en outre d'un beau batiment avec les anciens ateliers techniques, déserté depuis quelques décennies et qui ne demande qu'à être réhabilité.

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27.04.2008

Sous le soleil

Voyez cette belle image...

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... On dirait le Sud avec ses ocres chaulés, ses cyprès, ses lavandes et ses oliviers maousse costauds. En vérité nous ne somme ni à Saint-Tropez, ni à Bormes-les-Mimosas mais toujours à Dreux, rue des embûches, après toilettage des abords de l'office du tourisme. Chaque recoin du centre ville prend décidément une allure de carte postale. 

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22.03.2008

Végétal en colorama triphasé

Ou si vous vous préférez les formules moins alambiquées, "jeux de loupiottes sur arbre".

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Le specimen a vu le jour avec les aménagements effectués autour de l'ilôt Violette, près de la passerelle qui enjambe la Blaise. Un genre de prunus désuet est éclairé par deux spots provoquant une alternance de couleurs. De nuit, l'effet interpelle.

28.01.2008

Musique répétitive

La douce mélodie des travaux se poursuit en centre ville. Je vous propose d'écouter quelques minutes ce récital pour marteaux-piqueurs et bétonnières, issu du concerto pour réhabilitation urbaine opus 28.


podcast
 

07.01.2008

Heureux comme un commerçant ...

1db540bb58cb28eb9cfdec8e1d93ea34.jpg... après les fêtes. Hé oui, chaque année c'est la même rengaine du côté du centre ville. On sort la calculette, on se gratte la tête, on recompte, on soupire et total, un bilan mi-figue, mi-raisin. Les causes, elles, sont diffuses, souvent conjoncturelles, parfois légitimes. On vise l'Etat, trop ponctionneur, le consommateur, pas assez frivole, le temps trop froid, trop chaud, trop tiède, la télé qui empêche le client de baguenauder... Alors que faut-il pour donner la banane aux commerçants? Du chiffre, bien évidemment. Mais avec quels biscuits? De belles vitrines? De jolies mines avenantes? Des articles chics et pas chers?

Dressons d'abord un état des lieux de l'activité. Dreux, ressemble à s'y méprendre à toute ces villes moyennes de province. Mêmes franchisés dans la rue principale, abandon des commerces traditionnels, développement fulgurant  des points de restauration rapide, mêmes aménagements urbains... L'absence de caractère atypique est avéré, passons donc à l'implantation commerciale.

Tout se concentre aujourd'hui dans la Grande rue et ses rues adjacentes. Au delà, on assiste à un véritable phénomène de désertification avec des boutiques isolées subsistant tant bien que mal. L'ensemble renvoie l'image d'un centre ville recroquevillé, en situation de résistance. Peu diversifié également avec la surinflation de magasins de fringues, de sandwicheries-kebabs, de salons de coiffure et les quasi absences de charcuteries, poissonneries ou merceries.

D'ou vient le problème alors? Des prix, du service, du faible dynamisme commercial?  On peut toujours accuser les Coralines de manger le pain du petit épicier, de larges efforts municipaux ont tout de même été réalisés pour l'attractivité des boutiques du centre ville. Les commerçants drouais sont connus pour avoir la gueulante facile mais ont-ils déjà fait leur auto-critique? Pas si sûr...

PS : qu'en pense Jacques Lemare qui fut un vigoureux président de l'union des commerçants drouais au début des années 80 et l'une des chevilles ouvrières des Coralines, le grand centre commercial du plateau Nord? 

26.12.2007

Zéro de conduite

933559eb8b165fc2c5914ef04855db79.jpgOn le sait depuis quelques décennies maintenant, conduire dans Dreux relève de l'exercice de style. Dans le texte, ça peut donner : "Avance, hé, banane", "T'astiques ton manche ou quoi?", "Embraye, ça fume"... Et les récents travaux entrepris ne vont pas édulcorer l'humeur des automobilistes drouais. Entre déviations, rues barrées, chaussées défoncées, accès modifiés, travaux en plan sur la RN12 ... difficile de trouver son orient. Et je ne parle pas des livreurs obligés d'effectuer des créneaux millimétrés pour se garer ou des chauffeurs de cars scolaires éraflant sur leur passage la carosserie de quelques véhicules pourtant bien stationnés.

L'affaire n'est cependant pas récente. On se souvient du dernier grand tollé en date, à l'orée des années 80 quand Françoise Gaspard décidait, contre l'avis de nombreux commerçants et riverains, de modifier le plan de circulation en ville. Il était pourtant nécessaire de décongestionner l'hyper centre, théâtre d'un trafic de plus en plus dense dans une configuration routière devenue inadaptée. La levée de boucliers retombée, Madame le Maire mettait à exécution son plan II en rendant la Grande rue piétonne. Jacques Lemare, président de l'union des commerçants, jamais en retard d'un tacle verbal, fustigea cette décision en précisant que "le commerce n'avait jamais vécu une période aussi destructive".

Aujourd'hui, on peut encore se demander s'il est bien raisonnable de conduire en centre ville.  Pris dans les entrailles du plan de circulation, l'automobiliste lambda se retrouve embarqué dans un véritable chemin de croix à sens unique. Certaines rues, elles, ne supportent plus le poids du transport. On nous annonce des rénovations prochaines, des accès améliorés en centre ville (avenue du Général Leclerc et rue St Thibault) avec la délicate mission de contenter à la fois les riverains et les automobilistes. Ménager la chèvre et le chou. Le conducteur et le piéton.

Le problème ne date donc pas d'hier. Mais la tornade d'aménagements et de constructions n'arrangent guère nos petits tracas d'automobilistes. Et si finalement la solution venait du vélib'? Y a même un parking spécialement conçu pour les deux roues qui ne sert à rien, qui est constamment vide... et tout proche du parking de l'Odyssée.  Allez, allez un peu de bon de sens chers élus. Le bicloune en ville c'est super hype, bon pour la planète et ça galbe le mollet. Et de surcroît, ça rend aimable.