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08 octobre 2008

Saint-Denis, priez pour elle!

Trouver une place aussi facilement en ce jour de foire n'était pas bon signe. Lundi midi, en revenant de mon week-end castelroussin, je m'attendais pourtant aux pires difficultés pour me garer en bas de chez moi, à deux encablures de la Grande rue. Mais non, aucun souci. La Saint-Denis ne semble plus paralyser le centre ville, comme ce fut le cas à une époque. Doit-on s'en plaindre ou s'en réjouir?

Je laisse libre cours à vos commentaires sur le sujet. Mais en lisant la presse j'apprends que l'édition 2008 n'a pas été un grand cru.

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On avance quelques explications à cela : la météo, l'essoufflement du concept, le pouvoir d'achat - le terme polyvalent à tous les maux. On nous promet pour la saison prochaine une foire plus festive, plus centrée sur la gastronomie. Plein de réjouissances. La municipalité compte d'ailleurs mettre le paquet ... Et si les drouais n'avaient plus bonnement le goût à la fête? Les ménages ont le moral dans les chaussettes, les commerçants devant aussi peu d'entrain consumériste font la gueule et le badaud venu faire bamboche découvre un centre ville dégarni alors qu'il devrait être bondé, noir de monde. Dans les années 80, on parlait déjà de crise, mais un jour de Saint-Denis il fallait bien compter une demi-heure pour se frayer un chemin de la rue Parisis au Beffroi.

Aujourd'hui, je ne sais pas. Je n'étais pas là le week-end dernier. Mais si les drouais ne sortent même plus les jours de fête, il y a effectivement de quoi se poser des questions.

07 octobre 2006

Une St Denis dans le rang

Le grand rendez-vous populaire de l'année s'essoufle t-il ?

Mais alors qui aurait raison de la grande braderie drouaise?  Le tournoi de tarot d'une commune voisine? Le cassoulet du dimanche midi un peu lourd à digérer? Ou bien les nombreux mycologues de la région partis cueillir cêpes et trompettes? Manifestement la St Denis a perdu de son lustre. Fini le joyeux capharnaum où il fallait compter une bonne demi-heure pour traverser la grande rue, où l'on sentait le méchoui et la saucisse grillée à chaque coin de rue. Désormais l'organisation est carrée, les camelots font la gueule et les badauds deviennent fuyants. Certains y voient néanmoins un regain d'affluence même si d'autres, comme Philippe Patrigeon, considèrent le cru 2006 en régression (voir la Rep du 3/10). Petite parenthèse : les anciens des années 50 racontent que la braderie drouaise était le théâtre de tous les excès. On buvait à s'en faire péter le gosier et les gars de batterie venant des fermes avoisinantes cuvaient leur vin dans les fossés de la ville avant de repartir au petit matin reprendre leur travail. On imagine mal aujourd'hui de paisibles soûlards joncher les abords de Dreux, les doigts de pieds en éventail et le ronflement intempestif. A Bayonne ou Dax, oui mais ici, moins. Et on peut s'en satisfaire.

Quoi qu'il en soit, l'occasion est donnée aux édiles de sortir le bout du groin. La scène est toujours aussi cocasse. Le maire, précédé d'un agent de police municipal, admiratif devant un étal de saucissons de montagne et derrière, un peu à l'écart sa cohorte, figée, regroupée, souriante donnant l'impression de comploter. Le privilège du monarque ; les astreintes de ses courtisans. Dieu Merci, Dreux reste dans la tradition. Quant à la fête foraine, même le train fantôme déçoit les plus petits...