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07 juin 2010

De l'eau dans la limonade

Faire de le résistance quand on occupe la Tourelle, quoi de plus naturel ! Le dernier vestige de la ville fortifiée, transformée depuis de nombreuses années en bar-restaurant est au centre d'une polémique opposant la ville de Dreux - propriétaire des lieux depuis 1978 - et la gérante de l'établissement, Lorinda Bigot, qui doit prochainement rendre son tablier.

Lorinda qui a grandement œuvré à l'attractivité de cette enseigne et par la même au dynamisme du centre ville souhaitait obtenir en cédant son affaire, une indemnisation à la hauteur de ses investissements. Elle envisageait notamment que ses successeurs acquièrent la terrasse couverte. Refus net des futurs bistrotiers arguant un manque de moyens financiers.

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On s'interroge au passage sur les motivations réelles du couple de repreneurs sachant qu'une bonne partie de l'affaire repose sur cette terrasse. Enfin, passons.

Lorinda décide à la suite de cette non-transaction de poursuivre son activité jusqu'au 30 juin, date d'échéance de son bail commercial. La Mairie ne l'entend pas de cette oreille, elle qui avait négocié un départ de la commerçante au 28 mai dernier. Elle dépêche sur le champ un huissier pour constater l'état des lieux.

Les réactions s'enchaînent alors. Valentino Gambuto vise directement Pierre-Frederic Billet, le directeur de cabinet du Maire dans la gestion du dossier (Voir l'Echo Republicain du 2 juin). Selon l'élu socialiste, c'est lui qui « aurait demandé à Laurie de partir plus tôt que prévu : ce n'est pas la commerçante qui a fait cette proposition ». En coulisse, on se pose pas mal de questions sur les modalités d'attribution du nouveau bail. Sur les futurs patrons également et leurs liens avec Pierre-Frédéric Billet. La Tourelle, elle, reste stoïque face au ramdam. Elle en a vu d'autres au long de ses 700 ans d'histoire.

24 mars 2008

Allez les verres!

463332263.jpgPlace Metezeau, le Rothen coule des jours paisible à l'ombre du Beffroi. Bar de style art-déco revisité - cosy mais sans grand charme - l'enseigne intrigue. Le "Ro" quoi? Rothen... le mot n'est pas dans le dictionnaire. Il y a "civette" mais pas de "Rothen". Même dans les noms propres. Alors, c'est quoi un Rothen?

T'as qu'à lire l'équipe! Vl'a ce qu'on m'a dit l'aut' matin au Balto. Ben oui, Rothen, Jérôme Rothen, attaquant du PSG, 9 sélections en équipe de France, un pied gauche délicat et un droit assez porté sur l'accélérateur (flashé à 241 km!!). Bref, l'endroit fréquenté par les élites drouaises à l'époque de l'Auberge Normande, porte aujourd'hui le nom d'un footballeur. 

La raison? Simple, mon cher Albert. L'acquéreur des murs, un fondu de foot, a trouvé original de baptiser son bistrot du nom de son idole. Hélas pour le limonadier inspiré, l'affaire a vite périclité. Faute de résultats, le Rothen s'est retrouvé au bout de quelques mois sur le marché des transferts, à vendre.  Un courageux a repris les choses en main mais n'a pas osé touché à l'enseigne. Depuis, les comptes sonts ronds et les ballons ne se shootent plus mais se boivent. A la tienne, Rothen.

09 juillet 2007

Sudoku tchin

La presse locale n'en a toujours pas parlé alors je me fais le relais de Mme Titard, patronne des "abattoirs", qui nous signale - et il faut y prêter attention - qu'une de ses clientes a gagné 50 euros au Sudoku. C'est une bonne nouvelle, peut-être un nouveau filon pour ce bar qui connut ses heures d'abondance à l'époque ou l'on égorgeait encore veaux, vaches et moutons dans la rue du commandant Beaurepaire. Aujourd'hui le débit de boissons, quasiment resté en l'état,  n'accueille plus de bouchers au tablier rougi de sang mais des cérébraux qui remplissent des cases. Gloire donc à cette cliente avisée qui n'a certainement pas manqué de payer sa tournée de saké.
 
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30 janvier 2007

Les poètes investissent le BO

Le bar d'Orléans (BO pour les habitués) fut pendant plus de 20 ans une officine du poujadisme local et du racisme ordinaire, celui qui rampe sournoisement au ras du zinc. Sa notoriété était née avec l'avènement du Front National lors des municipales de 1983 où Jean-Pierre Stirbois et ses sympathisants y avaient trouvé un point d'attache. Derrière le comptoir, deux frères aussi dissemblables qu'un blanc de poulet dans une salade de betteraves, assistaient aux débats, le visage impassible et l'oeil maussade. Au fil des années, l'image sulfureuse du bar s'était quelque peu aseptisée, les étudiants bon chic bon genre prenant le pas sur les nazillons, la clientèle se raréfiant, l'"âme" du lieu disparaissant progressivement, malgré quelques irréductibles aux accents franchouillards.

Alors un beau jour de 2006, le BO a fermé ses portes. Les nouveaux propriétaires ont tenu à marquer leur différence en affichant une enseigne  - le cercle des poètes retrouvés - pleine d'à propos. Reste à savoir si l'effet d'annonce tient ses promesses parmi la clientèle.

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09 janvier 2007

L'épineux ramdam des acacias

Bonne nouvelle : les Gao et les Seguini sont réconciliés. Vous êtes bien contents pour eux et vous avez raison. Le contentieux qui les opposait depuis quelques semaines a été réglé à grand renfort de bonne intelligence, de concessions et de compréhension. Il en faut guère plus pour un conflit de voisinage.

Les faits. Le 22 décembre, les époux Gao, propriétaires d'une supérette boulevard Henri IV, crèvent l'abcès. Depuis des mois ils encaissent  les agissements irrespectueux des turfistes du bar-PMU mitoyen - Les acacias - qui squattent le petit parking de leur commerce, obligeant leurs clients à faire demi-tour, faute de places disponibles. La police municipale est alertée et elle verbalise les véhicules non autorisés à stationner. Les parieurs du débit de boissons - tenu par les époux Seguini - s'insurgent, à peine conscients qu'ils viennent d'échapper à un fatidique alcotest et boycotte instamment le pastis de la supérette.

Mécontents du traitement infligé à leur clientèle, les Seguini se plaignent alors des livraisons nocturnes et tapageuses du magasin, à l'heure où les insomniaques regardent "Très chasse" sur TF1. Monsieur Seguini n'aime pas être dérangé dans son sommeil et il le fait savoir. Le ton monte, les rapports s'enveniment jusqu'à ce qu'un modus vivendi soit établi.

Pour une saine cohabitation entre voisins et l'équilibre social du quartier, les gérants des Acacias s'engagent à discipliner leur clientèle en l'incitant à se garer ailleurs ou à venir en vélo. Les Gao installeront une chaîne aux entrées et sorties du parking durant les heures de fermeture. Ils repousseront également leurs livraisons de quelques heures. Au moment de "Télé-matin".

La paix semble depuis, revenue sur le plateau nord.