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12 juin 2008

Groovy Dreux

Tout ce qui vibre est populaire. Et ce n'est pas Claude François qui m'aurait contredit. Voyez le succès de la vibra-belt, produit phare du téléshopping pour transformer les petits bourrelets disgracieux en plaque de Galak ou l'incroyable phénomène des sex-toys, devenus l'indispensable compagnon des working girls branchées. L'être humain a ce besoin viscéral de sentir des petits zigouigouis un peu partout dans son corps, des orteils jusqu'aux oreilles.

Les drouais sont aussi des adeptes de mécanique ondulatoire. Ils aiment chahuter leur bassin au rythme des bongos et écouter les longues plaintes exténuées jaillissant de la queue d'un piano. Des gens comme les autres en sorte, même s'ils ne ressemblent à personne. L'ivresse des sens tombe cette année le 21 juin avec une fête de la musique à vous décoller de vos charentaises. Des dizaines de groupes, trois scènes (Grande rue, Place Metezeau, Place Mesirard), des commerçants mélomanes qui invitent des artistes à jouer dans leurs établissements, des rues investies de rock, de blues, de funk... Du jamais vu. L'an passé déjà, on sentait poindre comme un vent de douce effervescence, d'émancipation festive. L'intention était là, manquait juste la variété. Pour cette édition, toute une équipe s'est mobilisée pour ajuster les moindres détails de la soirée. Tchik-tchaka-boum, les cages à miel vont déguster. 

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 Notez donc sur votre agenda : 21 juin, je fête la musique à Dreux.

23 décembre 2006

A la recherche du père Noël géant

Le jour se levait à peine quand Marcel Taupin, soufflant précieusement sur son café au lait, vit passer le père Noël devant sa fenêtre du 1e étage de la rue des pinsons. "Ca doit être un faux" décréta t-il, "les vrais n'existent qu'en Laponie". Mais après coup et après avoir mis un peu d'ordre dans son esprit encombré, il s'interrogea. Le père Noël a beau être un viking bien bâti, c'est quand même curieux de le croiser à 3 mètres d'altitude. Marcel croqua alors son reste de biscotte, endossa son paletot et fila à la rencontre de cet intrus qui venait de bouleverser son petit-déjeuner.

Dehors il fut saisi par un vent glacial et ce grand tumulte qui régnait en centre ville. L'esprit de Noël était bien présent, charriant avec lui les parfums d'épicea et de cannelle. Les rues scintillaient de mille feux, les commerçants, sensibles à la musique du tiroir-caisse, retrouvaient le sourire pendant que les chalands baguenaudaient sous les mélopées des chanteurs à la croix de fer. Attiré par la présence de poneys et de biquettes, Marcel se demanda où était les veaux, vaches, moutons et couvées de la crèche. En guise de réponse, il entendit la cloche du petit train blanc qui sillonnait la ville le temps des fêtes et venait de marquer l'arrêt devant lui. "Vous montez" lui proposa le chauffeur. Il accepta, considérant qu'il avait plus de chance de localiser son individu en utilisant ce moyen de transport.

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Installé aux premières loges parmi des enfants contemplatifs, Marcel eut droit à une visite guidée  et à deux dragibus offerts par une petite fille assise à ses côtés. (Songeur, il reconnut son bonheur de mener une existence de plaisirs. Il venait de lire Delerm et depuis, il prêtait attention à la rosée du matin et aux petits pois écossés). Les rues de Dreux défilaient sous ses yeux mais aucun bonhomme en combinaison rouge n'apparut à l'horizon. Il descendit en Grande rue au moment où débutait l'époustouflante parade des oies sur un air d'accordéon. Charmé par le ballet des volatiles, il entreprit toutefois de quitter les lieux, le fond de l'air devenant frais et son cache-nez contenant difficilement les assauts du froid.

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A cet instant il rencontra deux longues tiges de bois qui évacuèrent aussitôt sa perplexité matinale. Il y était enfin. Face à lui, un père Noel de 3 mètres de haut, sur des échasses. Voilà, c'était donc ça... Et Marcel d'avoir cette remarque pleine de sagacité : "Dites-moi, comment que vous faites pour descendre par la cheminée avec vos engins aux pieds?"

21 novembre 2006

Tire c'est de l'amerloque

Il n'est pas inutile de rappeler que Dreux regorge d'âmes sensibles, de poètes incompris, de personnages délicats, cultivés et férus d'histoire. A cet égard, quelques amateurs de civilisations primitives ont décidé de perpétrer l'aventure des pionniers du grand ouest américain en organisant une soirée far west. Hommage symbolisé à grands coups de canons et de cartons puisque ces esthètes du geste se retrouveront prochainement au champ de tir de Flonville pour ce qu'ils ont convenu d'appeler un "concours réservé aux armes western". Yeah. Ta gueule, John Wayne, ici on préfère la vareuse kaki à la chemise texane. Seuls les flingues causent l'amerloque : Colt 45, 22 long rifle, Winchester. Rapport à la thématique du concours.

"Pour l'instant, nous nous entraînons afin de régler nos armes. Ensuite, nous tirerons sur des cibles plus amusantes - boîtes de conserves, petites cuillères et pigeons d'argile " rapporte une fine gâchette.

Mais les as du tir, sont comme les chasseurs, empêchés dans leur jouissance par ces foutus législateurs et autres écologistes.

"Avec toutes les contraintes pour le permis et le port d'arme, on va bientôt plus avoir le droit de se distraire, ni de posséder une arme pour se défendre contre les nuisibles" ajoute diplomatiquement un pacifiste consensuel. Un spray insecticide ne suffirait-il pas?

Pour une vision de l'amérique édulcorée à la rillette, passez donc par Flonville. Attention : nuisibles, s'abstenir.