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26 octobre 2008

L'îlot Trésor

Usant jusqu'à la corde les poncifs du marketing en matière de tourisme, certaines villes ou région abusent grossièrement de slogans artificiels pour louer les charmes d'une cité, d'un bocage, d'un domaine, d'un que sais-je encore... Dreux n'a pas encore cédé à ladite tentation mais vu les récentes transformations du centre ville, on pourrait facilement imaginer quelques bonnes formules : la Venise eurélienne, la Vallée aux tentations, le Pays des matins qui chantent... je laisse le soin à dame Ginette Chanal, la préposée aux bons offices du tourisme local, de plancher sur le sujet.

Je voudrais aujourd'hui m'arrêter sur l'îlot Viollette. Un ensemble de haut standing, parfaitement réhabilité, bâti à l'emplacement de l'ancien lycée technique et professionnel Maurice Viollette. Un espace très développement durable - la notion devait certainement figurer sur le cahier des charges - où l'activité commerciale cotoie le caractère authentique provincial. Où le visiteur s'arrête, subjugué par ces perspectives diaprées, réhaussées par les différents aspects du patrimoine local. Etonné même par cette impression de calme, de sérénité.

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Dans ce nouveau cadre, sont nés un nouveau passage, un quai et une place. Adèle Foucher, Jean Lelièvre sont à l'honneur. Adèle la cumularde puisqu'une rue lui a déjà été attribuée. Comme quoi épouser un écrivain, ça paye à long terme.

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27 avril 2008

Sous le soleil

Voyez cette belle image...

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... On dirait le Sud avec ses ocres chaulés, ses cyprès, ses lavandes et ses oliviers maousse costauds. En vérité nous ne somme ni à Saint-Tropez, ni à Bormes-les-Mimosas mais toujours à Dreux, rue des embûches, après toilettage des abords de l'office du tourisme. Chaque recoin du centre ville prend décidément une allure de carte postale. 

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22 mars 2008

Végétal en colorama triphasé

Ou si vous vous préférez les formules moins alambiquées, "jeux de loupiottes sur arbre".

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Le specimen a vu le jour avec les aménagements effectués autour de l'ilôt Violette, près de la passerelle qui enjambe la Blaise. Un genre de prunus désuet est éclairé par deux spots provoquant une alternance de couleurs. De nuit, l'effet interpelle.

22 octobre 2007

Impressionnant chic

1c5f30172d8cab49142644a1c908df1c.jpgAmis drouais, ça ne vous a pas échappé : on innove à tour de bras et à coups de truelle. Je veux dire par là que la ville entière a subi un grand lifting ces derniers mois et que ça sent furieusement le neuf. Je passe sur les programmes immobiliers, les projets de construction du multiplex et du nouveau théâtre. Je reviens juste sur l'ancien pont des teinturiers transformé en deux saisons en un superbe patio avec jets d'eau, pergola et tout le toutim. L'été fini, le verdict tombe : le cadre est certes classieux mais désuet parce que désert et sans vie. Le restaurant bénéficiant de cet aménagement ne semble pas avoir pris la mesure des investissements consentis en installant que très peu de tables. On n'est pas habitué à pareil chic, il faudra sans doute attendre l'année prochaine pour que ce jardin se débride totalement.

21 décembre 2006

Histoire de chiotte

Pauvre Beffroi... Déjà ébranlé par les travaux du parking souterrain de la place Métezau, éprouvé par la découverte d'armes de guerre dans son placard à balai, le voilà douché à sa base par de vils individus aux vessies sans retenues. L'acte aussi naturel qu'il soit, est répréhensible en cela qu'il corrode ses vieilles pierres, qu'il affecte l'hygiène de la ville et qu'il diffame le socle de notre patrimoine local.

Alerté sur ce problème sociétal et de salubrité publique, Gérard Hamel - légèrement indisposé ? - au sortir d'une réunion Proximum début décembre, s'était inquiété de l'absence de lieux d'aisance près du Beffroi. Même pas un arbre ou un recoin à l'horizon, le no chiottes' land. L'homme qui mène rondement ses affaires avait chargé son adjointe Thérèse Denier-Dubos d'une urgente commission : régler au plus vite le dossier des vespasiennes, lui lançant au passage un pressant "Thérèse, je veux que dès lundi les toilettes soient ouvertes". 

Malheureusement l'information transite assez mal à la mairie de Dreux et les services techniques laissent pisser le mérinos, prétextant la compexité et la longueur des travaux à mettre en oeuvre. L'affaire trainasse, la presse locale se gausse et l'homme de la rue se retient. Pourtant ça urge, deux semaines plus tard et les gogues ont l'air aussi vivantes qu'un étron sur la chaussée. Du côté de l'Hôtel de ville, ça râle en haut et on ricane en bas. Le premier magistrat prend alors les choses en main et sonne le tocsin. Cahin-caha, les agents municipaux prennent pelles et pioches et partent en mission sanitaire. Après quelques aménagements et deux ou trois raccords, ils parviennent à donner un rôle d'utilité publique à cet ancien espace privé, sorte de local à poubelles désaffecté. Soulagé d'en conclure, l'un des agents aurait formulé en guise d'épilogue "Ben voilà, c'était pas la peine d'en chier une pendule".

 

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