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07 décembre 2007

Les deux vilains canards

63a9c8fc62e51989ecafb4bac259c64b.jpgScoop : les "bobos" ont mauvaise presse à l'Odyssée. Question de goût? D'économie budgétaire ? D'opinion politique? En tous cas, depuis plusieurs mois, deux journaux emblématiques de la pensée gauchiste ont tout bonnement disparu des tablettes de la médiathèque drouaise. Exit Libération et le Nouvel Observateur. Sur le sujet, manifestement sensible, les bibliothécaires oscillent entre incrédulité et laconisme. Certains évoquent un simple oubli de renouvellement d'abonnement. Une autre reconnaît que Libération était trop cher. Fin des explications.

Bon, on dira aux grincheux de mon espèce d'aller se faire voir à Montreuil, qu'il existe d'autres quotidiens d'informations sur les présentoirs, qu'on les trouve aussi en vente chez plusieurs commerçants du coin. Soit. Mais on peut toujours se demander, à travers la collection de périodiques proposée, si le principe de pluralisme est respecté. Si les acquisitions sont établies en fonction des sensibilités politiques et culturelles de l'agglomération. Là, je m'interroge. Comment expliquer, par exemple, la forte représentation de magazines de santé, de décoration ou d'informatique (6 titres pour chaque catégorie). Une telle diversité ne pourrait-elle pas s'appliquer aux newsmags (3 titres)?

Mais revenons-en à nos deux vilains petits canards. Qu'ils déplaisent à certains, qu'ils ne soient plus lus (j'invite toutefois les sceptiques à consulter les chiffres de l'OJD où l'Obs figure en 2e position des news-magazines les plus diffusés en France; Libé occupant pour sa part, le 6e rang des quotidiens nationaux), qu'on ne soit pas en phase avec leur politique éditoriale, chacun est en droit d'en débattre. Mais il importe, pour le bon équilibre des courants de pensées représentés, qu'ils soient disponibles dans un lieu de lecture publique. Aussi parisianistes dans leur expression puissent-ils être.

En attendant un hypothétique retour sur les tablettes de ces deux piliers de l'information, nous avons toujours la possibilité de feuilleter De fil en aiguille et Karaté Bushido. A défaut de pluralisme, l'éclectisme, lui, demeure.