10.12.2009

Durocasserie 2009

La trêve terminée, place aux festivités! "Il était temps!" lâche-t-on en coulisse... Eloigné des terrains blogosphériques depuis quelques mois, je réapparais exceptionnellement pour vous présenter les candidats à l'élection de la Durocasserie 2009. La Durocasserie, pour rappel, est ce petit clin d'oeil adressé aux plus belles perles de la vie drouaise.

En vérité et pour tout vous dire, je n'ai pas été un observateur assidu de l'actualité locale des derniers mois. Certains faits insolites m'auront sans doute échappé. Par conséquent, je vous laisse le soin de réparer cette légère défaillance en zone "commentaires".

Pour cette troisième édition, j'ai quand même sélectionné quatre interventions rigolotes, pas toujours inspirée mais plutôt sympathiques.

La première concerne Nora Husson qui, en pleine montée de sève printanière, tire à boulet rouge sur l'organisation de la miss Agglo 2009. Extraits : "Les Miss sont l'illustration d'une exploitation de l'être humain, traitées en femme-objet, exhibées en maillot de bain. Cela présente un caractère dégradant et constitue une atteinte à la dignité humaine, cette initiative incite au voyeurisme et il est impensable de faire une telle utilisation du corps humain à des fins commerciales". Cachez ce sein donc.

Il y a aussi Jean-Pierre Larsonneur, jamais en manque de solutions révolutionnaires, qui suggérait à l'occasion des débats sur le projet Coeur d'Agglo de déplacer la gare et d'enterrer la ligne de chemin de fer au niveau du carrefour de la rue Saint-Denis. Hé pourquoi pas? Je n'ai rien contre. Dans le même ordre d'idée on pourrait - par exemple - installer le Beffroi dans les jardins de la Chapelle Royale pour les Naturalies.

Gérard Hamel s'est également trouvé une nouvelle croisade. On se rappelle de ses propositions de couvre-feu pour mineurs. A plusieurs reprises cette année, il s'est prononcé pour sanctionner les propriétaires de poubelles laissées trop longtemps sur la voie publique. Notre bien-aimé maire - on l'aura compris - affectionne les enfants qui rangent leur chambre et surtout qui y restent.

Au chapitre de l'art (et du cochon?), les promeneurs de la rue Saint-Thibault auront peut-être remarqué ce canard géant d'un jaune pétant paisiblement assis au milieu du jardin de la maison du lion. Cette oeuvre d'art, tout d'aluminium forgé, est signée John Totoff. Un artiste qui trouve son inspiration dans son bain.

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Bon vote!

Durocasserie 2009
Elisez la Durocasserie 2009
Nora Husson et la miss Agglo
Jean-Pierre Larsonneur et son train
Gérard Hamel et ses poubelles
John Totoff et son canard


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Règlement

Art.1 : Le vote se déroule du 10 au 31 décembre 2009

Art.2 : Chaque votant ne peut exprimer qu'un seul suffrage

Art.3 : La sélection prend en compte tous les évènements s'étant produits entre le 1er décembre 2008 et le 30 novembre 2009

Art.4 : L'évènement ayant remporté le plus de suffrage à l'issue du concours sera déclaré "Durocasserie de l'année". En cas d'égalité, le prix sera pourfendu et partagé.

Art.5 : "La Durocasserie de l'année" est un titre honorifique sans trophée, ni couronne, ni gains pour le vainqueur. Mais vous pouvez toujours demander à Monsieur le Maire de vous signer un chèque en blanc.

Art.6 : Clochemerle-les-Dreux n'est nullement responsable de la vindicte et de l'opprobre occasionnés pour le vainqueur de la "Durocasserie de l'année".

19.02.2009

Interlude

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11.02.2009

Chaussée aux moines

La rue du gruyère fait encore parler d'elle. A force, et pour reprendre un célèbre feuilleton radiophonique des années 50, on va finir par parler du fromage qui tue.

La scène s'est déroulée hier après-midi sur le coup de 15 heures. Au milieu d'engins de forage, un groupe d'ouvriers travaille aux fondations du chantier de réhabilitation des anciens services techniques de la ville, rue des Caves. Le temps est maussade, la pluie ruisselle sur les casques, le sol prend des allures de champ de boue. Puis, c'est l'incident. Un mur de soubassement adossé à la rue de La Plane s'écroule, provoquant un éboulement de près d'une tonne de terre. Six ouvriers essuient les plâtres. L'un d'eux est touché par l'éboulement.

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Ce nouvel épisode d'un quartier aux sous-sols poreux et calcaires aurait pu connaître une issue plus fatale. Après bien des alertes et quelques menus faits divers, la chaussée s'était dérobée un beau matin de 2006, laissant place à un cratère de six mètres de large sur trois de profondeur et occasionnant de graves lésions sur les habitations riveraines. Les services de voirie avaient alors déchargé plusieurs tonnes de terre et de gravats pour remblayer ce gigantesque trou d'infortune. Un pis-aller pour cette région devenue extrêmement sensible aux effets conjugués des vibrations et du ruissellement des eaux de pluie.

Avec la réouverture de la rue de La Plane aux automobilistes et les travaux de constructions juste à proximité, on ne s'étonnera pas de cette nouvelle avarie. Mais on peut s'interroger sur la prise de conscience des pouvoirs publics vis à vis de la dangerosité du site et la nécéssité de prendre des mesures réellement efficaces pour éviter tout nouvel incident.

09.02.2009

Echos des forums

Surfeurs impénitents du web, vous connaissez sûrement Facebook, ce réseau social branché où chacun aime à exhiber ses nombreuses connaissances et mettre en scène ses humeurs et ses dernières bringues délirantes. Hé bien, la ville de Dreux s'est fendue d'un profil, assez sobre qui comprend déjà 194 fans et qui surtout propose des groupes de discussions. On peut y lire quelques commentaires, autant de messages de sympathie ou d'aversion suscités par notre ville. Extraits en vrac :

"Cette ville craint mais j'y suis né et après y avoir habité des années et y revenant régulièrement j'ai fini par m'y attacher..."

"Je viens de m'installer et trouve la ville plutôt belle..., un peu calme le soir peut-être, et j'aimerais ouvrir en centre un café sympa, pour toutes les générations..."

"Dreux la ville où on passe une vingtaine d'année en moyenne quand on y grandit et qu'on a aucune peine à quitter, mais pourtant cette ville nous attire comme un aimant, on se surprend toujours à vouloir y refaire une brève escale. Et une fois à Dreux on se demande toujours ce qu'on fout là ..."

images.jpgSi vous êtes inscrits, je vous laisse le soin de consulter la page. Sinon, laissez-moi vous dire qu'une tendance s'impose : beaucoup de drouais ou d'ex-drouais restent attachés à leur ville mais considèrent avec beaucoup de réalisme voire d'amertume qu'il n'y a rien n'a y faire. Bref, le refrain classique du "j'm'ennuie, j'sais pas quoi faire". Passons.

D'autres groupes de discussions nous permettent de pénétrer dans l'univers intime des potaches. Ainsi apprend-on que les cuillers fournies au self du Lycée Rotrou ne sont pas adaptée à la taille des yaourts ("Tu sais que tu es à Rotrou ou que tu y as été quand..."). Ou que le séant d'un prof de physique est l'objet de fantasmes debridées d'ancienne collégiennes ("Pour celles qui mataient le cul de Mr P. en cours de Physique à Camus").

Dans la catégorie des railleurs aigre-doux je vous recommande "Vous aussi vous avez survecu à Dreux", "Les gens qui pensent que Dreux c'est nul mais on ne peut pas s'en passer" ou pour les adeptes de sensations fortes, "Vous avez vu des trucs de fous à Dreux", où l'on se rend compte que le sensationnel se résume pour certains à des courses-poursuites en voiture ou des agressions physiques.

Il y a également ce test - un peu daté maintenant - que j'avais mis en ligne pour évaluer votre intégration à la vie locale.

Enfin, si les sujets de conversation ne vous intéresse guère, vous pouvez toujours vous inscrire histoire d'y retrouver vos connaissances ou bien me solliciter pour que je devienne votre ami et me faire partager vos expériences!

05.02.2009

Les fauves sont lâchés

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Il n'en fallait pas tant pour leur donner de l'appetit aux jeunes loups de la section locale de l'UMP. Un petit rassemblement officialisant leur groupement et les voila déjà en ordre de bataille, affamés par la succession de Gérard Hamel qui, en annonçant son retrait de la vie politique , a maladroitement ouvert la boîte de Pandore. Ou est passé son conseiller spécial, son expert en stratégie de communication? Coincé par la neige peut-être... Enfin Gégé sait se reprendre et a tout de suite ouvert les vannes de l'information en précisant que ces petites réunions Tupperware entre jeunes UMPites avaient pour simple effet de peser sur le débat public quand  Miled Zrida et ceux de l'opposition organisent régulièrement des points presse pour dire tout le bien qu'ils pensent de la gouvernance municipale. Cette mission de contre-attaque ou de pare-feu, échoit au sémillant directeur de cabinet du Maire, Pierre-Frédéric Billet, qui de son strapontin se verrait bien à l'orchestre. D'ici là, il a encore le temps de se faire connaître, et autrement que par des supplications auprès de Mme Hamel pour convaincre son mari de rester en politique.

Un autre qui peut remercier le Maire de Dreux, c'est Olivier Marleix, explicitement désigné pour tenter de lui succéder au poste de député. Mais connaissant le plan de carrière du conseiller technique à la présidence de la République, est-ce réellement une surprise? Du côté de la droite drouaise, on commence à ruer dans les brancards. Certains voient en effet d'un drôle d'oeil l'arrivée d'un hyper-ambitieux, élu à Anet pour mieux viser la présidence du Conseil Général. Baby Marleix est un sprinteur, toujours à fond, les deux pieds sur l'accélérateur. Le genre portable collé à l'oreille. Un peu comme s'il prenait la mesure de son boss à l'Elysée, lieu où l'on a plus de chance de le trouver qu'en mairie d'Anet. Là-bas d'ailleurs, ils en pensent quoi ?

Ben, la lune de miel tourne un peu à la déception. On sent un type pressé, qui passe en coup de vent, qui ne prend pas le soin d'écouter, de consulter. De toute façon, ses adjoints le font pour lui alors autant se cantonner à un rôle de représentation quand on a un agenda overbooké. Enfin, si un zébulon, aussi brillant et vivace soit-il, déboule fièrement dans la basse-cour drouaise, même adoubé par  Gérard Hamel, il risque tout de même de se faire voler dans les plumes.

02.02.2009

Titres en extension

Actu oblige, parlons un peu handball, terreau fertile de l'activité sportive drouaise qui n'a pas attendu les exploits de l'équipe de France pour faire pousser quelques grands champions. Rappelez-vous : Josiane Gabas, Christelle Marchand, Jean-Jacques Bouity et les autres...

C'est justement par le hand que Dreux s'est fait connaitre du monde sportif hexagonal. Il y a quelques décennies, vers la fin des années 60, une bande de potes monte une section au sein du DAC. Gilbert Guihard, jusqu'alors président du club de natation, prend rapidement les affaires en main et jette les bases d'une organisation axée sur la détection et la formation. Entraineur et pédagogue hors pair, il dirige les premiers exploits des filles qui se hissent en Nationale 1 et se qualiifient à deux reprises pour la finale de la coupe de France. Les hommes de leur côté occupent un rang honorable en championnat régional avant d'entamer une progression fulgurante qui les voient passer de la Nationale 3 en 1982 à la N1B en 1985. A leur tête, Michel Barbot, ancien joueur au caractère trempé, épate par ses méthodes d'entrainement et son sens tactique durant les matches.

De leur côté, les équipes de jeunes accumulent les succès, bref, si la réussite sportive du DAC éclate au grand jour, elle la doit en partie à son encadrement, à l'esprit d'un groupe attaché aux valeurs collectives du handball. Nous sommes dans les années 80, la salle des sports affiche complet les soirs de match, 800 personnes gueulent à tue-tête le "DAC, le DAC, tra-la-la-lalère-re". Dans un contexte national marginalisé et sans réel impact médiatique, il existe une exception drouaise.

Hand DAC Minimes - 1983.JPGLe DAC est aujourd'hui un peu tombé dans l'oubli. Les résultats sont en dents de scie, le public se fait moins nombreux. Si Gilbert Guihard a pris une retraite méritée du côté de Montpellier, Michel Barbot, qui fut l'une des chevilles ouvrières de cette ascension au sein de l'élite, fait désormais partie du staff technique de l'équipe de France, victorieuse hier de la Croatie (24-19). De campagnes en épopées, il prend part aux plus belles heures du handball français avec ses titres de champions du monde, d'Europe et Olympique. Vu de l'intérieur, ça a encore plus de gueule.

Manager de l'équipe de France, revenu un moment  épauler le COVernouillet, il se fait plus rare sur ses anciennes terres, occupé à ses fonctions fédérales. Mais quelque part, on ne peut pas s'empêcher d'établir ce petit lien qui nous unit, nous drouais amateurs de hand, au succès des "Experts" par la simple entremise de Michel Barbot.

28.01.2009

Vous reprendrez bien un peu de Pernaut?

La France des régions, le terroir qui sent bon l'humus et le pain brioché... J'ai trouvé sur le net grâce à ma bonne amie Ellie, une autre vision de nos provinces, un peu moins lénifiante que les news de 13 heures sur TF1.

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La France vue de Dreux par Jack...

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Des commentaires?

26.01.2009

Du bruit dans Landerneau

Marcel Taupin qui revenait d'une cure thermale pour soigner ses rumathismes croisa ce bon matin son ami et voisin André Sanfrapé devant l'étal à légumes de messieurs Barbot père et fils.

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- Tiens! Bonjour Monsieur Sanfrapé, quel bonheur de se rencontrer ainsi depuis plus d'un mois que nous ne nous sommes vus!

- Bonjour Monsieur Taupin. C'est vrai que je ne vous ai point revu depuis les fêtes. La dernière fois que nous avons bavardé ensemble, c'était avant Noël.. Hé bien, à propos, il a été généreux avec vous le Père Noël?

- Pensez donc, il m'a apporté de jolis après-skis. J'aurais bien aimé avoir un moulin à café électrique, mais ça viendra un jour, peut-être bientôt...

- Tant mieux pour vous cher Monsieur Taupin, que tous vos désirs soient ainsi exaucés, moi c'est différent. J'en ai marre de ces fêtes, y'en a que pour la marmaille et la grande goule. Les gens, ben y pensent qu'à bouffer et à acheter des téléphones portables.

- Je comprends bien, toutes les semaines maintenant, je reçois de la publicité pour acheter du poulet à 2 euros le kilo ou quatre serviettes de bain pour le prix de trois. J'en ai ras la casquette!

- Et vous avez vu ce ramdam qu'ils nous ont fait avec leurs panneaux publicitaires!

- Ah non !?

- Ben oui, figurez-vous que la Mairie a décidé d'interdire ces panneaux qu'on voit sur la 12 pour Leclerc et Cora. C'est pas un mal, vous me direz. Sauf que les commerçants y râlent soit disant parce que ça leur fait du tort. Y sont jamais content ceux là, toujours en train de se plaindre. Et puis quand c'est pas les grandes surfaces, c'est les petits du centre ville qui font pression parce qu'il y a pas un parking au pied de leur magasin.

- Pour ça dès qu'on les chatouille un peu, ils démarrent au quart de tour!

- Pourtant, j'en aurais à redire sur leurs services et leur sens du commerce... Tenez, c'est simple dès que les affaires vont mal, tout de suite on les entend. En décembre, ils s'en sont pris à cette gentille fille de la mairie, Fabienne Romezin, parce qu'elle avait déplacé la patinoire près de l'Arsenal. Elle a pourtant voulu bien faire, je la connais bien, c'est une brave fille. Et puis tenez, il gèle un petit coup, hop on fait grimper les prix des carottes et des endives!

- La bosse du commerce...

- Vous m'en direz tant! Oh vraiment les choses vont bien mal dans ce bas monde. Et au milieu de tout ça notre bon Maire il nous dit qu'il est confiant. J'aimerais bien être aussi optimiste que lui! De toute façon, chaque année, c'est pareil, il est comme tous ces politicards. Il nous tient à distance avec ses jolies phrases pleines d'espoir. Ben, je vais vous dire Monsieur Taupin, l'avenir ici, il est pas brillant.

- Comme ailleurs. Enfin vous savez, les hommes politiques, c'est comme les parents dans l'éducation de leurs enfants : ils sont pas toujours maîtres de la situation et ils font ce qu'ils peuvent. Enfin j'ai vu dans le journal qu'on allait créer plein d'emplois avec Sodexo à la place de la radiotechnique.

- Pensez-vous! Ca n'ouvrira pas avant septembre. D'ici là, on aura quelques fermertures d'entreprises et puis je sais pas s'il y aura beaucoup de gens de Dreux embauchés. Alors y faut vraiment pas se réjouir trop vite. Bon, Monsieur Taupin, je vais vous laisser continuer votre marché. Il faut pas que je tarde car ma femme attend la viande pour la blanquette de veau.

- Vous savez Monsieur Sanfrapé, la blanquette, plus on la réchauffe, meilleure elle est. Allez, bonne journée.

16.01.2009

Les partisans du chant

C'était la fin des années 80, nous étions quatre étudiants dans une Alfa emboucanée par les remugles de tabac, à partir chaque lundi pour Orléans. Il y avait Nicolas, Xavier, moi et puis Ronan, notre chauffeur qui en plus d'animer les débats, d'enchaîner clope sur clope, nous servait une musique assez désarçonnante pour la jeune marmaille que nous étions, à base de Frères Jacques et d'Abba. Et puis un beau jour, coup de tonnerre dans l'Alfa, Ronan nous passe une cassette des Troubadours Modernes, groupe folklorique drouais au sein duquel il faisait vibrer sa grosse voix de basse. (Surprenant de découvrir qu'un bon copain s'intéresse davantage aux reprises choraliennes de Marie Laforêt -"Ivan, Boris et moi" - qu'au heavy metal!).

J'appris ainsi que ce collectif que l'on qualifierait aujourd'hui d'altermondialiste, né en 1969, avait fait des tournées en France mais aussi dans de nombreux pays d'Europe et que son répertoire comprenait des chants romantico-révolutionnaires et de marins, rapport sans doute aux origines bretonnes des membres fondateurs.

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Derrière le groupe, on reconnaissait une bonne partie de l'équipe du Cercle Laïque, avec Gilbert Stenfort à la manoeuvre. Il parait aussi que les spectacles n'avaient rien d'un concert ordinaire mais tout du happening avec effets scéniques empruntés au théâtre et au mime.
Même s'ils se font plus rares, les Troubadours, comme les Stones, reprennent de temps en temps le chemin de la scène. On pourra les (re)découvrir demain soir, à l'Odyssée où ils chanteront l'amour à partir de 20h30.

13.01.2009

Terre Bazille

Etudiant, Jean-Pierre Bazille a reçu un éclat dans l'oeil qui lui a pincé le coeur. Un choc pictural abstrait, qui le guide naturellement vers la peinture.

Etabli architecte, rue du Bois-Sabot, il plie alors son chevalet, range ses pinceaux et dessine pendant quarante ans sa vision de l'urbanisme.

Retraité, il peint à nouveau, à "la recherche d'une expression libre et spontanée, proche de l'action painting et de l'abstraction lyrique". Ses oeuvres sont aujourd'hui exposées à l'Odyssée, sous le titre "de sons et de couleurs" où...

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...l'artiste se dévoile, fidèle à son impulsion, à l'affût du bon tempo. Le rythme, saccadé, croise le fer avec un style spontané et provocateur. Nous pénétrons ici dans un univers irrationnel, parangon poétique au-delà des mots.

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L'expo dure jusqu'au 27 février et c'est gratuit.

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