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28 avril 2008

Mauvaises ondes

1813543251.jpgSans mauvais jeu de mots, ça barde sur RTV. La vénérable radio drouaise, qui a discrètement fêté ses 25 ans l'année dernière, passe un cap difficile depuis la nomination de son nouveau président. Perte de crédit, dissensions sur les programmes, manque de concertation entre la direction et le personnel... Résultat, les quatre salariés de l'équipe ont sonné le tocsin la semaine dernière en faisant grève. 

Il y a quelques mois déjà, la disparition des tablettes de l'animateur fétiche des émissions d'accordéon avait provoqué un psychodrame. Aujourd'hui, le malaise porte sur  le management d'Eric Steiner, propulsé à la tête de la Radio des Trois Vallées en automne dernier, comme un cheveu sur la soupe. Nomination surprenante pour cet ancien ingénieur en informatique reconverti dans l'information locale sur internet

L'image et le style, au coeur du problème? A vrai dire, RTV, depuis sa création en 1982, a conservé un aspect "artisanal", un ton assez éloigné des standards actuels, une technique parfois approximative. Mais c'est aussi ce qui fait son originlité et son charme.  Au début des années 80, parmi les quatre radios locales existantes, RTV se démarquait pourtant par son organisation structurée, ses plages de débats, l'éclectisme de ses émissions musicales.... C'était de la radio ambitieuse. Mais la station drouaise ne s'est pas donnée les moyens d'évoluer sur le plan artistique. On peut louer les efforts de l'équipe, reconnaître la qualité de son travail, RTV accuse malgré tout un sérieux déficit d'image. L'illustration en est même flagrante avec son site internet qui a les honneurs et les railleries d'un portail dédié aux sites les plus kitschs du web.

Alors, quid du dilemme entre Eric Steiner et son équipe? Une querelle entre deux conceptions de la radio associative? Un problème d'égo? La réponse peut-être à l'antenne, sur 95.7.

 

 

 

07 avril 2008

Radioscopie

1292571409.jpgLes sociologues adorent se pencher au chevet de Dreux. Dreux, la tubarde, qui n'en finit pas d'expectorer ses maux. Dreux, petit rat de laboratoire testé pour la cause nationale. On se souvient du fracassant "Dreux, voyage au coeur du malaise français" de Michèle Tribalat, ouvrage issu d'une enquête préalablement commanditéé  par Gérard Hamel et qui avait le mérite de faire sortir le pus de la plaie. Plus récemment, en 2006, un groupe d'étudiants de l'Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales (EHESS) s'est penché sur plusieurs problématiques relatives au phénomène drouais.

J'ai pour ma part été attentif à deux rapports. Le premier sur l'étude des marchés (ceux où l'on achète fruits, légumes, poulets...) de Dreux où les auteurs signalent que "les frontières sociales et symboliques de la ville se retrouvent dans l'espace des marchés". Le commerçant devient un "acteur social" et le marché couvert un enjeu de "stratification sociale", un "lieu socialement valorisé" en regard des étals de la place Verdun et de la Cité Le Moulec.

L'autre beaucoup plus pertinent concerne Proximum, trait d'union conceptualisé entre drouais et pouvoir local. La notion de proximité implique selon nos chercheurs, "une volonté de circonscrire un espace, de maîtriser un espace en le redéfinissant". Le coeur du dispositif touche à des "problèmes locaux, à un traitement individualisé des revendications et des plaintes. Ce sont des problèmes individuels qui annulent les positionnements collectifs". L'étude démontre également que les adjoints Proximum doivent faire "local", "proche", même s'ils ne sont pas tous issus du quartier qu'ils administrent, avant de conclure interrogatif : de quel type de proximité s'agit-il? La notion d'habitant de proximité a-t-elle un sens?

Les copies sont à glisser juste en dessous dans la rubrique commentaires.

24 mars 2008

Allez les verres!

463332263.jpgPlace Metezeau, le Rothen coule des jours paisible à l'ombre du Beffroi. Bar de style art-déco revisité - cosy mais sans grand charme - l'enseigne intrigue. Le "Ro" quoi? Rothen... le mot n'est pas dans le dictionnaire. Il y a "civette" mais pas de "Rothen". Même dans les noms propres. Alors, c'est quoi un Rothen?

T'as qu'à lire l'équipe! Vl'a ce qu'on m'a dit l'aut' matin au Balto. Ben oui, Rothen, Jérôme Rothen, attaquant du PSG, 9 sélections en équipe de France, un pied gauche délicat et un droit assez porté sur l'accélérateur (flashé à 241 km!!). Bref, l'endroit fréquenté par les élites drouaises à l'époque de l'Auberge Normande, porte aujourd'hui le nom d'un footballeur. 

La raison? Simple, mon cher Albert. L'acquéreur des murs, un fondu de foot, a trouvé original de baptiser son bistrot du nom de son idole. Hélas pour le limonadier inspiré, l'affaire a vite périclité. Faute de résultats, le Rothen s'est retrouvé au bout de quelques mois sur le marché des transferts, à vendre.  Un courageux a repris les choses en main mais n'a pas osé touché à l'enseigne. Depuis, les comptes sonts ronds et les ballons ne se shootent plus mais se boivent. A la tienne, Rothen.

20 mars 2008

Rachida et sa cabane au Canada

Le monde est petit. Mon cher Marcel Taupin me le rappelait fort justement alors que nous déambulions dans les travées du salon du livre. Pensez-donc... je m'étais égaré quelque part du côté des littératures du monde, plus précisément chez les canadiens. Crisse! Un bouquin attire mon attention. Pourquoi celui-ci plus qu'un autre? Mystère et boules d'opium.

Peut-être le nom, M'faddel, qui m'est familier. Machinalement, je lis la quatrième de couverture et j'apprends que l'auteur a grandi à Dreux et a collaboré en tant que pigiste à la République du Centre. La suite de sa vie, c'est en fait l'histoire du livre :

1080363384.JPG"Anéantie par la vague de xénophobie qui envahit la France, une jeune fille d'origine maghrébine, née en France de parents immigrés, accepte d'abandonner ses études pour épouser au pays, un inconnu choisi par ses parents. Elle pense trouver dans ce retour, une panacée à sa quête identitaire [...] Elle rencontrera des difficultés à s'intégrer dans son pays d'origine et souffrira du rejet et de l'incompréhension...".

 

Rachida M'Faddel-Boutayeb vit depuis 2000 au Canada avec son mari et ses trois enfants. "Le destin d'Assia" est édité chez les québécois d'Editions Nouvelles. C'est tiguidou!

17 mars 2008

Champagne et cacahuètes

A peine élu, vous pensez bien que Gégé et ses ouailles ont fait péter les bouteilles et la sono à la permanence de la place Métézeau. Je n'y étais pas - pas convié et bien trop affairé à regarder les Experts - mais en passant ce soir devant le local, je me suis imaginé leur bamboche, à partir de quelques preuves:

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21h30. Après un discours convenu de remerciements, Gégé Ier et sa cour se rendent à la permanence de "Tous fiers d'être drouais". Sur place, ils sont accueillis sous un tonnerre d'applaudissements par les fidèles bénévoles qui ont dressé les buffets et tendu les calicots à la gloire du souverain. Les premiers bouchons sautent dans un barnum de conversations, sonneries de téléphone, gloussements stridents et rires grassouillets. Jacques Lemare, tout auréolé de sa courte victoire aux cantonales, débarque à son tour, mais sans provoquer la moindre effervescence. Gégé, plein de bonhommie, lui offre une coupe, trinque avec Tayeb Touazi à la défaite de Michel Lethuillier. Le sound system crache "I will survive", l'hymne des vainqueurs. Josette Philippe mime à la perfection la chorégraphie de YMCA. Dans la frénésie de la soirée, Pascal Rossion, alliant le geste à la parole pour expliquer la technique du petit pont à Stéphane Le Barbey, se prend les pieds dans le tapis et renverse le bol de pistaches que lui tendait Catherine Rault.

Depuis, les affiches du candidat Hamel ont été retirées. Les sièges et les tables, rangées. Par contre, le ménage n'a pas été fait et on a oublié de passer l'aspirateur. Ca fait désordre tout de même.