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07 avril 2008

Radioscopie

1292571409.jpgLes sociologues adorent se pencher au chevet de Dreux. Dreux, la tubarde, qui n'en finit pas d'expectorer ses maux. Dreux, petit rat de laboratoire testé pour la cause nationale. On se souvient du fracassant "Dreux, voyage au coeur du malaise français" de Michèle Tribalat, ouvrage issu d'une enquête préalablement commanditéé  par Gérard Hamel et qui avait le mérite de faire sortir le pus de la plaie. Plus récemment, en 2006, un groupe d'étudiants de l'Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales (EHESS) s'est penché sur plusieurs problématiques relatives au phénomène drouais.

J'ai pour ma part été attentif à deux rapports. Le premier sur l'étude des marchés (ceux où l'on achète fruits, légumes, poulets...) de Dreux où les auteurs signalent que "les frontières sociales et symboliques de la ville se retrouvent dans l'espace des marchés". Le commerçant devient un "acteur social" et le marché couvert un enjeu de "stratification sociale", un "lieu socialement valorisé" en regard des étals de la place Verdun et de la Cité Le Moulec.

L'autre beaucoup plus pertinent concerne Proximum, trait d'union conceptualisé entre drouais et pouvoir local. La notion de proximité implique selon nos chercheurs, "une volonté de circonscrire un espace, de maîtriser un espace en le redéfinissant". Le coeur du dispositif touche à des "problèmes locaux, à un traitement individualisé des revendications et des plaintes. Ce sont des problèmes individuels qui annulent les positionnements collectifs". L'étude démontre également que les adjoints Proximum doivent faire "local", "proche", même s'ils ne sont pas tous issus du quartier qu'ils administrent, avant de conclure interrogatif : de quel type de proximité s'agit-il? La notion d'habitant de proximité a-t-elle un sens?

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