19.06.2008

Who's who drouais

Hé les copains, j'ai besoin de votre aide. Avec mon ami Marcel, on se demandait quelles étaient les personnalités locales. Vous savez, celles que l'on croise régulièrement dans la rue, dont on parle aux réunions du Rotary-Club, qui sont des figures pour ne pas dire des gueules du coin. J'avoue que sur le coup, j'ai un peu séché. Mais je ne me suis pas démonté, j'ai saisi un numéro de l'Action républicaine et après un bref tour d'horizon, j'avais déjà quelques noms à faire valoir. Hé oui, il y a des visages qui reviennent régulièrement dans la presse. A croire qu'ils sont de mèche avec les journalistes. Les Gérard Hamel, Jacques Lemare, Tayeb Touazi, Alain Fillon, Valentino Gambuto... Toujours présents au moment où le photographe sort son petit oiseau. Vous me direz que l'Action républicaine a toujours eu d'excellentes relations avec les politicards. Quoi de plus normal pour un journal fondé par Maurice Viollette (qui fut - est-il besoin de le rappeler - député et maire de Dreux) et qui a également servi les ambitions d'Henri Morny, à la fois directeur du bi-hebdomadaire et conseiller municipal dans les années 60. Françoise Gaspard, qui, parait-il, a appris à lire l'Action sur les genoux de Maurice Viollette, y était photographiée sous tous les angles, tout comme Gérard Hamel, toujours présenté sous son meilleur profil à chacune de ses sorties.

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Bon, j'en reviens à mes moutons ou plutôt à nos personnalités locales. Voilà, donc, j'ai dressé une liste des drouais qui me paraissent les plus en vue. J'y ai exclu tous les élus. Sinon, on aurait que du Gégé et toute sa clique. J'en ai certainement oublié beaucoup mais et je compte sur vous pour la compléter.

Fatima Karboubi, présidente de l'association "Femmes plus"

Jean Meghrate, commerçant, propriétaire de deux boutiques de prêt-à-porter

Jean-Pierre Dubreuil (J'aurai pu également citer Gilbert Stenfort, son compagnon du Cercle Laïque)

Yann Lem, musicien

Philippe Chanoine, concessionnaire automobile, vice-president de la CCI 

Richard Woods, responsable de Philips EGP 

Roland Rivière, entraineur de lutte

Mounir Chakkar, président d'ICSAD (Initiatives Culturelles Sportives Avenir Drouais)

Sylvie Kimpflin, medecin généraliste, photographe auteur de nombreuses expositions 

Eric Lenud, prof d'histoire, spécialiste d'histoire locale

Jacques-Philippe Laurent, professeur de batterie, membre du groupe Take it up 

Axelle Champagne, directrice du pôle Développement Economique de la CadD 

Abdoulaye M'baye, champion de Muay Thaï (boxe Thaï)

Patrice Colas, entraineur du FC Drouais

Marcel Taupin, philosophe drouais

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31.03.2008

Lettre ouverte à un ex

 

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Cher Monsieur Larsonneur,

Je n'ai jamais eu l'honneur de vous serrer la pogne, ni même de vous croiser dans la rue. Mais comme vous, j'ai le goût des beaux pulls. Pas besoin d'être modiste pour constater que vous êtes un homme de style. Je vous imagine d'ailleurs très bien avec d'élégants mocassins à glands couleur bordeaux. J'en avais également une très jolie paire à la fin des années 80 que j'avais acheté au magasin Eram de la Grande rue pour la modique somme de 149 francs - prix maximum. Enfin je m'égare sur ces détails vestimentaires alors que je viens par la présente saluer votre action politique.

En lisant l'Action républicaine, j'ai appris avec consternation votre départ de la Mairie où vous étiez élu depuis 25 ans. Enfin départ, je vois surtout qu'on vous a mis à la porte, comme un malpropre. Vous avez donc raison de vous défendre.

"Hamel voulait me virer depuis un an. Ce que je lui reproche, c'est de n'avoir pas eu le courage de me le dire. je pense même avoir été victime de coups montés, comme une agression organisée où un habitant du quartier Kennedy était venu jusqu'ici me frapper, sans doute une action télécommandée...J'ai l'impresion que le maire n'est pas toujours bien entouré et qu'il n'est pas toujours bien conseillé... Gérard Hamel ne veut pas d'un véritable premier adjoint. Il veut être le seul patron à bord de la mairie"

Je racontais à mon ami La Fourne que vous avez dû en voir des vertes et des pas mûres durant tous vos mandats. Tout d'abord aux affaires scolaires sous Jean Hieaux, à l'action sociale avec Gérard Hamel et en tant qu'adjoint Proximum aux Rochelles. Vous dites même que vous étiez considéré comme la "tête de turc". Moi, je vous trouve plutôt un type normand, agricole. On vous a beaucoup reproché l'alliance avec le FN aux muncipales de 83, mais j'imagine que comme les autres, vous ne saviez pas qui se cachait derrière Jean-Pierre Stirbois, le modeste imprimeur. Et puis vous manquiez d'expérience.

Un peu comme ces petits jeunes aux dents longues qui débarquent. A leur place, je m'inspirerais de votre poigne et de votre parcours. Ingénieur en construction mécanique, enseignant au lycée professionnel de Granville, président de la PEEP Lagarde et un premier poste d'adjoint au maire à 37 ans.

"Pendant toutes ces années, j'ai organisé les services à la mairie. Je ne sais pas si les nouveaux adjoints vont pouvoir en faire autant. Et j'attends pour certains qu'ils démontrent qu'ils ont de la volonté de "vraiment" travailler... le courant ne passait pas avec Tayeb Touazi"

Vous partez aux Canaries avec votre épouse : vous l'avez bien mérité. Vous verrez, le club est très bien. Le buffet bien garni, les activités aux petits oignons et les animations à vous déboiter la mâchoire. Vous oublierez vite vos déboires!!!

Je vous laisse en vous souhaitant une bonne retraite loin des affaires municipales.

Marcel Taupin 

20.03.2008

Rachida et sa cabane au Canada

Le monde est petit. Mon cher Marcel Taupin me le rappelait fort justement alors que nous déambulions dans les travées du salon du livre. Pensez-donc... je m'étais égaré quelque part du côté des littératures du monde, plus précisément chez les canadiens. Crisse! Un bouquin attire mon attention. Pourquoi celui-ci plus qu'un autre? Mystère et boules d'opium.

Peut-être le nom, M'faddel, qui m'est familier. Machinalement, je lis la quatrième de couverture et j'apprends que l'auteur a grandi à Dreux et a collaboré en tant que pigiste à la République du Centre. La suite de sa vie, c'est en fait l'histoire du livre :

1080363384.JPG"Anéantie par la vague de xénophobie qui envahit la France, une jeune fille d'origine maghrébine, née en France de parents immigrés, accepte d'abandonner ses études pour épouser au pays, un inconnu choisi par ses parents. Elle pense trouver dans ce retour, une panacée à sa quête identitaire [...] Elle rencontrera des difficultés à s'intégrer dans son pays d'origine et souffrira du rejet et de l'incompréhension...".

 

Rachida M'Faddel-Boutayeb vit depuis 2000 au Canada avec son mari et ses trois enfants. "Le destin d'Assia" est édité chez les québécois d'Editions Nouvelles. C'est tiguidou!

26.02.2008

Pour la postérité

Pierlouim m'a signalé pendant mon congé, la parution d'un cliché de notre distingué Maire en compagnie de Pascal Bataille et Laurent Fontaine, dans l'Action Républicaine. J'ai remis la main sur cet objet de convoitise.

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Cherchez la groupie. Reste à savoir si cette rencontre immortalisée rejoindra l'autel des photos sacrées de Gégé - je pense en particulier à celle où il figure aux côtés de Martial Taugourdeau et Jacques Chirac. 

23.02.2008

Maratouristes de l'extrême

07561e6ef63eb05d520f49a4d211b0fe.jpgEn voilà de drôles d'asticots. Filiformes, efflanqués, opérant en toute saison, sur n'importe quel terrain. Des costauds, pas franchement gaillards, à la mine souvient émaciée mais aux branchies sacrément saines.

Et ils courent. Sans cesse, par monts et par vaux, généralement en groupe, de nuit comme de jour. Ils ne s'arrêtent quasiment jamais, ça en devient même fatigant. Leurs exploits ont fait le tour du canton et passent en boucle dans la presse locale. Comme une version drouaise des aventures de Martine. On peut ainsi lire : "les maratouristes et le pic du midi", "les maratouristes au clair de lune", "les maratouristes et la mer de glace", "Mon curé ches les maratouristes"...

Poids moyen : 50 kg mais des jambes de feu. Fortiches dans l'effort,  jamais à bout de souffle, prêts à grimper les pentes les plus ardues, à fouler les chemins non balisés en nocturne avec lampe frontale et boussole... Des ultras du jogging, durs au mal. Loin de la trottinette dominicale sur plat goudronné avec Ipod sur les oreilles. Bref, ne soyez pas surpris de les croiser un beau jour en forêt de Dreux ou du côté d'Ecluzelles à une heure avancée de la nuit. Ils prennent juste leur pied.

 

21.01.2008

Vieira, l'Arlésienne

1ab5bd6b5e43a62a3f3731f1938db1aa.jpgAu fait, quelqu'un aurait-il des nouvelles de notre patoune local? Je ne parle pas du joueur, toujours en exercice à l'inter de Milan et en équipe de France. Non. Je veux évoquer ici le président d'honneur du FC Drouais, club qui l'a formé et qui a bénéficié d'une petite renommée médiatique lorsque les biographes du footballeur se sont penchés sur sa tendre jeunesse passée aux Bâtes.

Chez nous, à Dreux, on en cause pas mal. Il est devenu une sorte d'icône mais aussi une manne providentielle capable par le jeu des transferts de régler indirectement quelques ardoises et d'adoucir tant bien que mal les soucis de trésorerie du club de foot. Seulement, Pat se fait désormais très rare dans la région. Faut dire que Milan c'est pas tout près. Et puis selon Grégory Schneider, grand spécialiste du football Moldave à Libération,  c'est "un gars pantouflard qui se méfie d'instinct de tout ce qui pourrait parasiter le boulot et le reste". Y aurait-il des mauvaises ondes par chez nous pour empêcher la star d'attérir plus souvent?

On se souvient d'un temps, déjà lointain, où le jeune joueur, tout juste auréolé d'un titre de champion du monde, recevait un accueil en grande pompe à l'hotel de ville, accompagné de titres de reconnaissance locale, d'une tournée en forme d'hommage dans son club formateur. Les jours heureux où Dreux tenait enfin sa figure de proue people.

Les décideurs locaux et le staff du FCD l'imaginaient déjà mettre à profit sa notoriété, ses relations, son expérience au service de son club formateur. Dans l'esprit, et c'est un peu la mission morale d'un président d'honneur, ce titre honorifique peut se résumer en quelques apparitions au stade, un coup d'envoi d'un match, une visite des équipes de jeunes. Il permet en outre pour un joueur de classe internationale, d'user de son influence auprès des équipementiers et surtout des sponsors. Cette influence s'avère pour l'instant résiduelle. On sait que le FC Drouais ne possède pas un budget à la hauteur de ses ambitions, que les partenaires ne se bousculent pas au portillon et que la ville injecte des billes pour maintenir l'équilibre budgétaire. Il suffirait juste d'un coup de pouce car sportivement, les résultats, eux, sont là. Tout reste relatif, mais l'équipe sénior occupe le ventre mou de la CFA2, les réserves se comportent plutot bien, les juniors ont reçu St Etienne en coupe Gambardella. Enfin, last but not least, le club s'est vu décerné le label FFF qui récompense la qualité de son école de football.

Le capitaine de l'équipe de France n'est pourtant pas du genre pingre ou dédaigneux. Il a notamment cofinancé le projet Diambars au Sénégal (une académie de foot) avec Bernard Lama et Jean-Marc Adjovi-Bocco et vient d'être nommé citoyen d'honneur de Cannes, son autre club formateur.  Alors Pat, penses-tu encore à Dreux? Ou bien est-ce le FC Drouais qui se repose un peu trop sur toi?

 

 

15.12.2007

Au théâtre ce soir

15aa32f8d372f4e269501780f6b6d758.jpgDans la série "Stars du petit écran résidant à Dreux", intéressons-nous aujourd'hui à la comédienne Muriel Montossey, qui fut au cours des années 80-90, et sous la houlette de l'inénarrable Guy Lux, l'une des figures du divertissement franchouillard et désinhibé. Façon banquet de Ste Barbe ou soirée choucroute de comité des fêtes.

Mais avant d'opérer sous la direction artistique du producteur d'une "Classe" désopilante, la jeune artiste aborde sa carrière par le cinéma. Entre 1976 et 1988, elle navigue - souvent en eaux troubles - entre la gaudriole ("Belles, blondes et bronzées", "Mes réformés se portent bien", "les givrés"...) et les fantasmes fantastico-erotico-mystiques de Jesus Franco (alias Jess Franco, Pablo Villa, Adolf M. Frank...), prolifique réalisateur de films à très petit budget ("Une fille pour les cannibales", "Sale jeu à Casablanca", "Deux espionnes avec un slip à fleurs"...). Contrepoint à sa filmographie, ses apparitions dans quelques films plus "respectables" ("Coup de tête", "Quartet", "Radio corbeau" ) restent toutefois sporadiques. C'est en fait la télévision qui l'extirpe de son relatif anonymat.

A la fin des années 80, l'émission "la Classe", consacre les nouveaux talents du café-théâtre. Chaque soir, au milieu de ses complices Bézu, Blaise et Pompon, elle récite, dans un mélange de sensualité et de candeur, ses fables libertines. Le succès est au rendez-vous ; elle enregistre trois 45 tours, se donne en spectacle au point virgule avec "Show partout", enchaîne les pièces de boulevard et s'offre des partenaires aussi prestigieux que Bernard Menez ou Michel Roux.

La suite s'écrit à Dreux. Pourquoi? Comment? L'appel du grand air sûrement. L'ancienne pensionnaire du cours Florent quitte ses apparats de vamp ingénue pour devenir une drouaise tout ce qu'il y a de plus impliquée dans la vie culturelle locale. Sensiblisant les écoliers au théâtre, puis participant aux dernières fêtes des vendanges. La voilà maintenant auteur et à l'affiche d'un thriller, "Alice rentre au pays", présenté ce soir, au Cercle Laïque. C'est à partir de 20H30 et c'est 12 euros.

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PS : J'ai un doute sur le nom de Muriel. Montossey ou Montossé? Les aficionados sont bien entendu invités à me communiquer la bonne orthographe.

15.08.2007

L'ombre de Gadjo

Je rentre et les nouvelles sont moches. Marcel Bourcier n'est plus. Il faudra faire sans cette silhouette dégingandée qui fut, ces dernières années, omniprésente dans le paysage local. Pas un jour sans la croiser devant la poste, place des fusillés ou au détour d'une rue du centre ville. C'était souvent le premier levé, le cheveu épais, coiffé en arrière, le veston fermé, feu au plancher, le pas alourdi par les Caterpillar. Gadjo - son surnom après un temps passé chez les forains -  était devenu en quelques années, le plus sympathique des marginaux drouais, la gueule du coin la plus reconnue. Les sales gamins qui l'asticotaient doivent aujourd'hui se sentir orphelins. Sa mort n'a pas été douloureuse, juste anonyme sur le coup. Et puis en quelques heures, avec la rumeur, la ville s'est réveillée avec la gueule de bois, réalisant tout juste qu'une de ses mascottes venait de disparaître, sans avoir pu trinquer une dernière fois avec elle.

Une messe en sa mémoire à l'église Saint-Pierre. Plus de 100 personnes - dont certaines personnalités politiques - à son enterrement. Des obsèques prises en charges par la collectivité. Il ne manque plus qu'une statue, à l'endroit où le Marcel posait habituellement son séant en cours de journée, savourant une 8.6 enveloppée dans un sac en plastique. Aujourd'hui, devant le monument aux morts, une ombre plane.

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01.05.2007

En tenue de Gala

medium_S6005083.JPGDreux à l'honneur dans un magazine people. Ca change des baromètres politiques ou des publi-reportages façon Figaro Magazine ou le Point. Bon, ne nous emballons pas non plus. La cité drouaise ne sert que de décorum à l'article de Gala consacré au Duc d'Orléans alias Jean de France, duc de Vendôme et héritier du trône descendant de Hugues Capet, Saint-Louis, Henri IV, Monsieur, frère de Louis XIV... Le format A3 de la carte de visite ne suffit pas. Jean qui prend la pose en tenue de chasseur - tendance gentry - devant la Chapelle Royale pour soigner sa com'. Très chic.

Le prince de France, célibataire de 41 ans, apprécie son pied à terre drouais - Petit rappel pour les non-initiés : la Chapelle Royale est la nécropole de la famille d'Orléans. Libéré de ses affaires ou du protocole, il essaie d'y être "au moins une fois par mois [...] Ici, je suis heureux". Et l'hebdomadaire d'ajouter dans un élan lyrique "Du chemin de ronde et ses murailles médiévales aux vitraux flamboyants dessinés par Ingres, en passant par les jardins à l'anglaise et à la porte d'Henri IV, la beauté des lieux bouleverse ce prince esthète".

Dreux, c'est vraiment la vie de château. Avec ou sans roi.

16.03.2007

La télé flashe encore sur Dreux

medium_4330_250_167.jpgL'image n'est pas banale. Bernard de la Villardière assis sur un banc, à l'écart des chalands, répétant ses notes à haute voix. On pouvait assister à cette scène ce matin sur le coup de 10H, place du marché couvert, juste derrière un étal de fruits et légumes. La présence du présentateur d' "Enquête exclusive" (M6) laisse supposer que Dreux fera l'objet d'un prochain traitement médiatique. Mais sous quel angle? La hausse du cours du poireau? Les aménagements urbains ? Et si on venait une nouvelle fois tâter le pouls d'une ville souvent scrutée de près avant les échéances électorales?

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