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21 janvier 2008

Vieira, l'Arlésienne

1ab5bd6b5e43a62a3f3731f1938db1aa.jpgAu fait, quelqu'un aurait-il des nouvelles de notre patoune local? Je ne parle pas du joueur, toujours en exercice à l'inter de Milan et en équipe de France. Non. Je veux évoquer ici le président d'honneur du FC Drouais, club qui l'a formé et qui a bénéficié d'une petite renommée médiatique lorsque les biographes du footballeur se sont penchés sur sa tendre jeunesse passée aux Bâtes.

Chez nous, à Dreux, on en cause pas mal. Il est devenu une sorte d'icône mais aussi une manne providentielle capable par le jeu des transferts de régler indirectement quelques ardoises et d'adoucir tant bien que mal les soucis de trésorerie du club de foot. Seulement, Pat se fait désormais très rare dans la région. Faut dire que Milan c'est pas tout près. Et puis selon Grégory Schneider, grand spécialiste du football Moldave à Libération,  c'est "un gars pantouflard qui se méfie d'instinct de tout ce qui pourrait parasiter le boulot et le reste". Y aurait-il des mauvaises ondes par chez nous pour empêcher la star d'attérir plus souvent?

On se souvient d'un temps, déjà lointain, où le jeune joueur, tout juste auréolé d'un titre de champion du monde, recevait un accueil en grande pompe à l'hotel de ville, accompagné de titres de reconnaissance locale, d'une tournée en forme d'hommage dans son club formateur. Les jours heureux où Dreux tenait enfin sa figure de proue people.

Les décideurs locaux et le staff du FCD l'imaginaient déjà mettre à profit sa notoriété, ses relations, son expérience au service de son club formateur. Dans l'esprit, et c'est un peu la mission morale d'un président d'honneur, ce titre honorifique peut se résumer en quelques apparitions au stade, un coup d'envoi d'un match, une visite des équipes de jeunes. Il permet en outre pour un joueur de classe internationale, d'user de son influence auprès des équipementiers et surtout des sponsors. Cette influence s'avère pour l'instant résiduelle. On sait que le FC Drouais ne possède pas un budget à la hauteur de ses ambitions, que les partenaires ne se bousculent pas au portillon et que la ville injecte des billes pour maintenir l'équilibre budgétaire. Il suffirait juste d'un coup de pouce car sportivement, les résultats, eux, sont là. Tout reste relatif, mais l'équipe sénior occupe le ventre mou de la CFA2, les réserves se comportent plutot bien, les juniors ont reçu St Etienne en coupe Gambardella. Enfin, last but not least, le club s'est vu décerné le label FFF qui récompense la qualité de son école de football.

Le capitaine de l'équipe de France n'est pourtant pas du genre pingre ou dédaigneux. Il a notamment cofinancé le projet Diambars au Sénégal (une académie de foot) avec Bernard Lama et Jean-Marc Adjovi-Bocco et vient d'être nommé citoyen d'honneur de Cannes, son autre club formateur.  Alors Pat, penses-tu encore à Dreux? Ou bien est-ce le FC Drouais qui se repose un peu trop sur toi?

 

 

09 décembre 2006

Question pour un champion

Top. Je suis une célébrité du sport, né au Sénégal il y a 30 ans. Gamin, j'ai joué au foot au Dreux FC quand j'habitais dans le quartier des Bâtes. Je suis depuis devenu riche et célèbre, j'ai pu acheter un canapé convertible à ma maman et une gourmette en or à mon petit frère. Je contribue indirectement à l'équilibre financier du FC Drouais qui bénéficie des indemnités de mes transferts. Aujourd'hui, je ratisse les ballons à San Siro et je porte le brassard de l'équipe de France. Je suis, je suis... (allez, c'est facile)

 

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... celui qui fait une tête de plus que les autres. 

01 décembre 2006

Les fous du stade

Ca bastonne plus aux abords des terrains de foot que sur les rings de boxe. L'actualité récente a beau se braquer sur les dérives de supporters ultras, on ne compte plus les multiples incidents commis ça et là dans des compétitions bien moins prestigieuse que le championnat de France de L1 ou la coupe de l'UEFA. A titre d'exemple, citons le cas des footballeurs du FC Drouais, en déplacement le week-end dernier pour le sixième tour de la coupe du Centre. Le match se déroule en milieu d'après-midi dans un climat hostile pour les visiteurs reçus copieusement à coups d'insultes racistes par des hôtes à l'hospitalité fort douteuse. Jusque là, on assiste tristement à un énième comportement primitif de bons gros beaufs. Et puis, la situation s'envenime, un dirigeant drouais se fait corriger en loucedé sur le bord du terrain, Dreux prend un puis deux buts avant que n'éclate une échauffourée dans les couloirs du vestiaire, à l'issue de la rencontre. Bon on ferme les bans, c'est nul. Hé ben non, certains ont la connerie tenace et veulent absolument en découdre sans ballon. La victoire sur le terrain ne suffit plus, il faut l'obtenir aux poings.

Pendant qu'une partie du staff et des joueurs drouais décarrent rapidement des lieux, un groupe d'individus prend en chasse leur fourgonette, bien décidés à conclure les débats par un KO. Cagoulés à bord de deux voitures, les poursuivants serrent leurs victimes pied au plancher, usant même d'une barre pour endommager leur véhicule. Entre temps, les drouais ont pu alerter les autorités locales et parviennent après dix minutes d'angoisse à se rendre à la première gendarmerie pour témoigner des incidents. On est  ni à Nancy ni à Paris, juste dans la paisible bourgade de Vineuil, en Loir et Cher.

 

08 novembre 2006

La sobriété de ses supporters inquiète le FC Drouais

Le constat est amer et dur à avaler : les poivrots désertent les stades de foot. En tous cas à Dreux. L'annonce est passée aussi discrètement qu'un verre d'eau dans une bacchanale lors de l'assemblée générale du FC Drouais. Pendant que Joel Viseux égrénait en toute transparence le bilan financier de la saison écoulée, notant au passage le relatif équilibre de la trésorerie (490 000 euros de dépenses - 430 000 euros de recettes), la manne providentielle consécutive aux transferts de Patrick Vieira D'Arsenal à l'Inter de Milan, via la Juventus, le soutien des partenaires locaux... Bref noyés au beau milieu de ces litanies de circonstance, peu de gens ont relevé que la buvette du club subissait une baisse de 40% de ses recettes. Certes la canicule ne s'est pas encore déplacée en plein hiver mais il y a de quoi interpeller les prévisionnistes et autres conjoncturistes du microcosme footeux. Que se passe-t-il à Dreux? Le jambon beurre est-il rance? La merguez pas assez cuite? Le vin bouchonné? La bière trop tiède? Le club argue qu'il s'agit d'un déficit de bénévoles. Mais l'affaire mérite une enquête approfondie...

21 octobre 2006

Du rififi au vieux pré

Parce qu'il en avait "ras-le-bol de se taire", Stéphane Lebarbey a décidé de l'ouvrir. Au lendemain des championnats de France espoirs d'athlétisme, organisés mi-juillet stade du vieux pré, le directeur sportif du Football Club Drouais constate l'étendue des dégâts. Trous béants, pelouse carbonisée : les lanceurs de marteaux et les travaux de rénovation de l'éclairage ont marqué leur territoire. Le terrain d'entraînement est impraticable, la préparation perturbée, les crampons des joueurs iront griffer d'autres gazons. Jean Bruck, grand ordonnateur des compétitions d'athlétisme, cristallise les responsablités et les crispations des dirigeants drouais. Exaspéré, Stéphane Lebarbey rend public le contentieux. Extraits des récriminations publiées cet été par la Rep (1er août).

"Ici rien n'est trop beau pour l'athlétisme, et il est grand temps de comprendre qu'on ne peut pas supporter autant de meetings au détriment des associations locales [...] Il est vraiment temps que ça change, qu'il y ait une véritable politique sportive dans cette ville [...] On essaye de recruter de bons joueurs, de bons éducateurs. Si on ne s'entraîne pas correctement, comment peut-on espérer de bons résultats? Il est clair que si Gérard Hamel ne nous soutenait pas, il n'y aurait pas de football à Dreux [...] Je suis candidat au poste d'adjoint aux sports aux prochaines élections. Il est temps de changer les hommes".

En adroit basketteur, Jean Bruck saisit la balle au bond et, dans un style très académique, expédie les doléances au panier. Il s'explique sur les dégradations, justifie, reconnait, déplore en évitant soigneusement toute polémique. Néanmoins, il tire sa révérence avec à propos. "En tant que dirigeant sportif, dois-je rappeler que la colère est mauvaise conseillère et que la principale qualité d'un sportif, à plus forte raison d'un dirigeant sportif est, et reste la maîtrise de soi". Un rappel à l'ordre éthiquement correct ; Une manière de formuler à Stéphane Lebarbey son devoir de réserve (les deux hommes siègent dans la même équipe au conseil municipal). L'intéressé doit au passage apprécier le ton paternaliste de son aîné, assez peu habitué aux remontrances publiques. En tous cas, l'algarade prouve que l'adjoint au maire ne fait pas l'unanimité au sein de sa majorité. Heureusement ses amis de l'Alliance Basket, reconnaissant l'oeuvre de leur père fondateur, lui consacrent un challenge. Jean Bruck méritait bien un trophée...