Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

24 novembre 2011

Chefs d'oeuvres invisibles

Dans un post publié le 12 novembre dernier, l'équipe pédagogique de l'école Saint-Martin nous présente une fresque qui orne le mur de sa salle de réunion. Beaucoup plus classe qu'une affiche du SNES. Il est en outre précisé que cette peinture est l'oeuvre d'Edouard Michon (1848-1943). Rien de plus.

salle des fresques St martin .JPG

Alors je prends le relais. Michon est né à Anet mais a suivi sa scolarité au collège Saint-Pierre - Saint-Paul de Dreux. Il peint principalement sur murs intérieurs avec pour source d'inspiration son environnement local. Dreux est une muse pour ceux qui en douteraient encore... Il fixe ainsi de nombreux paysages de la vallée de l'Eure, des vues d'Anet et ses environs. Difficile toutefois de les admirer puisque ses oeuvres figurent dans des lieux inaccessibles au public.

Dreux, une ville d'art qui cache ses trésors. Il existe ainsi au plafond d'une salle de la Caisse d'Epargne deux portraits de personnalités drouaises. Mais je ne sais pas lesquelles - de fins limiers sauront peut-être retrouver leur identité. D'autres, représentant les comtes de Dreux, ont été peints dans le Beffroi. Enfin, cette grande fresque murale à l'huile (233 X 583 cm!) a servi à la décoration du réfectoire de l'école Saint-Martin. Elle représente Dreux en vue générale avec ses principaux monuments et Saint-Martin en premier plan.

Voilà pour la grande histoire. Pour la petite, ce panorama aurait pourtant dû disparaitre. Au milieu des années 50, les équipes techniques de la ville viennent donner un coup d'éclat aux bâtiments de l'école. On prévoit notamment de ripoliner les murs. Sur l'un d'eux, Noël Ferrand, un jeune géomètre présent sur le chantier, se désole de l'état déplorable de la peinture de Michon. Pour le chef d'équipe, il faut faire place nette et se débarrasser de cette vieille croûte délavée.

2010_0602tableau0003.JPG

Ferrand proteste et soutient qu'il faut restaurer. Il en avise son ami Marcel Marliez, peintre en bâtiment à la ville mais aussi artiste en privé. Les deux hommes arrivent à convaincre les autorités publiques de mettre en oeuvre des travaux de restauration. Marcel Marliez sera chargé de redonner un peu de couleurs à la Vue générale de Dreux. Sans lui, les profs de Saint-Martin n'auraient aujourd'hui qu'une vue sur les tracts syndicaux et le menu de la cantine.

18 novembre 2011

Messieurs les emmerdeurs, bonsoir

A l'ère du multimédia, il est paradoxalement devenu difficile de diffuser librement tout témoignage de la vie locale sans être contrarier par des mauvais coucheurs pour qui le respect du droit à l'image est un combat de tous les instants. Une photo, une vidéo postée sur un blog amateur est aussitôt prétexte à fourbir l'artillerie d'autodéfense que procure une loi interprétée par certains comme l'ultime rempart de la sacrosainte vie privée.

J'en ai fait à plusieurs reprises l'amère expérience, certains de mes confrères goûtent également aux rodomontades de quelques procéduriers peu aimables et encore moins reconnaissants de la petite exposition médiatique dont ils peuvent faire l'objet. Relativisons toutefois, cette pudeur qui incitent certains à apposer leur véto sous prétexte qu'ils figurent parfois discrètement sur une publication électronique. Nous sommes à Dreux, où beaucoup de gens se connaissent, où de nombreuses personnes dévoilent sans retenue leur vie sur les réseaux sociaux jusqu'à afficher le portrait de leur progéniture ou leurs derniers exploits. Chacun gère sa notoriété selon la taille de son égo.

Alors quand un casse-couille survient dans les commentaires d'un site ou d'un blog, jouant les vierges effarouchées parce qu'on a publié sans son accord une image où il apparait malencontreusement sous peine de poursuites, je me dis que la pudibonderie cathodique n'a d'égal dans ces circonstances que la haute opinion dont certains font font valoir derrière le paravent législatif.

Fut un temps, où tout le monde se réjouissait de voir sa trombine dans le journal. C'était une forme de reconnaissance de l'implication que certains mettaient au service de la collectivité. De là naissait une forme de dynamique de la vie locale et de ses acteurs. C'était aussi un moyen de connaître un peu mieux son voisin. Bref, un  vecteur de sociabilité.

Aujourd'hui, beaucoup de gens veulent contrôler à tout prix leur image. Nous, et je parle au nom de mes collègues bloggeurs, malgré notre amateurisme, sachons respecter l'intégrité de l'individu et en aucun cas cherchons à le déstabiliser de quelque manière ce soit. Alors quand j'apprends qu'un type mal luné, menace un confrère parce que ce dernier a commis le crime de filmer un ensemble vocal dans lequel il figure, je me dis qu'il devrait plutôt le féliciter de rendre compte d'un évènement dont certains apprécieront la qualité artistique.

La prochaine fois, s'il est aussi qu'il se produise à huis clos ou alors qu'il organise une fouille à l'entrée et qu'il confisque tout support d'enregistrement. Lui-même pourra alors se demander si sa vocation dans la vie est de faire partager ses talents ou bien de se les garder égoïstement.

17:03 Publié dans Histoires naturelles | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : dreux

09 novembre 2011

Dreux sur le web

L'offre de sites et de blogs se densifie progressivement dans le paysage drouais. L'information gagne du terrain sur le web et elle devrait s'accroître face à la disparition progressive des publications sur support imprimé. Pour vous y retrouver dans cet espace numérique, voici un petit schéma des ressources disponibles sur internet.

Dreux sur le web et Commerces / Dreux en images / Spectacles & Loisirs / Associations dans (jacko28)

 

 

05 octobre 2011

Législatives 2012 : Marleix en pole position

Bien sûr, on ne parle que de présidentielle depuis plusieurs mois. Et ce n’est pas fini. Mais n’oublions pas que nous vivons sous un régime parlementaire et que les législatives qui suivront (10-17 juin 2012) ont aussi leur importance.

Régulièrement élu depuis 1993, Gérard Hamel a davantage plaidé la cause de sa circonscription dans les couloirs de l’assemblée plutôt que dans l'hémicycle. N’est pas tribun qui veut. Ses adversaires lui reprochent en outre sa faible implication au sein de la vie de l’assemblée et surtout ses votes à géométrie variables.

Le temps passant, le député, également Maire de Dreux, a laissé percevoir des signes de lassitude du pouvoir. Une stratégie de vieux grigou pour mesurer la fiabilité et l’ambition de ses troupes. Car Gérard s’accroche et ne compte pas céder ses sièges. Pourtant, dans l’ombre du pacha, se profile depuis quelques saisons, un jeune loup zélé, amateur de vitesse sur route et dont le père n’est autre que le "monsieur élections" de l’UMP. Olivier Marleix, maire d’Anet, vice-président du conseil général, compte ajouter quelques titres supplémentaires à sa carte de visite.

En fait, les dés sont joués depuis plusieurs semaines déjà. Olivier Marleix représentera l'UMP aux prochaines législatives sur le canton. Exit Gégé, les instances lui ont préféré un candidat plus jeune et surtout bien né.

La pilule est amère pour Hamel mais en politique il n’est pas convenable de montrer ses états d’âme. Pour l’image et la bonne tenue entre les deux hommes, on va communiquer comme si l’on assistait à une passation de pouvoir. Le mentor expliquant à son jeune disciple les ficelles du métier. Petit à petit, Olivier Marleix sera de plus en plus présent sur les évènements drouais, toujours aux côtés du maître. Il fera comme s’il consultait, prenait note. Gérard le présentera comme un valeureux successeur.

Et puis courant 2012, Gérard Hamel officialisera l’intronisation de son jeune poulain comme s’il lui avait mis le pied à l’étrier. Marleix candidat naturel de Gégé ? Personne n’ose y croire. Le maire de Dreux n’aura rien décidé, il aura juste appliqué les consignes du Parti.

21 septembre 2011

Poste restante

« Bougez avec La Poste ». Vous vous souvenez peut-être ce slogan rabâché à longueur de pub. Au beau milieu des années 80, un spot signé Jean-Paul Goude insufflait un modernisme décapant à l’enseigne jaune et bleue. Le service public faisait peau neuve, le service courrier était relooké selon les dictats du marketing.

 

« Fuyez avec La Poste ». Aujourd’hui que reste-t-il de cette institution ? Des oripeaux, des grimaces. A Dreux, le bureau du centre ville assure le service minimum en terme d'accueil.  Rien à voir avec le centre de tri situé en zone Nord, rue des Livraindières. Vous y trouverez un parc automobile digne des plus gros concessionnaires français et un bâtiment flambant neuf. En apparence seulement. Car il y a comme un décalage entre la logistique et le service fourni.

Depuis plusieurs années déjà, la distribution du courrier laisse à désirer côté drouais. Elle est devenue dans certains secteurs aléatoires, quasi-hebdomadaire en certaines périodes. Bref, elle ne tourne plus rond.

Jusque là les retards pouvaient être relativement tolérables. Sauf que, depuis cet été, de nombreux destinataires ont vu leur courrier repartir chez l’expéditeur pour une raison inconnue. Faute de moyens ? De personnel ? Cette carence de distribution inquiète. Passe encore quand il s’agit d’une carte postale. Mais de nombreux drouais n’ont jamais reçu leurs troisième tiers prévisionnel ou leurs taxes foncières. Les avis de paiement sont revenus directement au centre des impôts qui doit maintenant gérer les errements de La Poste drouaise.

Bref, plus rien ne nous surprend en ces temps de démantèlement du service public. Nous assistons juste impuissants, à cette mutation régressive sans qu’aucune alternative puisse actuellement nous laisser entrevoir des lendemains qui chantent.