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31 mars 2008

Lettre ouverte à un ex

 

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Cher Monsieur Larsonneur,

Je n'ai jamais eu l'honneur de vous serrer la pogne, ni même de vous croiser dans la rue. Mais comme vous, j'ai le goût des beaux pulls. Pas besoin d'être modiste pour constater que vous êtes un homme de style. Je vous imagine d'ailleurs très bien avec d'élégants mocassins à glands couleur bordeaux. J'en avais également une très jolie paire à la fin des années 80 que j'avais acheté au magasin Eram de la Grande rue pour la modique somme de 149 francs - prix maximum. Enfin je m'égare sur ces détails vestimentaires alors que je viens par la présente saluer votre action politique.

En lisant l'Action républicaine, j'ai appris avec consternation votre départ de la Mairie où vous étiez élu depuis 25 ans. Enfin départ, je vois surtout qu'on vous a mis à la porte, comme un malpropre. Vous avez donc raison de vous défendre.

"Hamel voulait me virer depuis un an. Ce que je lui reproche, c'est de n'avoir pas eu le courage de me le dire. je pense même avoir été victime de coups montés, comme une agression organisée où un habitant du quartier Kennedy était venu jusqu'ici me frapper, sans doute une action télécommandée...J'ai l'impresion que le maire n'est pas toujours bien entouré et qu'il n'est pas toujours bien conseillé... Gérard Hamel ne veut pas d'un véritable premier adjoint. Il veut être le seul patron à bord de la mairie"

Je racontais à mon ami La Fourne que vous avez dû en voir des vertes et des pas mûres durant tous vos mandats. Tout d'abord aux affaires scolaires sous Jean Hieaux, à l'action sociale avec Gérard Hamel et en tant qu'adjoint Proximum aux Rochelles. Vous dites même que vous étiez considéré comme la "tête de turc". Moi, je vous trouve plutôt un type normand, agricole. On vous a beaucoup reproché l'alliance avec le FN aux muncipales de 83, mais j'imagine que comme les autres, vous ne saviez pas qui se cachait derrière Jean-Pierre Stirbois, le modeste imprimeur. Et puis vous manquiez d'expérience.

Un peu comme ces petits jeunes aux dents longues qui débarquent. A leur place, je m'inspirerais de votre poigne et de votre parcours. Ingénieur en construction mécanique, enseignant au lycée professionnel de Granville, président de la PEEP Lagarde et un premier poste d'adjoint au maire à 37 ans.

"Pendant toutes ces années, j'ai organisé les services à la mairie. Je ne sais pas si les nouveaux adjoints vont pouvoir en faire autant. Et j'attends pour certains qu'ils démontrent qu'ils ont de la volonté de "vraiment" travailler... le courant ne passait pas avec Tayeb Touazi"

Vous partez aux Canaries avec votre épouse : vous l'avez bien mérité. Vous verrez, le club est très bien. Le buffet bien garni, les activités aux petits oignons et les animations à vous déboiter la mâchoire. Vous oublierez vite vos déboires!!!

Je vous laisse en vous souhaitant une bonne retraite loin des affaires municipales.

Marcel Taupin 

20 mars 2008

Rachida et sa cabane au Canada

Le monde est petit. Mon cher Marcel Taupin me le rappelait fort justement alors que nous déambulions dans les travées du salon du livre. Pensez-donc... je m'étais égaré quelque part du côté des littératures du monde, plus précisément chez les canadiens. Crisse! Un bouquin attire mon attention. Pourquoi celui-ci plus qu'un autre? Mystère et boules d'opium.

Peut-être le nom, M'faddel, qui m'est familier. Machinalement, je lis la quatrième de couverture et j'apprends que l'auteur a grandi à Dreux et a collaboré en tant que pigiste à la République du Centre. La suite de sa vie, c'est en fait l'histoire du livre :

1080363384.JPG"Anéantie par la vague de xénophobie qui envahit la France, une jeune fille d'origine maghrébine, née en France de parents immigrés, accepte d'abandonner ses études pour épouser au pays, un inconnu choisi par ses parents. Elle pense trouver dans ce retour, une panacée à sa quête identitaire [...] Elle rencontrera des difficultés à s'intégrer dans son pays d'origine et souffrira du rejet et de l'incompréhension...".

 

Rachida M'Faddel-Boutayeb vit depuis 2000 au Canada avec son mari et ses trois enfants. "Le destin d'Assia" est édité chez les québécois d'Editions Nouvelles. C'est tiguidou!

26 février 2008

Pour la postérité

Pierlouim m'a signalé pendant mon congé, la parution d'un cliché de notre distingué Maire en compagnie de Pascal Bataille et Laurent Fontaine, dans l'Action Républicaine. J'ai remis la main sur cet objet de convoitise.

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Cherchez la groupie. Reste à savoir si cette rencontre immortalisée rejoindra l'autel des photos sacrées de Gégé - je pense en particulier à celle où il figure aux côtés de Martial Taugourdeau et Jacques Chirac. 

23 février 2008

Maratouristes de l'extrême

07561e6ef63eb05d520f49a4d211b0fe.jpgEn voilà de drôles d'asticots. Filiformes, efflanqués, opérant en toute saison, sur n'importe quel terrain. Des costauds, pas franchement gaillards, à la mine souvient émaciée mais aux branchies sacrément saines.

Et ils courent. Sans cesse, par monts et par vaux, généralement en groupe, de nuit comme de jour. Ils ne s'arrêtent quasiment jamais, ça en devient même fatigant. Leurs exploits ont fait le tour du canton et passent en boucle dans la presse locale. Comme une version drouaise des aventures de Martine. On peut ainsi lire : "les maratouristes et le pic du midi", "les maratouristes au clair de lune", "les maratouristes et la mer de glace", "Mon curé ches les maratouristes"...

Poids moyen : 50 kg mais des jambes de feu. Fortiches dans l'effort,  jamais à bout de souffle, prêts à grimper les pentes les plus ardues, à fouler les chemins non balisés en nocturne avec lampe frontale et boussole... Des ultras du jogging, durs au mal. Loin de la trottinette dominicale sur plat goudronné avec Ipod sur les oreilles. Bref, ne soyez pas surpris de les croiser un beau jour en forêt de Dreux ou du côté d'Ecluzelles à une heure avancée de la nuit. Ils prennent juste leur pied.

 

21 janvier 2008

Vieira, l'Arlésienne

1ab5bd6b5e43a62a3f3731f1938db1aa.jpgAu fait, quelqu'un aurait-il des nouvelles de notre patoune local? Je ne parle pas du joueur, toujours en exercice à l'inter de Milan et en équipe de France. Non. Je veux évoquer ici le président d'honneur du FC Drouais, club qui l'a formé et qui a bénéficié d'une petite renommée médiatique lorsque les biographes du footballeur se sont penchés sur sa tendre jeunesse passée aux Bâtes.

Chez nous, à Dreux, on en cause pas mal. Il est devenu une sorte d'icône mais aussi une manne providentielle capable par le jeu des transferts de régler indirectement quelques ardoises et d'adoucir tant bien que mal les soucis de trésorerie du club de foot. Seulement, Pat se fait désormais très rare dans la région. Faut dire que Milan c'est pas tout près. Et puis selon Grégory Schneider, grand spécialiste du football Moldave à Libération,  c'est "un gars pantouflard qui se méfie d'instinct de tout ce qui pourrait parasiter le boulot et le reste". Y aurait-il des mauvaises ondes par chez nous pour empêcher la star d'attérir plus souvent?

On se souvient d'un temps, déjà lointain, où le jeune joueur, tout juste auréolé d'un titre de champion du monde, recevait un accueil en grande pompe à l'hotel de ville, accompagné de titres de reconnaissance locale, d'une tournée en forme d'hommage dans son club formateur. Les jours heureux où Dreux tenait enfin sa figure de proue people.

Les décideurs locaux et le staff du FCD l'imaginaient déjà mettre à profit sa notoriété, ses relations, son expérience au service de son club formateur. Dans l'esprit, et c'est un peu la mission morale d'un président d'honneur, ce titre honorifique peut se résumer en quelques apparitions au stade, un coup d'envoi d'un match, une visite des équipes de jeunes. Il permet en outre pour un joueur de classe internationale, d'user de son influence auprès des équipementiers et surtout des sponsors. Cette influence s'avère pour l'instant résiduelle. On sait que le FC Drouais ne possède pas un budget à la hauteur de ses ambitions, que les partenaires ne se bousculent pas au portillon et que la ville injecte des billes pour maintenir l'équilibre budgétaire. Il suffirait juste d'un coup de pouce car sportivement, les résultats, eux, sont là. Tout reste relatif, mais l'équipe sénior occupe le ventre mou de la CFA2, les réserves se comportent plutot bien, les juniors ont reçu St Etienne en coupe Gambardella. Enfin, last but not least, le club s'est vu décerné le label FFF qui récompense la qualité de son école de football.

Le capitaine de l'équipe de France n'est pourtant pas du genre pingre ou dédaigneux. Il a notamment cofinancé le projet Diambars au Sénégal (une académie de foot) avec Bernard Lama et Jean-Marc Adjovi-Bocco et vient d'être nommé citoyen d'honneur de Cannes, son autre club formateur.  Alors Pat, penses-tu encore à Dreux? Ou bien est-ce le FC Drouais qui se repose un peu trop sur toi?