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13 janvier 2009

Terre Bazille

Etudiant, Jean-Pierre Bazille a reçu un éclat dans l'oeil qui lui a pincé le coeur. Un choc pictural abstrait, qui le guide naturellement vers la peinture.

Etabli architecte, rue du Bois-Sabot, il plie alors son chevalet, range ses pinceaux et dessine pendant quarante ans sa vision de l'urbanisme.

Retraité, il peint à nouveau, à "la recherche d'une expression libre et spontanée, proche de l'action painting et de l'abstraction lyrique". Ses oeuvres sont aujourd'hui exposées à l'Odyssée, sous le titre "de sons et de couleurs" où...

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...l'artiste se dévoile, fidèle à son impulsion, à l'affût du bon tempo. Le rythme, saccadé, croise le fer avec un style spontané et provocateur. Nous pénétrons ici dans un univers irrationnel, parangon poétique au-delà des mots.

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L'expo dure jusqu'au 27 février et c'est gratuit.


19 novembre 2008

Matière Bruck

Mars 1977 031.jpgJean Bruck n'en finit plus d'être honoré. Récemment encore, l'ex adjoint municipal a reçu une énième distinction, cette fois des mains de Jean-François Lamour. L'insigne de Chevalier de l'Ordre National du Mérite. Gérard Hamel, présent à la cérémonie en a profité pour donner sa vision du personnage : "Il était la terreur des entrepreneurs qui ne respectaient pas les délais".

Intimement, je me demandais ce qu'on pourrait encore lui décerner. Le prix du meilleur ouvrier charcutier? Un hot d'or? Les palmes académiques?... Depuis quelques temps, je trouve la presse bien laudative à son égard. La Rep, l'Action, l'Echo lui ont rendu un vibrant hommage à l'occasion de sa retraite politique. Pourtant, dans les rédactions drouaises, j'ai bien souvent entendu des noms d'oiseaux tournoyer au-dessus de sa tête. L'avantage, et tout le monde le reconnaissait, c'est que ses communiqués de presse étaient si bien rédigé qu'il était inutile de les retravailler. La mansuétude des observateurs de l'actualité locale à l'égard du personnage laisse quand même perplexe. Parlez-en aux drouais qui l'ont cotoyé à la Mairie ou à la gym quand il était prof de sport au collège Saint-Pierre. Tout le monde n'a pas que des bons souvenirs. L'homme est dur, âpre, exigeant, intransigeant, autoritaire. Une marque de fabrique qui a façonné sa réussite mais qui n'a guère favorisé les amitiés.

Alors bon dans tout ce concert de louanges bien pensantes, j'aimerais lui décerner un objet qui me semble tout à fait approprié : une trique d'or. Juste pour clore une bonne fois pour toute, cet excès de titres honorifiques de bon soldat de la République.

17:43 Publié dans People of Dreux | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : dreux

27 septembre 2008

Feu sacré

Pour une fois, intéressons-nous au sport. Etrange d'ailleurs que je n'en parle pas plus souvent, car, dans ce domaine, comme dirait mon beau-frère cycliste, j'en connais un rayon. Cet été, comme souvent à cette époque, nos grandes chaînes de télévision ont  donc célébré le culte de l'athlète - Euro de foot, Tour de France, Jeux Olympiques. J'ai cherché, je n'ai guère vu de drouais dans le tas. Juste un vernolitain bon teint, Sébastien Bodet, qui figurait dans un relais de natation. A part ça, rien. Je crois même qu'il faut remonter aux années 60 pour retrouver trace de nos champions locaux sélectionnés pour les JO avec Claude Piquemal et Bernard Fournet.

Cet absentéisme olympique ne doit toutefois pas faire ombrage à d'autres épreuves parallèles, moins exposées et pas forcément moins intéressantes auxquels participent nos représentants locaux. Prenez les "World firefighters games", le grand rassemblement sportif des pompiers du monde entier où le traditionnel (Tennis, cyclisme, escrime...) cotoie l'iconoclaste (Course d'escalier, chaînes de seau d'eau...). Ils avaient lieu cette année à Liverpool et tenez-vous bien, nos soldats du feu made in Dreux sont revenus avec quelques belles couleurs. Sous le soleil d'Angleterre, c'était pourtant pas gagné. Neuf médailles et pas en chocolat. La plus surprenante est revenue à l'adjudant-chef Leleu, vainqueur en lancer de fer à cheval, discipline d'adresse extrêmement populaire en territoire Yankee.

Si vous êtes fâché avec l'anglais, sachez seulement que le jeu consiste à lancer le fer autour d'un piquet planté dans le sol et distant d'une dizaine de mètres. La technique se rapproche de celle de la pétanque et les règles, de celles du ping-pong. Enfin presque.

On attend toujours le défilé de l'adjudant-chef Leleu et de ses partenaires sur la grande échelle de leur camion en Grande rue. De tels exploits ne doivent pas rester sans résonnances locales.

 

02 septembre 2008

Les lettres du bahut

9782702139240-V.jpgLa nuit dernière, j'ai senti comme un brin d'agitation dans de nombreux foyers. Ce n'était pourtant pas la pleine lune. Juste une veille de rentrée des classes avec ce petit pincement au palpitant caractéristique chez petits et grands, parents comme enfants, élèves comme professeurs. Je leur aurais bien proposé une tasse de lait chaud avec du miel, remède imparable contre toute anxiété, mais j'étais moi-même un peu stressé. Allez savoir pourquoi...

Je ne vous apprends rien, la rentrée ne se fait pas seulement à l'école mais aussi chez les éditeurs. Alors quand un prof sort un bouquin en cette période d'inflation littéraire, on parle de concordance des temps... A Dreux, nous avons un cumulard de la rentrée avec Noam Soulat, à la fois professeur de lettres et auteur de "Sur la photo de classe". A l'affiche et au tableau. En classe et en librairie. Et pas pour une énième complainte du système éducatif à la française ou une nouvelle proposition de réforme. Non, cette fois, nous avons droit à un récit de la vie quotidienne dans un collège drouais classé ZEP (Louis Armand? Curie?). Sans pathos, avec sensibilité et humour. Voilà ce que nous dit la quatrième de couverture :

« Regardez bien la photo de classe. Le grand à gauche, c’est Frank Assana. Il aime bien calotter les sixièmes dans le couloir. Celui à droite qui regarde méchamment, c’est Boubakar. Il ne finira pas l’année scolaire. La jeune fille au centre s’appelle Lolita. Lolita Garibaldi, une boule à facettes à elle seule. Sourire fuchsia, chignon laqué L’Oréal, pendeloques à tous les étages dont le plic ploc incessant, en cours, signale que mademoiselle s’est enfin mise à écrire. À côté de Paul qui tient l’ardoise de la troisième E, il y a Cyril. Il sourit, comme toujours. Mohammed, lui, ne sourit pas ; il ne peut pas sourire parce qu’il n’a plus de dents. »

"Chronique douce-amère de son expérience de prof débutant, le livre de Noam Soulat dresse le portrait d’une vingtaine d’adolescents d’un collège de ZEP, des gamins tantôt insupportables tantôt malicieux et attachants. Extraits de copies, billets écrits à la barbe de l’enseignant ponctuent un récit où alternent avec beaucoup de finesse humour décapant et émotion. En filigrane se dessine un autre portrait : celui d’un jeune enseignant, un peu gauche, un peu gaffeur et finalement pas si différent de ses élèves. Un Petit Nicolas côté salle des profs."

Le Parisien en a parlé hier matin, France-info, dans sa revue de presse, a repris le sujet. La semaine dernière, ce fut l'Echo Républicain. La boule de neige médiatique prend du volume et il y a fort à parier que Noam Soulat sera l'une révélation de cette rentrée. Et pas forcément là où on l'attend.

19 juin 2008

Who's who drouais

Hé les copains, j'ai besoin de votre aide. Avec mon ami Marcel, on se demandait quelles étaient les personnalités locales. Vous savez, celles que l'on croise régulièrement dans la rue, dont on parle aux réunions du Rotary-Club, qui sont des figures pour ne pas dire des gueules du coin. J'avoue que sur le coup, j'ai un peu séché. Mais je ne me suis pas démonté, j'ai saisi un numéro de l'Action républicaine et après un bref tour d'horizon, j'avais déjà quelques noms à faire valoir. Hé oui, il y a des visages qui reviennent régulièrement dans la presse. A croire qu'ils sont de mèche avec les journalistes. Les Gérard Hamel, Jacques Lemare, Tayeb Touazi, Alain Fillon, Valentino Gambuto... Toujours présents au moment où le photographe sort son petit oiseau. Vous me direz que l'Action républicaine a toujours eu d'excellentes relations avec les politicards. Quoi de plus normal pour un journal fondé par Maurice Viollette (qui fut - est-il besoin de le rappeler - député et maire de Dreux) et qui a également servi les ambitions d'Henri Morny, à la fois directeur du bi-hebdomadaire et conseiller municipal dans les années 60. Françoise Gaspard, qui, parait-il, a appris à lire l'Action sur les genoux de Maurice Viollette, y était photographiée sous tous les angles, tout comme Gérard Hamel, toujours présenté sous son meilleur profil à chacune de ses sorties.

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Bon, j'en reviens à mes moutons ou plutôt à nos personnalités locales. Voilà, donc, j'ai dressé une liste des drouais qui me paraissent les plus en vue. J'y ai exclu tous les élus. Sinon, on aurait que du Gégé et toute sa clique. J'en ai certainement oublié beaucoup mais et je compte sur vous pour la compléter.

Fatima Karboubi, présidente de l'association "Femmes plus"

Jean Meghrate, commerçant, propriétaire de deux boutiques de prêt-à-porter

Jean-Pierre Dubreuil (J'aurai pu également citer Gilbert Stenfort, son compagnon du Cercle Laïque)

Yann Lem, musicien

Philippe Chanoine, concessionnaire automobile, vice-president de la CCI 

Richard Woods, responsable de Philips EGP 

Roland Rivière, entraineur de lutte

Mounir Chakkar, président d'ICSAD (Initiatives Culturelles Sportives Avenir Drouais)

Sylvie Kimpflin, medecin généraliste, photographe auteur de nombreuses expositions 

Eric Lenud, prof d'histoire, spécialiste d'histoire locale

Jacques-Philippe Laurent, professeur de batterie, membre du groupe Take it up 

Axelle Champagne, directrice du pôle Développement Economique de la CadD 

Abdoulaye M'baye, champion de Muay Thaï (boxe Thaï)

Patrice Colas, entraineur du FC Drouais

Marcel Taupin, philosophe drouais

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