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14 mai 2007

A vos marques...

La politique est, parait-il , une affaire de muscles. De souffle chuchote-t-on même. Alors la course aux législatives en point de mire, certains candidats de la circonscription prennent déjà leurs marques. Sauf que le scrutin de juin n'a rien du marathon présidentiel enduré ces derniers mois. Nous sommes ici en présence de sprinters au cuissot massif et au mollet galbé. Et sur une épreuve courte, on ne badine pas avec la préparation physique.

Les verts, par exemple, à force de promouvoir les bienfaits de la circulation urbaine à bicyclette se sont forgés une solide réputation de rouleurs. Certains comme Noel Mamère ont quelque peu biaisé les règles, mais faites le test auprès des candidats du drouais. Demandez leur de montrer patte blanche - enfin je veux dire leurs cannes - et vous aurez déjà une première tendance concernant  leur aptitude à pédaler qui dans le vide, qui dans le gratin, qui dans la semoule...

medium_images.5.jpgFrançoise Duthu joint pour sa part l'utile au symbole écolo. Partie en campagne depuis quelques jours pour les Verts, elle a très originalement décidé d'aller à la rencontre de ses électeurs à vélo. Après Garnay, ce sera Saulnières. Les autres prétendants à la députation n'ont pas encore précisé leur moyen de locomotion pour leur tour de force électoral. La patinette semble trop lente et le roller peu en phase avec les chaussées cratérisées de la région. Reste la bonne vieille Méphisto, parfaitement adaptée aux marchés et à la tournée des zincs. Alors, prêts... partez!

16 avril 2007

Sarko balafré, Ségo immaculée

Comment vont voter les drouais aux présidentielles? Mystère et boules de gomme. Aucun faisceau de présomption fondé ne transparait, à part quelques commentaires piqués ça et là dans la rue, sur la place du marché ou après le pousse-café familial. Difficile dans ces conditions de mesurer la popularité d'un candidat ou de sentir une mobilisation forte autour d'une idéologie. En revanche les murs, à défaut d'avoir des oreilles, s'expriment parfois. Enfin en guise de mur, on parlera plutôt de panneaux, de ceux installés au quatre coins de la ville et sur lesquelles ont été placardées les affiches des 12 prétendants à l'Elysée.

Selon les quartiers, les comportements diffèrent : quand certains s'en prennent vertement aux représentants des partis de droite, d'autres préfèrent maquiller la trombine des gauchistes. A chacun sa révolte. Mais globalement, d'après l'indice de la balafre, du gribouillage et de l'insulte, Nicolas Sarkozy arrive largement en tête, précédé de Jean-Marie Le Pen et Philippe de Villiers. Les autres semblent relativement épargnés, notamment Ségolène Royal dont le visage de madone inspire sans doute indulgence et respect.

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02 mars 2007

La triste façade de l'UMP

medium_Dreux_003.jpgLa permanence de l'UMP pour les présidentielles est donc ouverte depuis quelques jours. Un local spartiate avec en guise de bienvenue, un rideau de fer tiré face à la porte d'entrée. Certes, il suffit de faire un petit pas sur le coté pour contourner le dit rideau mais on peut faire mieux pour recevoir les gens et a fortiori ses  électeurs potentiels.

La devanture n'est guère plus incitative. Quelques supports visuels de Nicoals Sarkozy en noir et blanc sont scotchés en vitrine - cherchez la séduction du candidat dans son regard.  Curieux tout de même de ne pas voir la véritable affiche de campagne (rupture de stock?) à la place de ce sinistre portrait daté qui laisse apparaitre un personnage à la mine roublarde et défiante et qui rappelle le coup de force d'Act-up, détournant et légendant ainsi ce même cliché :

 

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L'intérieur du local est quant à lui dépouillé, meublé à la portion congrue  : une table en formica, quelques chaises ordonnées contre un mur, des étagères à tiroirs, éclairages à néon... Bon on sait bien que les locataires sont juste de passage. Mais personnellement, je n'irai pas prendre un thé chez eux. 

 


09 février 2007

Hamel, ministrable?

Hé oui, on peut légitimement s'interroger sur un possible strapontin ministériel pour le premier magistrat drouais en cas de victoire de Nicolas Sarkozy aux élections présidentielles. Car Gégé est un Sarkozyste pur sucre, rallié de fraîche date, ce qui lui vaut l'honneur de participer aux réunions de campagne du candidat de l'UMP au titre de secrétaire national chargé de la politique de la ville. Alors on murmure que peut-être, au cas où, si... En toute humilité, Gérard Hamel n'évoque pas le sujet préférant témoigner de la reconnaissance que lui accorde Sarko. En clair, ça donne "Nicolas Sarkozy est un type qui préfère le concret ou les résultats tangibles aux grands discours. En cela, il se reconnait en moi. Il lui arrive assez régulièrement de m'inviter à prendre la parole... Gérard, dis-nous comment tu as stoppé le Front National... Gérard parle-nous de Dreux". (République du Centre, 6 février 2007).

Alors sans grands discours, demandons-lui : Gérard, tu préfères la place Beauvau ou Bercy?

07 février 2007

Le jour où Dreux rejoignit les forces obscures

Septembre 1983. L'alliance RPR-Front National, à l'occasion des élections municipales partielles, provoque un véritable séisme politique. Les médias traitent abondamment du "phénomène" drouais. C'est l'apogée d'un malaise, d'une dislocation, d'une division au sein de la population. En quelques semaines, Dreux, la tranquille provinciale,  devient un laboratoire de sociologie politique. L'image de la ville se détériore et le reste de la France se nourrit de fantasmes les plus insensés sur le climat social local.

Bien documenté, ce clip témoigne du traitement médiatique de l'époque et met à jour l'effarant discours de Jean-Pierre Stirbois, ancien secrétaire général du FN et candidat à ces éléctions. Cette page de l'histoire, aujourd'hui tournée (le FN a quasiment disparu de la scène politique locale et ne présentera pas de liste aux municipales de 2001), suscitera toujours passions et débats. Libre à vous de vous exprimer, si vous le souhaitez.