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29 mai 2012

Le bilan de Gérard Hamel à l'Assemblée Nationale

Dans quelques jours, Gérard Hamel va céder son siège de député. Le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il n'aura pas sacrifié ses fonds de culotte au débat parlementaire au cours des cinq dernières années. Le maroquin n'est point élimé, son successeur appréciera la bonne tenue des lieux.

On peut d'ores et déjà tirer son bilan en s'appuyant sur les statistiques du site nosdeputes.com qui détaille la participation de nos élus au sein de l'hémicycle.

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Globalement, Gérard Hamel s'est impliqué mollement pour son dernier mandat à l'Assemblée Nationale. Toute proportion gardée, il s'est surtout manifesté au sujet du logement, de la rénovation urbaine et des quartiers. Ses domaines de prédilection. Il tient au moins ses promesses là où l'on attendait, mais à la portion congrue tout de même. Son activité courante est bien deça de la moyenne qu'il s'agisse de ses présences et ses interventions dans l'hémicycle et dans les commissions.

Le document révèle en outre, que notre député est un homme peu disert, pratiquant davantage les questions écrites que les questions orales. Lui qui confiait durant sa première campagne des législatives en 1993 "privilégier l'action plutôt que la parole" ne pensait pas si bien dire. Sauf que l'action aura chuté au cours de ces cinq dernières années, conséquence possible de l'inflation des mandats de l'actuel député-maire de Dreux, président de la communauté d'agglomération du drouais et président du CA de l'ANRU.

24 mai 2012

Legislatives 2012 : la foire d'empoigne

La campagne est à peine lancée, les candidatures tout juste déposées et voilà la droite qui se voit déjà en haut de l'affiche avec une force de persuasion qui relève plus de la méthode Coué que de la logique pythagoricienne. Mais en privé seulement.

Olivier Marleix qui se montrait très optimiste voilà quelques semaines lors de ses réunions d'appartements avait pourtant tempéré son enthousiasme au soir de l'élection de François Hollande. Et si la vague rose abordait les côtes drouaises? Mais depuis le dépôt de la liste des candidats, une humeur de confiance règne dans les rangs de l'UMP.

La raison est simple. Il lui faut à tout prix éviter une triangulaire qui profiterait à la gauche. Pourtant, l'affaire semble entendue dans la bouche de Gérard Hamel, qui voit plus que jamais en Marleix son futur successeur. La raison à cet optimisme ? Le nombre de candidats, 15 au total. Difficile dans ces conditions d'identifier parfaitement les participants dans cette foire d'empoigne. Et puis cette surenchère n'est pas sans poser quelques problèmes de logistique à commencer par le nombre insuffisants de panneaux pour coller les affiches de campagne.

En déchiffrant cette liste, on retrouve quelques revenants (Dieudonné, Jacques Dautrême), quelques habituées (Gisèle Quérité, Béatrice Jaffrenou), quelques inconnus (Alain Aripa, Christien Chassaing, Thyphaine Rahault, Rondo Tsizaza). Et puis deux vedettes locales. L'inclassable Mourad Souni toujours en quête de son orient politique et Fatima Karboubi, ex-pasionaria de Gérard Hamel, du temps où elle présidait l'association Femmes +.

Bref un gros peloton où les voix devraient s'éparpiller, rendant la barre des 12,5% qualificatifs pour le second tour quasiment infranchissable pour un troisième larron. Un duel entre Gisèle Boullais et Olivier Marleix se profilerait en toute logique, c'est en tous cas l'analyse catégorique de certains observateurs de l'UMP.

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Olivier Marleix (UMP) et sa suppléante, Christelle Minard

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Gisèle Boullais (PS) et Daniel Frard, son suppléant


Mais bon, l'électorat local a révélè au cours des dernières présidentielles sa volatilité - voire son opportunisme - sur Dreux, tandis qu'en zone rurale il manifestait son désengagement de la droite classique au profit du Front National. Alors on peut toujours spéculer sur l'issue attendue du scrutin. Surtout lorsque l'on sait que l'étiquette UMP n'est pas la plus prisée par les électeurs et que le rayonnement d'Olivier Marleix peine à percer au delà du canton d'Anet.


La liste des candidats pour la 2e Circonscription (Dreux)
- Alain Aripa (Union pour la France), suppléant : Philippe François
- Gisèle Boullais (PS), suppléant : Daniel Frard
- Christien Chassaing (La France en Action), suppléant : Sylvie Roy
- Mirelle Dambrun (Debout la République), suppléant : Jean-Louis Gaillard
- Jacques Dautreme (Union de la Droite Nationale), suppléant : Roland Maitre
- Dominique Maillot (POI), suppléant : Béatrice Jaffrenou
- Olivier Marleix (UMP), suppléant : Christelle Menard
- Dieudonné Mbala Mbala (aucun), suppléant : Ahmed Gouasmi
- Fatima Mention-Karboubi (Parti Radical), suppléant : Jean-Louis Bernard
- Gisèle Querité (PCF), suppléant : Dominique Duplan
- Thyphaine Rahault (NPA), suppléant : Dimitri Monforte
- Mourad Souni (Union des Radicaux, Centristes, Indépendants et Démocrates), suppléant : Sophie Willemin
- Rondo Tsizaza (le centre pour la France), suppléant : Benoit Piednoel
- Jérôme Van de Putte (FN), suppléant : Philippe Leroy
- Luc Viry (LO), suppléant : Xavier Chesneau

08 mai 2012

Présidentielles à Dreux

Si l'on se référait aux seuls résultats des élections présidentielles, Dreux serait une ville de gauche. Et pas qu'un peu. Les scores de François Hollande (39,42% au premier tour et 62,78% au second) témoignent d'une vague rose déjà observée il y a cinq ans avec Ségolène Royal. La candidate socialiste obtenait un résultat global sur Dreux de 54,55% au second tour. Sarkozy n'a jamais été populaire à Dreux, c'est peut-être pour cela qu'il n'est jamais venu en visite chez nous.

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Dans ces circonstances, les acteurs de la droite locale ont toujours tendance à relativiser. On évoque un facteur sociologique, avec une population mouvante qui s'est renouvellée au cours des dernières années avec l'arrivée de franciliens à la sensibilité politique plus ancrée à gauche. Un vote contestataire, en rien assimilable à la gestion locale de Gérard Hamel.

N'empêche, on sent poindre un changement dans le vote drouais qui pourrait se manifester dès juin prochain avec les législatives et a fortiori dans deux ans pour les municipales. Même ses fidèles partisans le disent : Gérard Hamel est en bout de course. L'usure du pouvoir et les guerres intestines menées au sein de sa majorité ont déséquilibré l'action du Député-Maire. Jusqu'à maintenant, il représentait la figure paternelle assurant une stablité pateline aux drouais. Mais l'insatisfaction demeure : l'emploi se dégrade toujours autant en dépit des efforts de rénovation urbaine.

Il y a tout de même un fait qui interpelle. Le bureau de vote des Oriels totalise depuis cinq ans des scores étourdissants pour la gauche. En 2007, Ségolène Royale y obtenait 91% des voix. Ce dimanche, François Hollande a fait mieux avec 93%. Il existe donc une force de frappe foudroyante dans ce quartier qui étrangement n'a jamais véritablement sanctionné Gérard Hamel dans sa conduite des affaires municipales. Il y a comme un hiatus, un comportement électoral volatile qui prouve en tous cas le peu d'engagement de la droite locale pendant la campagne de Nicolas Sarkozy.

05 octobre 2011

Législatives 2012 : Marleix en pole position

Bien sûr, on ne parle que de présidentielle depuis plusieurs mois. Et ce n’est pas fini. Mais n’oublions pas que nous vivons sous un régime parlementaire et que les législatives qui suivront (10-17 juin 2012) ont aussi leur importance.

Régulièrement élu depuis 1993, Gérard Hamel a davantage plaidé la cause de sa circonscription dans les couloirs de l’assemblée plutôt que dans l'hémicycle. N’est pas tribun qui veut. Ses adversaires lui reprochent en outre sa faible implication au sein de la vie de l’assemblée et surtout ses votes à géométrie variables.

Le temps passant, le député, également Maire de Dreux, a laissé percevoir des signes de lassitude du pouvoir. Une stratégie de vieux grigou pour mesurer la fiabilité et l’ambition de ses troupes. Car Gérard s’accroche et ne compte pas céder ses sièges. Pourtant, dans l’ombre du pacha, se profile depuis quelques saisons, un jeune loup zélé, amateur de vitesse sur route et dont le père n’est autre que le "monsieur élections" de l’UMP. Olivier Marleix, maire d’Anet, vice-président du conseil général, compte ajouter quelques titres supplémentaires à sa carte de visite.

En fait, les dés sont joués depuis plusieurs semaines déjà. Olivier Marleix représentera l'UMP aux prochaines législatives sur le canton. Exit Gégé, les instances lui ont préféré un candidat plus jeune et surtout bien né.

La pilule est amère pour Hamel mais en politique il n’est pas convenable de montrer ses états d’âme. Pour l’image et la bonne tenue entre les deux hommes, on va communiquer comme si l’on assistait à une passation de pouvoir. Le mentor expliquant à son jeune disciple les ficelles du métier. Petit à petit, Olivier Marleix sera de plus en plus présent sur les évènements drouais, toujours aux côtés du maître. Il fera comme s’il consultait, prenait note. Gérard le présentera comme un valeureux successeur.

Et puis courant 2012, Gérard Hamel officialisera l’intronisation de son jeune poulain comme s’il lui avait mis le pied à l’étrier. Marleix candidat naturel de Gégé ? Personne n’ose y croire. Le maire de Dreux n’aura rien décidé, il aura juste appliqué les consignes du Parti.

08 avril 2011

Dans la ligne

Le débat sur la laïcité  a suscité bien des polémiques et des divergences d'opinion au sein de l'UMP. Chacun y est allé de sa petite humeur, de son commentaire mais au fait, quelle est la position de Gérard Hamel? Le héraut drouais, pourfendeur du FN, favorable à  la loi interdisant la Burqa,ne s'est pas véritablement exprimé sur le sujet. Ou alors il y a bien longtemps...

Il fut beaucoup plus loquace en 1993 lorsqu'il ferraillait contre Marie-France Stirbois lors des législatives. A l'époque, pour séduire les électeurs du FN, il déclarait "Pour moi être français ça se mérite." A cette occasion, le Député-Maire préconisait la durée limitée des visas d'entrée, la cessation de l'octroi de la carte de séjour pour dix ans, l'arrêt des regroupements familiaux, la chasse aux mariages dits "blancs", le renforcement des contrôles anti-clandestins aux frontières hexagonales... Pour des résultats que chacun jugera selon ses affinités politiques.

Sur l'immigration, il pronait la fermeté : "Le choc des cultures n'est pas seulement une expression toute faite, c'est une réalité à multiples facettes : la confrontation des modes de vie, un refus d'intégration parfois très conscient chez certains immigrés, la persistance de réflexes claniques [...] Il devrait être clair, par ailleurs, qu'en fixant leur résidence dans notre pays, les immigrés doivent adopter les règles essentielles de la vie sociale française. La tolérance dont on a trop fait preuve, par exemple, envers la polygamie ne doit pas être confirmée [...] Enfin, je voudrais exprimer les préoccupations que m'inspire le regroupement familial. Je ne pense pas qu'il soit honnête d'accréditer l'idée que tout travailleur immigré a le droit de faire venir auprès de lui sa famille."

Le discours était sans ambages. "Nos valeurs n'ont rien en commun avec le Front National" confiait récemment le Député-Maire de Dreux en parlant au nom de l'UMP. Aurait-t-il évolué depuis? Pas vraiment. Gérard Hamel a toujours eu des convictions fermes quand il s'agissait d'immigration, d'insécurité ou de signes religieux ostentatoires. Mais toujours en respectant la ligne du parti.