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05 août 2008

Les insolites du passé (4/6)

Les faits divers font toujours recette. A Dreux peut-être plus qu'ailleurs. Nous avons tous en commun cette curiosité un peu perverse de nous gausser des malheurs des autres en y ajoutant notre petit commentaire sardonique. Que voulez-vous, on ne se refait pas! Aussi, si la majorité de ces faits divers ont une conotation dramatique, certains prêtent malgré tout à sourire. Parmi les manchettes les plus insolites...

« Sa femme ne supportait pas le pastis, il lui tire dans les jambes »

« Il s'explique avec l'amant de sa femme, une pioche à la main »

« Le pillard des cimetières de la région drouaise construisait sa maison avec des pierres tombales »

« Une 403 percute le Beffroi »

Mars 1964 10045.JPG

 « Une famille bloquée six heures dans un ascenseur aux Chamards »

« Un jeune homme est sauvagement battu : il avait les cheveux trop longs »

« le voleur de faisans rosse le garde qui venait de le surprendre »....

29 juillet 2008

Les insolites du passé (3/6)

Avril 1977 042.jpgMichel Lethuillier n'est pas du genre vantard. On le connait un peu depuis le temps qu'on le fréquente. C'est un homme qui n'aime pas trop s'exposer, discret comme un valet de chambre. Pourtant, dès l'âge de deux ans, le futur maire de Cherisy faisait parler de lui en établissant le baptême de l'air le plus précoce de l'aéro-club de Dreux. En 1947, peu de gens pouvaient en effet se vanter de voyager dans le ciel.

Ce premier contact avec l'altitude lui aura certainement donné le goût des ambitions et de l'ascension sociale.

22 juillet 2008

Les insolites du passé (2/6) - D'estoc et de taille

arme_sabre_yoda_02.jpg1975. C'est l'histoire d'un ouvrier qui pour oublier son quotidien à l'usine de Raville cède aux plaisirs de l'alcool. Un, deux, trois...dix verres plus tard, totalement ivre, titubant à sa sortie du bistro, il entend Boulevard Louis Terrier une petite voix derrière une fenêtre. Est-ce le vin? Un appel diffus? L'individu brise tout de go le carreau pour en avoir le coeur net et se retrouve dans la maison d'un éminent notable drouais, avocat de profession, connu à l'époque pour son engagement politique. Quelque peu maladroit, l'homme trébuche, renverse quelques magazines d'arts martiaux et réveille la vigilance du propriétaire des lieux. Ce dernier, intrigué par ces bruits intempestifs se munie d'un sabre pour se défendre et frappe le cuir chevelu du malfaiteur qui détale beaucoup plus vite qu'il n'était rentré. La police alertée mène son enquête et interpellera quelques heures plus tard l'individu.

Celui-ci, marqué à la tête fut écroué pour violation de domicile avec effraction.

 

16 juillet 2008

Les insolites du passé (1/6) - Cours après moi si tu peux

Années 70, rappelons-nous... La France a peur. Mesrine est l'ennemi public numéro un et le tueur de l'Oise multiplie ses crimes. Dreux qui connait alors une délinquance en pleine croissance décide de se doter du matériel le plus avancé en matière de lutte contre la criminalité : La PLS. Patrouille légère de Sécurité. Elle débarque en 1979, sillonant routes et chemins à l'affût de la moindre infraction. L'objectif est alors d'être réactif sur les opérations en centre ville, rapidement congestionné aux heures de pointe et où la mobylette s'avère être une arme de chasse redoutable. Ce corps d'élite, composé de quatre policiers aguerris aux missions les plus délicates n'a hélas pas survécu à l'avènement du scooter - beaucoup plus rapide - et à la piétonnisation de la Grande rue.

Septembre 1979 051.JPG

16 juin 2008

Vélo social

Depuis deux jours, tout le monde en parlait dans le quartier. "Hey Jack, n'oublie pas la course dimanche!". La course? Mais oui, suis-je bêta, la dernière étape du tour d'Eure-et-Loir cycliste qui après un petit tour en ville arrivait en haut du boulevard Louis Terrier. Mon cher voisin, Marcel Taupin, me rappelait même l'avant veille qu'il fallait remonter à près de quarante ans avec les Paris-Ezy et Paris-Camemebert, pour voir une compétition de vélo dans le coin. C'était dire l'importance de l'évènement.

Chose curieuse, malgré leur enthousiasme, aucun de mes voisins ne voue une adoration particulière à la petite reine. Mais le cyclisme, sport populaire par essence, a ce pouvoir d'attirer les foules même pour une simple épreuve locale. Tout en m'affairant à buter mes pieds de pommes de terre, je guettais de loin les premiers signes de la caravane. 15h35, quelques pétarades de moto. Je lâche aussitôt ma binette pour accourir vers le portail ; les gendarmes. Pas de doute, quand la gendarmerie aboie, la caravane passe. A peine posté sur le trottoir, je reçois un bob Skoda, un dépliant de prévention contre l'alcool au volant et un exemplaire de l'Echo républicain daté du 14 juin. Chouette. Je vais peut-être avoir des stylos du Conseil Général ou des fraises tagada-tzointzoin. Mais non. Les sponsors non content de polluer l'espace sportif sont devenus radins.

Enfin, je retrouvais mes chers voisins, en place pour certains depuis une bonne demi-heure et je dois dire, même si nous nous fréquentons depuis quelques années, que je n'avais jamais eu l'occasion de voir un tel rassemblement. Plus fort que la fête des voisins. Marcel devisait sur les carences stratégiques de Raymond Domenech ; André Sanfrapé m'expliquait que son terrain trop marneux ne supportait pas la culture potagère ; Huguette Legranbois se désespérait de la fraîcheur ambiante... Après quasiment une heure de palabres décousues mais vivantes, un escadron de la gendarmerie ouvrait le passage à un groupe d'échappés roulant à vive allure. Le temps d'une photo, je me relève, voilà c'était fini. Non, pas tout à fait. Le peloton arrivait deux minutes plus tard à toute berzingue. 

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Diable, tout ce temps à patienter pour vivre une poignée de secondes le passage de coureurs pressés. Drôle de constat, où d'un côté l'attente génère du lien social et de l'autre, la vélocité rend inaccessible à tout contact. Ceux qui patientent et ceux qui agissent. La course cycliste, miroir à deux faces d'une société à deux vitesses.