Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

05 novembre 2008

Flic ou voyou

Café de l'époque : casting de figurants pour le prochain film d'Olivier Ducastel et Jacques Martineau : "L'arbre et la forêt".

Travelling sur un groupe accoudé au zinc. Vues sur quelques figures locales : Philippe Patrigeon président des anciens combattants, Remi Heuline, ancien policier municipal, Dominique Delarue du centre de secours principal des pompiers de Dreux. Plan large d'un jeune s'excitant sur le flipper.

Dautrem.jpgGros plan sur Jacques Dautrême, conseiller régional d'eure et Loir sous étiquette FN qui se confie au journaliste de l'Action Républicaine.

- J'ai joué plusieurs fois dans la série PJ. Je voulais jouer un rôle de flic mais on m'a collé un rôle de voyou.

- Ca, faut pas contrarier les vocations...

- Ouais, ben si ça continue, les réals, j'vais m'en occuper. Et aux quat' coins de Paname qu'on va les retrouver, façon puzzle!

- Calme-toi! Tiens, prends une petite Suze, ça va t'aider à digérer.

- Des voyous! J't'en fouterais moi! Et pourquoi pas un dictateur pendant qu'on y est? J'en ai ras le bonnet. Je vais retourner faire de la figuration en politique.

Travelling arrière. Sortie du bar. Générique de fin.

01 novembre 2008

Cire chaude

Un samedi matin, alors que je me promenais du côté de la place Mesirard, j'ai croisé ce drôle de mannequin pas franchement réveillé mais à la chevelure étonnament ordonnée.

P1020924-1.JPG

Je reconnais qu'il a de faux airs de la victoire de Samothrace mais un esprit licencieux me glisse qu'il pourrait très bien s'agir d'une poupée gonflable gay, démontée, bien entendu.

C'était juste sur le stand du SAMU, lors de la journée de la sécurité intérieure où policiers, pompiers, gendarmes... se sont exécutés de bonne grâce à quelques démonstrations auprès du public. L'histoire ne dit pas dans quel état notre ami mannequin a fini sa journée.

21 octobre 2008

Défilé d'automne

2008_1020Fontainebleau0096.JPG

 

 

En ces temps de feuilles mortes, les allées drouaises resplendissent de leurs ors et de leurs rousseurs.

 

2008_1007matinDreux0053.JPG

 

 

 

Tandis que les lycéennes persistent dans la mode du jean serré, la ballerine et le port du sac Longchamp au pli du coude...

 

 

chtx 002.jpg

 

 

 

 

...le méga succès de cette collection automne-hiver reste sans conteste le gilet de sécurité jaune fluo, accessoire indispensable pour habiller votre siège conducteur. Vérifiez, vous verrez.

 

18 octobre 2008

Foot du roi

football-ball.pngC'est une évidence : à Dreux, ville royale, les monarques se sentent chez eux. Mais la royauté n'est pas à l'ordre du jour. Ici je voudrais vous parler des Monarchs. Vous saisissez la nuance? Non? Je ferai peut-être bien de continuer cet article en franglais, à la façon d'un Jean-Claude Van Damme pour vous mettre dans le droit chemin - the right path. All right. So, une nouvelle activité sportive au fort accent Yankee renaît in Dreux depuis septembre : le football américain. Yeah! And the name of the team is the Monarchs. Capito?

Sur le website du club, j'ai appris plein de trucs intéressants. Qu'un premier club avait été crée en 1960 du temps des soldats américains basés à Crucey-Village. Que l'on passait plus de temps en salle de musculation que sur le terrain à bosser les touchdown. Que les membres du club recherchent des pom-pom girls...

Il faut bien ça pour sortir de l'ornière une discipline marginalisée en France et dont on ne parle jamais sur le plan local. Idem pour le cricket, d'ailleurs. Faut donc voir. Comprendre, découvrir. Voire tester. Et les plus courageux pourront alors nous livrer leurs impressions après coup(s).

 

 

13 octobre 2008

Usagé de la SNCF

2008_0317Salondulivre0024.JPGDepuis quelques temps, je suis un de ces voyageurs permanent de la ligne SNCF Dreux-Paris. Une expédition quasi quotidienne pour satisfaire aux besoins alimentaires du foyer. Le travail, quand il n'est pas aidé ou mal payé à domicile, hé bien, il faut aller le chercher à Paris ou dans ses environs. Les mieux motorisés monteront dans leur voiture tandis que les autres, un peu moins aventureux prendront le train. Je fais partie de cette seconde catégorie.

On connaît tous le confort  spartiate des trains de banlieue, leur relative propreté et leur non moins relative ponctualité. Je ne m'étendrais pas sur le sujet, d'autres le font mieux que moi. En revanche pour la fréquence, rien à redire, on peut compter sur des trains toutes les vingt minutes aux heures de pointe.

En fait, le bât blesse au niveau des forfaits à partir de Dreux. Hors Ile-de-France, point de carte orange ou de passe Navigo. Nous sommes obligés de combiner un abonnement SNCF + un coupon mensuel pour voyager sur le réseau Francilien.

Sortons les calculettes. Les comptes d'apothicaire commencent. Un abonnement SNCF Dreux-Paris coûte près de 200 euros. La carte orange deux zones (il faut bien circuler dans Paris ensuite) nous revient à 55,10 euros. C'est déjà une bonne retenue sur salaire surtout quand on sait que les employeurs parisiens ne prennent pas systématiquement à leur charge une partie du titre de transport, a fortiori quand il s'agit d'un abonnement SNCF.

Dans ces conditions, le moyen le plus pratique, et peut-être le moins cher, est d'acheter un coupon 6 zones dans la gare la plus proche dépendant du réseau Francilien. Chez nous, elle se trouve à Houdan. Vingt kilomètres de Nationale, un accès direct mais des travaux qui encombrent l'itinéraire depuis 6 ans. Bon enfin, il y a bien plus contraignant. Arrivé en gare de Houdan, se garer coûte 27 euros par mois ou 67 euros par trimestre. Avec l'essence des 40 kilomètres aller-retour quotidien, les frais s'accumulent.

Le voyageur malin peut aussi envisager de prendre un abonnement SNCF entre Dreux et Houdan pour éviter la voiture. Mais il lui en coûtera 116 euros pour le mois. Autant rester automobiliste. Ou devenir fraudeur.

Bon après tout ça, il faut bien aller bosser. Se coltiner les conversations de ménagères et les bruits d'I-Pod surboostés. Subir les heures de pointe, le trafic incessant du metro et le rythme effréné de la capitale. Y'a finalement qu'une fois au bureau qu'on peut se détendre, à condition bien sûr que le train arrive à l'heure.

Certes, l'intrépide voyageur apprécie doublement le confort de la région drouaise, le week-end venu. Le calme et le charme de la vie de Province... Mais c'est une vie faite d'abnégation pour une quête de confort toute relative stimulée par l'attractivité immobilière et les infrastructures pas forcément satisfaisantes entre Dreux et Paris. De plus rien n'est adapté à la vie des usagers. Aucune administration, aucun commerce n'est accessible après 19 heures. Il faut pouvoir poser une RTT ou attendre le samedi pour un rendez-vous avec son banquier ou acheter une baguette.

Brocardée depuis longtemps de ville-dortoir, Dreux tient, sur ce point, plus que jamais son rang. Mais on entre là dans un autre débat. Pour l'heure je vous laisse, j'ai un train à prendre...