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14 novembre 2006

Fume c'est du belge

C'est ce qu'on appelle un effet boomerang. Bien avant l'annonce du projet de loi de Dominique de Villepin, l'avant-gardiste  patron du Cosy bar avait bousculé les habitudes en banissant la cigarette de son établissement. Bien mal lui en pris car son chiffre d'affaires a pris une violente claque. Résigné face à une telle désaffection, il vient d'inverser la vapeur en autorisant la consommation de tabac. Ca promet des lendemains fumants aux cafetiers.

08 novembre 2006

La sobriété de ses supporters inquiète le FC Drouais

Le constat est amer et dur à avaler : les poivrots désertent les stades de foot. En tous cas à Dreux. L'annonce est passée aussi discrètement qu'un verre d'eau dans une bacchanale lors de l'assemblée générale du FC Drouais. Pendant que Joel Viseux égrénait en toute transparence le bilan financier de la saison écoulée, notant au passage le relatif équilibre de la trésorerie (490 000 euros de dépenses - 430 000 euros de recettes), la manne providentielle consécutive aux transferts de Patrick Vieira D'Arsenal à l'Inter de Milan, via la Juventus, le soutien des partenaires locaux... Bref noyés au beau milieu de ces litanies de circonstance, peu de gens ont relevé que la buvette du club subissait une baisse de 40% de ses recettes. Certes la canicule ne s'est pas encore déplacée en plein hiver mais il y a de quoi interpeller les prévisionnistes et autres conjoncturistes du microcosme footeux. Que se passe-t-il à Dreux? Le jambon beurre est-il rance? La merguez pas assez cuite? Le vin bouchonné? La bière trop tiède? Le club argue qu'il s'agit d'un déficit de bénévoles. Mais l'affaire mérite une enquête approfondie...

07 octobre 2006

Une St Denis dans le rang

Le grand rendez-vous populaire de l'année s'essoufle t-il ?

Mais alors qui aurait raison de la grande braderie drouaise?  Le tournoi de tarot d'une commune voisine? Le cassoulet du dimanche midi un peu lourd à digérer? Ou bien les nombreux mycologues de la région partis cueillir cêpes et trompettes? Manifestement la St Denis a perdu de son lustre. Fini le joyeux capharnaum où il fallait compter une bonne demi-heure pour traverser la grande rue, où l'on sentait le méchoui et la saucisse grillée à chaque coin de rue. Désormais l'organisation est carrée, les camelots font la gueule et les badauds deviennent fuyants. Certains y voient néanmoins un regain d'affluence même si d'autres, comme Philippe Patrigeon, considèrent le cru 2006 en régression (voir la Rep du 3/10). Petite parenthèse : les anciens des années 50 racontent que la braderie drouaise était le théâtre de tous les excès. On buvait à s'en faire péter le gosier et les gars de batterie venant des fermes avoisinantes cuvaient leur vin dans les fossés de la ville avant de repartir au petit matin reprendre leur travail. On imagine mal aujourd'hui de paisibles soûlards joncher les abords de Dreux, les doigts de pieds en éventail et le ronflement intempestif. A Bayonne ou Dax, oui mais ici, moins. Et on peut s'en satisfaire.

Quoi qu'il en soit, l'occasion est donnée aux édiles de sortir le bout du groin. La scène est toujours aussi cocasse. Le maire, précédé d'un agent de police municipal, admiratif devant un étal de saucissons de montagne et derrière, un peu à l'écart sa cohorte, figée, regroupée, souriante donnant l'impression de comploter. Le privilège du monarque ; les astreintes de ses courtisans. Dieu Merci, Dreux reste dans la tradition. Quant à la fête foraine, même le train fantôme déçoit les plus petits...