Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

11 octobre 2008

Chaud show

2008_1007matinDreux0043.JPGBien entendu, vous vous souvenez de Brandon et Diana. A proprement parler, deux prénoms pareils nous inspirent une bonne sitcom de derrière les fagôts, style "feux de l'amour". Ca pourrait mais non. En fait on est plutôt ans le porn édulcoré sur fond de carte postale exotique... Oui, je parle bien de l'île de la tentation.

Diana, qui traîne derrière elle une réputation sulfureuse et une image de filles à calendrier pour chauffeurs routiers, fait aujourd'hui partie de la catégorie des People. Terme qui ne veut rien dire mais qui rapporte beaucoup. Leur truc aux People, c'est de faire du buzz, d'être le plus souvent sur les manchettes des magazines, de se montrer aux soirées hype. Diana sera à Dreux ce soir, au Club l'étoîle. Conclusion : Dreux devient hype, donc.

Je ne sais pas trop ce qu'elle compte y faire. Une apparition furtive, style danse lascive avec un faux boa constrictor ou alors la totale, le strip intégral avec concours du plus gros mangeur de chantilly sur sa poitrine opulente mais siliconée - gare aux mélanges tout de même. Je me méprends peut-être sur les intentions de cette jeune femme, trop influencé par cette affiche soulignant un regard de braise et une gorge que l'on imagine profonde. Son spectacle relève - qui sait? - du stand-up avec florilège de bons mots - je doute cependant qu'elle ne tienne longuement le crachoir à une assistance plus sensible aux formes qu'au fond.

Pour les amateurs du genre, c'est soir, à l'Etoîle et ça coûte 10 euros.

08 octobre 2008

Saint-Denis, priez pour elle!

Trouver une place aussi facilement en ce jour de foire n'était pas bon signe. Lundi midi, en revenant de mon week-end castelroussin, je m'attendais pourtant aux pires difficultés pour me garer en bas de chez moi, à deux encablures de la Grande rue. Mais non, aucun souci. La Saint-Denis ne semble plus paralyser le centre ville, comme ce fut le cas à une époque. Doit-on s'en plaindre ou s'en réjouir?

Je laisse libre cours à vos commentaires sur le sujet. Mais en lisant la presse j'apprends que l'édition 2008 n'a pas été un grand cru.

2008_1007matinDreux0054.JPG

On avance quelques explications à cela : la météo, l'essoufflement du concept, le pouvoir d'achat - le terme polyvalent à tous les maux. On nous promet pour la saison prochaine une foire plus festive, plus centrée sur la gastronomie. Plein de réjouissances. La municipalité compte d'ailleurs mettre le paquet ... Et si les drouais n'avaient plus bonnement le goût à la fête? Les ménages ont le moral dans les chaussettes, les commerçants devant aussi peu d'entrain consumériste font la gueule et le badaud venu faire bamboche découvre un centre ville dégarni alors qu'il devrait être bondé, noir de monde. Dans les années 80, on parlait déjà de crise, mais un jour de Saint-Denis il fallait bien compter une demi-heure pour se frayer un chemin de la rue Parisis au Beffroi.

Aujourd'hui, je ne sais pas. Je n'étais pas là le week-end dernier. Mais si les drouais ne sortent même plus les jours de fête, il y a effectivement de quoi se poser des questions.

06 octobre 2008

Clap de fin...Moteur!

chtx 075.jpgDans quelques jours, les projecteurs du cinéma Delta s'éteindront, définitivement. Il restera à la fin de la dernière séance un peu de pop-corn sur la moquette, un emballage d'esquimau coincé entre deux sièges. Et des souvenirs, forcément. D'affiches, d'ambiance, de guichetiers. De décor, comme cet épais crépi au mur et ce grand rideau à fenêtres publicitaires. De gens, bien sûr, que l'on retrouvait sur le trottoir pour "refaire" le film. Et puis il y a ces condensés de vie qui remplissent notre pendant nostalgique avec leurs instants d'émotion ou d'ennui profond. Un flirt en suivant "La Boum" du coin de l'oeil . Un frisson passager  pendant "Amytiville". Une franche rigolade avec "La cage aux folles". Un baillement pour le "Pirate des Caraïbes II".

Depuis longtemps, on se plaignait du Delta. De sa programmation. De ses sièges. Du mauvais son. D'un public parfois trop chahuteur. D'autres persifleurs ont repris le refrain de la complainte lorsque les époux Brunet, propriétaires du Delta ont lancé dans les tuyaux leur idée de multiplexe. Trop couteux. Trop subventionné. Irréaliste. Mais le cinéma, c'est aussi du rêve, il faut avoir un peu la tête dans les étoîles pour y croire. Alors les Brunet ne se sont pas démontés et sont allés au bout de leur projet.  Un multiplexe pour satisfaire aux envies des cinéphiles drouais. 1535 places, 9 salles, 250 séances par semaine, un café, de la V.O... Un gigantisme relativement déconcertant pour Dreux, mais on reparlera business un peu plus tard si vous voulez bien. Place au spectacle et au divertissement. Soufflez les lumières et ouvrez grands vos yeux. Chut...

salle1.JPG

L'une des salles du multiplexe drouais baptisé "Ciné Centre".

 

01 octobre 2008

Edifientes

2008_0928Dimanche0008.JPGIl y a quelques jours, je reprenais une info de l'Echo Républicain où Guy Roussel, le monsieur karcher de la ville, se lamentait de la propreté de la rue du Mur, consacrée rue des crottes sous la plume de Pascal Boursier.

Je viens de trouver la rue des fientes. Un pavé constellé d'impacts, oeuvre de volatiles postés sur les poutres reliant les deux magnifiques bâtisses de la rue d'Illiers, fleurons de notre patrimoine immobilier. Que le sol soit jonché d'excréments, passe encore. Il paraît même que les pêcheurs s'en servent pour "mouiller l'amorce". Mais ayant repéré la position des pigeons confortablement perchés, j'invite tous les drouais à manifester la plus grande prudence lorsqu'ils passeront à l'endroit-dit.  Amis, sortez parapluie et couvre-chef si vous ne voulez pas que les selles vous tombent sur la tête.

2008_0928Dimanche0006.JPG

Sinon, j'allais oublier... Clochemerle-les-Dreux a deux ans aujourd'hui. Merci à tous ceux qui viennent me lire, même irrégulièrement.

18 septembre 2008

Un bouquet pour Viollette

L'hommage aurait pu passer pour un paisible rassemblement entre copains-pêcheurs, comme au temps jadis où les amateurs de gaules se réunissaient pour l'empoissonnement des étangs. En y regardant de plus près, on reconnaissait pourtant quelques huiles locales ancrées à gauche. Mohamed Bougafer, Birgitta Hessel, Christian Mager-Maury, Maurice Legendre, Eric Duquesnoy... Bref, l'assemblée n'avait rien d'une brochette de barbeaux. Plutôt de fidèles pélerins venus rendre hommage (à leur mentor? Leur guide spirirtuel?) à Maurice Viollette, dont la disparation un 9 septembre 1960 est sujette à une petite cérémonie entre camarades socialistes et tenants d'un certaine vision de la laïcité.

Septembre 1960 137.jpg

Of course, le parterre de sympathisants et autres amis reconnaissants s'est dégarni au fil du temps. Pourtant, au lendemain du décès de l'ancien ministre d'Etat du front populaire, une foule considérable se massa autour du Beffroi, devenu chapelle ardente pour la circonstance. Chaque année ce fut à la même date, un cortège d'hommes et de femmes politiques, parfois de simples citoyens drouais reconnaissants qui vinrent se recueillir sur le monument commémoratif posté juste en face de la sous-préfecture. Françoise Gaspard, qui écrivit d'ailleurs un ouvrage à son sujet, fut l'une des plus assidue. François Mitterrand, alors secrétaire général du PS, vint également y déposer une gerbe de fleurs.

Mais bon avec le temps va, tout s'en va... l'affluence des premières années s'est réduite en un petit attroupement qui tient difficilement sur les deux colonnes d'un tabloïd. Heureusement il reste encore quelques disciples qui veillent précieusement sur l'héritage et la mémoire de la personnalité drouaise la plus marquante du XXème siècle.