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13 décembre 2006

Du gruyère sous la chaussée

medium_DEM_014.4.jpgL'espace d'un  instant, Marcel Taupin a bien cru qu'ils étaient là. Un trou béant de six mètres de large pour trois mètres de profondeur, un cordon d'agents, des experts de toute part, ça ne pouvait être qu'eux. Oui, enfin, les extra-terrestres quoi! Il fallait le croire pour se pincer ou bien tourner son cerveau sept fois dans sa langue. Un OVNI venait de s'écraser sur notre bonne vieille ville en lieu et place de la rue de la Plagne. Marcel voulut s'approcher de l'impact quand un homme en uniforme lui intima l'ordre de se tenir à distance. Il profita de cette prise de contact pour s'informer. Le fonctionnaire de police se plia de bon gré aux explicationss d'usage et relata en des termes concis la nature prosaïque des évènements. La chaussée venait de céder sous l'effet conjugué des eaux de pluie et des poids lourds. Rien que ça. "Ici les routes sont des nids de poules avec du bitume autour" s'emporta Marcel. Il n'a pas tort, il est même conseillé d'avoir de bonnes suspensions pour rouler à Dreux. Et notre homme en colère d'ajouter "Pas étonnant de voir que le sol se dérobe sous nos pieds tant l'entretien de la voirie est indigent".

De plus, le sous-sol du quartier de la grande falaise est constitué de galeries et de passages souterrains. Ce que ne manque pas de confirmer Jean-Christophe Fanel, chef d'agence à la Lyonnaise des eaux. "Ce secteur est truffé de caves. Dans le cas de la rue de la plagne, il y a eu un premier remblai mais qui était d'une structure friable. Ce remblai n'a pas résisté aux effets crées par le ruissellement des eaux de pluie et par la circulation de poids lourds de tonnage important". Et Marcel de conclure : "Ben s'il y a des caves, il est où le pinard?"

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09 octobre 2006

Media hi-tech

medium_DEM_029.2.jpgUn bon ami steward - très zen au demeurant - me rappelait fort justement que rien se sert de courir, il faut décoller à point. Il n'est pas du coin contrairement aux nombreux râleurs qui dès les premiers coups de pioche prédisaient un avenir funeste à notre flamboyante médiathèque. Pêle-mêle on critiquait l'emplacement, la hauteur du bâtiment, le coût des travaux, les ambitions culturelles de la ville.... Le drouais n'aime pas trop le changement, ni la bousculade, il faut le rassurer, lui donner des garanties. Lui dire que son Opel rouge est plus belle que la Citroën bleue de son voisin.

Enfin au bout de quelques mois, l'édifice inauguré, les abords presque réhabilités, l'ensemble est urbain, piéton, moderne, classe. Le parking souterrain est une réussite tant au niveau de l'architecture que de l'attractivité des prestations. L'esplanade a vocation au rassemblement. Derrière, un jardin avec pas japonais en ardoise et petit pont de bois présage un centre ville de plus en plus vert (??). Intéressant, non? Mais voilà, une fois franchie la grande verrière de la médiathèque, sortez vos polaires car visuellement ça caille. Les colonnes fraîchement décoffrées, les dalles noires et mouchetées, le très haut plafond métallique, le gris du ciment rappellent un peu Brazil de Terry Gillian. Rien de grave, il s'agit seulement d'un contre-temps, les finitions viendront. C'est bien ça, non? Ceci dit du premier étage, on a jamais aussi bien vu la place Mésirard et la Chapelle Royale. Ces grandes baies vitrées qui ont tant fait suer le personnel au plus fort de la canicule ont l'avantage de mettre en perspective une partie du patrimoine local. Et celui d'offrir un confort de lecture incomparable lorsqu'un rai de lumière éclaire votre ouvrage. (Le chargé de com de la ville aurait pu l'écrire. Mais lui au moins n'a pas osé...).

Venons-en à l'essentiel : le fonds. Alors forcément, il ya quelques étagères vides (la médiathèque déjà victime de son succès?), des espaces vacants, des collections inégales... mais on repart les mains pleines. Alors, alors?? Ben oui que les esprits chagrins se rembrunissent, Dreux a dégainé son arme culturelle. Ah, J'oubliais, il y a même une salle d'expo, assez digne d'une galerie d'art parisienne. Alors adhérons, adhérons.