Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

21 janvier 2007

Maisons et Jardins

medium_Parc_a_velo_lampadaires_011.jpgCe qui fut un modeste bras de Blaise et qui n'est pour l'instant que dalle de ciment deviendra dans quelques mois le joyau de la flânerie romantique. Dreux se métamorphose comme en témoignent les vastes chantiers entrepris en centre ville. Il y a les logements de l'ilôt Violette, ceux de l'isle aux Poètes, de l'hôtel Montulé et ce jardin bucolique qui prendra dans quelques mois des allures de guinguette entre les rues Merigot et des Teinturiers. Jugez-en vous même, il est prévu d'y aménager :

- Une pergola

- Un sol en bois exotique

- des jets jaillissant de dalles en granit percé

- Une grande fontaine circulaire positionnée à chaque extrémité du jardin

- Une terrasse en bois aménagée devant le Market-Pub

- des bordures en granit de Lanhélin

- des arbres et des fleurs (Magnolias, buis, pivoines, glycines)

- Des bancs

 

Les rares pêcheurs qui tentaient d'apercevoir les gardons devront désormais se rendre en amont du coté de l'ilôt Violette où un bras de Blaise sera cette fois découvert sur 60 mètres de long. Une redisposition du cours d'eau qui coûte la bagatelle de 2 millions d'euros. Versailles peut trembler : Dreux fait désormais dans le haut de gamme.

17 janvier 2007

Un parking sans cyclos

medium_Parc_a_velo_lampadaires_010.2.jpgLes lecteurs de la médiathèque ont pu observer à travers les grandes baies vitrées donnant sur la rue Ernest Renan l'étrange vacuité qui règne sur une place bornée de U renversés et de potelets censés accueillir les deux roues. Le panneau l'indique formellement : cet espace est un parking strictement réservé aux cyclos. Merci de le préciser car de cyclos, on en voit point. Alors pourquoi cette déshérence?

Pascal Boursier, fin limier de l'Echo Républicain a mené l'enquête avec ce flair qu'on lui connait tant. Interrogeant plusieurs activistes de la mob, le téméraire journaliste nous apprend que l'endroit n'est pas suffisamment sûr pour laisser tout engin à roues, même une poussette, en stationnement. Un secteur pas assez sécurisé aux yeux de certains, trop isolé pour d'autres.

Pendant qu'André Garillet, président de l'association de sauvegarde du patrimoine drouais, crie au gaspillage de l'argent public, Jean Bruck use d'abord son flegme légendaire. "On a peut être fait une erreur. A croire qu'il n'y a pas de cyclistes et de cyclomotoristes à Dreux et que tous les jeunes sont suffisamment riches pour s'offrir une voiture". Puis de son autorité. "Ce parking restera car les cyclos n'ont pas le droit d'entrer dans le parking souterrain". Avant de conclure avec une logique implacable qu'"il serait ridicule de reconvertir cet espace en parking pour les voitures. On gagnerait trois places alors qu'à quelques mètres de là, il y en a plus de 500 dans le parking souterrain".

medium_Parc_a_velo_lampadaires_004.2.jpg

 

Et si on convertissait ce parking en aire de croquet? En grand défenseur de la cause sportive, Jean Bruck apprécierait.

12 janvier 2007

L'arbre sur le toit

medium_Rue_St_Jean_001.jpg
 
 
Au bout de la rue St Jean, un pan de bâtiment subi depuis quelques jours l'offensive des démolisseurs. Les gravats s'amoncellent autour du "Celtique", vestige de la cinéphilie drouaise au milieu des ruines. De nouveaux logements flambants neufs verront le jour sous un nom - l'Isle au poète - qui sent bon l'eau de Cologne. Si les promoteurs justifient leur inspiration lyrique, ils épargneront cet arbre (ci-dessous), symbole vivant d'une nature s'imposant sur la matière. Histoire de démontrer que leur poésie n'est pas de façade.
 
 
medium_Rue_St_Jean_003.jpg

21 décembre 2006

Histoire de chiotte

Pauvre Beffroi... Déjà ébranlé par les travaux du parking souterrain de la place Métezau, éprouvé par la découverte d'armes de guerre dans son placard à balai, le voilà douché à sa base par de vils individus aux vessies sans retenues. L'acte aussi naturel qu'il soit, est répréhensible en cela qu'il corrode ses vieilles pierres, qu'il affecte l'hygiène de la ville et qu'il diffame le socle de notre patrimoine local.

Alerté sur ce problème sociétal et de salubrité publique, Gérard Hamel - légèrement indisposé ? - au sortir d'une réunion Proximum début décembre, s'était inquiété de l'absence de lieux d'aisance près du Beffroi. Même pas un arbre ou un recoin à l'horizon, le no chiottes' land. L'homme qui mène rondement ses affaires avait chargé son adjointe Thérèse Denier-Dubos d'une urgente commission : régler au plus vite le dossier des vespasiennes, lui lançant au passage un pressant "Thérèse, je veux que dès lundi les toilettes soient ouvertes". 

Malheureusement l'information transite assez mal à la mairie de Dreux et les services techniques laissent pisser le mérinos, prétextant la compexité et la longueur des travaux à mettre en oeuvre. L'affaire trainasse, la presse locale se gausse et l'homme de la rue se retient. Pourtant ça urge, deux semaines plus tard et les gogues ont l'air aussi vivantes qu'un étron sur la chaussée. Du côté de l'Hôtel de ville, ça râle en haut et on ricane en bas. Le premier magistrat prend alors les choses en main et sonne le tocsin. Cahin-caha, les agents municipaux prennent pelles et pioches et partent en mission sanitaire. Après quelques aménagements et deux ou trois raccords, ils parviennent à donner un rôle d'utilité publique à cet ancien espace privé, sorte de local à poubelles désaffecté. Soulagé d'en conclure, l'un des agents aurait formulé en guise d'épilogue "Ben voilà, c'était pas la peine d'en chier une pendule".

 

 medium_DEM_005.jpg

14 décembre 2006

Les boules indélicates

medium_DEM_004.jpgEtait-ce la brume naissante ou les vapeurs de cet alcool de gentiane? Ce soir là, Marcel Taupin renifla le pavé et ressentit une vive douleur à son gros orteil. "Foutre de Dieu", confessa-t-il. Pourtant, quelques secondes auparavant, il traversait allègrement la place Mésirard sous les lumières de Noël. Sans doute décontenancé par une magnifique animation multicolore qui illuminait le balcon d'un riverain, il ne remarqua pas cette énorme boule en fonte scellée au sol et qui l'envoya à terre, sur le parvis. Après un juron de circonstance, légitime face à une telle mésaventure, Marcel observa les alentours. Des dizaines de billes du même calibre balisaient les contours du plan de circulation routier. Il ne savait pas encore qu'avant lui, certains piétons étourdis avait expérimenté le saut de l'ange en culbutant cette artistique forme de mobilier urbain. Ou qu'un camion avait percuté l'une de ces sphères, l'arrachant de sa base et l'expédiant droit dans la vitrine d'un coiffeur de la Grande rue. Une automobiliste y aurait même coincé son véhicule en tentant une manoeuvre périlleuse. 

La malédiction semblait gagner les drouais sans qu'aucun édile ne réagisse. Jusqu'à ce que le pied d'une élue goûte à la fermeté de la fonte lors des cérémonies du 11 novembre. C'en était trop. La ville dépêcha une commission ad hoc qui vérifia la conformité de ces maudites bornes de voirie et jugea qu'elles représentaient "un risque important pour les piétons". Marcel Taupin, lui, se jura qu'il regarderait désormais où il mettrait les pieds, avant de se faire justice en descellant l'objet de sa contrariété.

medium_DEM_001.jpg