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05 février 2007

Du gruyère sous la chaussée (suite)

Il y deux mois, la chaussée se dérobait rue de la Plagne ouvrant un cratère de 6 mètres de large pour 3 mètres de profondeur. Des étais avaient été installés pour consolider les bâtiments voisins et le trou avait été rebouché à la hâte, nécéssitant 50m3 de matériaux. Mais voilà, du côté des riverains le malaise demeure, légitimement inquiets de nouveaux effondrements et pour ceux déjà victimes de l'incident, impatients de trouver une solution d'indemnisation.

Les anciens ateliers municipaux ont également souffert d'éboulements. Un agent des services techniques oeuvre depuis quelques jours pour déblayer les gravats, à l'ancienne, avec pioche et pelle. La cave est obstruée, la terre atteignant même l'entrée de la rampe d'accès. Il n'y a pas si longtemps on parlait de réhabiliter une partie des locaux en logements. Il ne fait aucun doute aujourd'hui que l'ensemble restera en l'état.

Traverser le secteur incite donc à la plus grande vigilance. En guise de prévention, un panneau intime aux automobilistes de rouler à 15 km/h dans la portion de la rue des caves allant des numéros 2 à 20. A moins de posséder une vieille Trabant encore bridée, peu de conducteurs suivent la consigne, au risque de faire moutonner leur moteur ou de perdre de précieuses secondes. La lénifiante mesure fait sourire ; on colmate simplement les brèches comme on peut.

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01 février 2007

En pleine croissance démographique

Alors comme ça nous sommes 1000 de plus et on a même pas été présentés à nos nouveaux concitoyens. Les manières se perdent. Néo-drouais manifestez-vous, organisez une crémaillère géante et surtout consommez, la ville a besoin de votre argent.

Gérard Hamel, notre bien aimé maire, s'est bien entendu félicité de cette augmentation de la population drouaise - De 31 822 en 1999, nous sommes passés à 32 900 habitants, soit une progression de 3%. Dans le bulletin municipal, Dreux.com, il observe que ce "phénomène est relativement rare dans les villes moyennes et en particulier notre région. Ce n'est pas un hasard. La rénovation et la construction de nombreux logements dans nos quartiers comme en centre ville portent leurs fruits. Ce mouvement va s'amplifier avec les opérations successives de rénovation urbaine et la poursuite des aménagements urbains qui renforcent l'attractivité de notre ville."

Hé oui, le charme des belles façades séduit toujours autant.

30 janvier 2007

Les poètes investissent le BO

Le bar d'Orléans (BO pour les habitués) fut pendant plus de 20 ans une officine du poujadisme local et du racisme ordinaire, celui qui rampe sournoisement au ras du zinc. Sa notoriété était née avec l'avènement du Front National lors des municipales de 1983 où Jean-Pierre Stirbois et ses sympathisants y avaient trouvé un point d'attache. Derrière le comptoir, deux frères aussi dissemblables qu'un blanc de poulet dans une salade de betteraves, assistaient aux débats, le visage impassible et l'oeil maussade. Au fil des années, l'image sulfureuse du bar s'était quelque peu aseptisée, les étudiants bon chic bon genre prenant le pas sur les nazillons, la clientèle se raréfiant, l'"âme" du lieu disparaissant progressivement, malgré quelques irréductibles aux accents franchouillards.

Alors un beau jour de 2006, le BO a fermé ses portes. Les nouveaux propriétaires ont tenu à marquer leur différence en affichant une enseigne  - le cercle des poètes retrouvés - pleine d'à propos. Reste à savoir si l'effet d'annonce tient ses promesses parmi la clientèle.

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23 janvier 2007

Ilôt Violette : la genèse d'une résidence

Depuis quelques temps, le badaud drouais observe d'un oeil goguenard le ballet des grues et des pelleteuses en lieu et place de l'ancien lycée Maurice Violette, juste à côté du marché couvert. Il faut dire qu'entre les travaux de démolition, les fouilles et les divers atermoiements administratifs, la résidence haut standing (2700 euros le m2) se fait toujours désirer. Il semble toutefois que les opérations aient pris une tournure plus concrète avec le coulage des fondations et la pose des premiers parpaings. En attendant l'inauguration prévue début juin, suivons ensemble l'évolution du chantier.

 

22 janvier 2007

Un jardin sur un mur (qui picore que du dur...)

medium_Usines_desaffectees_jardin_vertical_020.jpgIl y a encore quelques jours le printemps s'était invité en hiver. Cette intrusion avait fortement contrarié Marcel Taupin qui nourrissait de fortes craintes pour le bon équilibre de l'environnement naturel. En son for intérieur, il fulminait, accusant ces américains qui ne voulaient pas ratifier le protocole de Kyoto, tempêtant contre ces navires indélicats qui dégazaient en pleine mer au premier coup de blizzard. Et puis avec ces températures clémentes,  il ne pouvait toujours pas revêtir ce joli chandail que lui avait tricoté sa soeur et qui représentait une vue du Kilimandjaro avec ses cimes encore enneigées. 

Sur son chemin, il partagea la misère de ces crocus et perce-neiges sur le point d'éclore et menacés par le tranchant d'une lame de froid. "Tout va de travers quand les fleurs se développent à l'envers". Il eut un vivifiant dementi place Mésirard, en tombant sur un panneau vertical où poussait un florifère de plantes.  Marcel, qui n'aime pas voir ses questions sans réponses, s'informa rapidement sur cette étrange culture. 

Il apprit ainsi que le concept du jardin vertical - ou écosystème sans terre - est l'oeuvre du botaniste Patrick blanc qui a su mettre en place un système aussi écolo qu'atypique. L'ouvrage est réalisé en acier galvanisé, matière légère et solide sur laquelle on applique un tissu épais composé de matériaux synthétiques (fibres imputrescibles et films plastiques micropercés). Sur la partie supérieure de la structure court un réseau de gouttes à gouttes, alimenté grâce à un circuit d'arrosage partant de la base du panneau où un rail récupère les eaux de ruissellement. Les différentes vivaces disposées  - fougères, hostas, hébés, menthes, thyms, sédums, cytises, parmi les plus fréquentes - ne nécessitent dès lors qu'un entretien sommaire.

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Ebloui par cette découverte, Marcel proposa rapidement que l'on installe ces jardins sur les bâtiments aux façades lépreuses ou défraîchies. On lui répondit que son idée était louable mais coûteuse. A près de 500 euros le mètre carré, la culture verticale des plantes se réalise avec parcimonie. Et "la Taupe" de rétorquer "C'est qui parcimonie?".