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06 février 2012

Le théâtre du Blanc-Manteau

La neige à Dreux est toujours un évènement. Non pas qu'elle soit rarissime, il arrive que quelques flocons tombent de temps en temps l'hiver. Mais quand la neige se cramponne au sol, lorsque tout est blanc et que les automobilistes font du chasse-neige sur les routes, tout le monde ne parle que de ça. Encore mieux, tout le monde se rapproche. On parle plus facilement à son voisin, on se prête la pelle pour dégager son pas de porte, il y a comme une solidarité naissante avec bonne humeur contagieuse. Dans ces conditions, on aimerait bien qu'il neige plus souvent.

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Quelques contacts Facebookiens ont publié de jolies photos. Je les relaie.

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La rue du Bois-Sabot par Virginie Laval

 

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L'avenue des Fenôts par Virginie Laval

 

Place du vieux Pré vers le stade par Raphaël Fattelay.jpg

Vers le Vieux Pré par Raphaël Fatteray

11:43 Publié dans Etat des lieux | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : dreux, neige

24 novembre 2011

Chefs d'oeuvres invisibles

Dans un post publié le 12 novembre dernier, l'équipe pédagogique de l'école Saint-Martin nous présente une fresque qui orne le mur de sa salle de réunion. Beaucoup plus classe qu'une affiche du SNES. Il est en outre précisé que cette peinture est l'oeuvre d'Edouard Michon (1848-1943). Rien de plus.

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Alors je prends le relais. Michon est né à Anet mais a suivi sa scolarité au collège Saint-Pierre - Saint-Paul de Dreux. Il peint principalement sur murs intérieurs avec pour source d'inspiration son environnement local. Dreux est une muse pour ceux qui en douteraient encore... Il fixe ainsi de nombreux paysages de la vallée de l'Eure, des vues d'Anet et ses environs. Difficile toutefois de les admirer puisque ses oeuvres figurent dans des lieux inaccessibles au public.

Dreux, une ville d'art qui cache ses trésors. Il existe ainsi au plafond d'une salle de la Caisse d'Epargne deux portraits de personnalités drouaises. Mais je ne sais pas lesquelles - de fins limiers sauront peut-être retrouver leur identité. D'autres, représentant les comtes de Dreux, ont été peints dans le Beffroi. Enfin, cette grande fresque murale à l'huile (233 X 583 cm!) a servi à la décoration du réfectoire de l'école Saint-Martin. Elle représente Dreux en vue générale avec ses principaux monuments et Saint-Martin en premier plan.

Voilà pour la grande histoire. Pour la petite, ce panorama aurait pourtant dû disparaitre. Au milieu des années 50, les équipes techniques de la ville viennent donner un coup d'éclat aux bâtiments de l'école. On prévoit notamment de ripoliner les murs. Sur l'un d'eux, Noël Ferrand, un jeune géomètre présent sur le chantier, se désole de l'état déplorable de la peinture de Michon. Pour le chef d'équipe, il faut faire place nette et se débarrasser de cette vieille croûte délavée.

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Ferrand proteste et soutient qu'il faut restaurer. Il en avise son ami Marcel Marliez, peintre en bâtiment à la ville mais aussi artiste en privé. Les deux hommes arrivent à convaincre les autorités publiques de mettre en oeuvre des travaux de restauration. Marcel Marliez sera chargé de redonner un peu de couleurs à la Vue générale de Dreux. Sans lui, les profs de Saint-Martin n'auraient aujourd'hui qu'une vue sur les tracts syndicaux et le menu de la cantine.

09 novembre 2011

Dreux sur le web

L'offre de sites et de blogs se densifie progressivement dans le paysage drouais. L'information gagne du terrain sur le web et elle devrait s'accroître face à la disparition progressive des publications sur support imprimé. Pour vous y retrouver dans cet espace numérique, voici un petit schéma des ressources disponibles sur internet.

Dreux sur le web et Commerces / Dreux en images / Spectacles & Loisirs / Associations dans (jacko28)

 

 

21 septembre 2011

Poste restante

« Bougez avec La Poste ». Vous vous souvenez peut-être ce slogan rabâché à longueur de pub. Au beau milieu des années 80, un spot signé Jean-Paul Goude insufflait un modernisme décapant à l’enseigne jaune et bleue. Le service public faisait peau neuve, le service courrier était relooké selon les dictats du marketing.

 

« Fuyez avec La Poste ». Aujourd’hui que reste-t-il de cette institution ? Des oripeaux, des grimaces. A Dreux, le bureau du centre ville assure le service minimum en terme d'accueil.  Rien à voir avec le centre de tri situé en zone Nord, rue des Livraindières. Vous y trouverez un parc automobile digne des plus gros concessionnaires français et un bâtiment flambant neuf. En apparence seulement. Car il y a comme un décalage entre la logistique et le service fourni.

Depuis plusieurs années déjà, la distribution du courrier laisse à désirer côté drouais. Elle est devenue dans certains secteurs aléatoires, quasi-hebdomadaire en certaines périodes. Bref, elle ne tourne plus rond.

Jusque là les retards pouvaient être relativement tolérables. Sauf que, depuis cet été, de nombreux destinataires ont vu leur courrier repartir chez l’expéditeur pour une raison inconnue. Faute de moyens ? De personnel ? Cette carence de distribution inquiète. Passe encore quand il s’agit d’une carte postale. Mais de nombreux drouais n’ont jamais reçu leurs troisième tiers prévisionnel ou leurs taxes foncières. Les avis de paiement sont revenus directement au centre des impôts qui doit maintenant gérer les errements de La Poste drouaise.

Bref, plus rien ne nous surprend en ces temps de démantèlement du service public. Nous assistons juste impuissants, à cette mutation régressive sans qu’aucune alternative puisse actuellement nous laisser entrevoir des lendemains qui chantent.

19 septembre 2011

La verrue bientôt cautérisée

Le grand blessé a découvert ses plaies. Victime d’un incendie dont on ne saura jamais les véritables causes, le magasin Eurodif situé en Grande rue était jusqu’alors recouvert d’une gigantesque bâche en façade pour masquer la misère.  Les travaux de démolition et de reconstruction aujourd’hui entrepris permettent au badaud de redécouvrir cette étonnante fresque apocalyptique.

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Rappel des faits. En ce jour de 25 juin 2006, les drouais du centre ville se réveillaient sous une odeur de plastique brûlé. Le cœur d’agglo, comme les élus se plaisent à dénommer l‘hyper-centre, prenait une flèche en plein poumon. Point d’ancrage  de chalandise, locomotive commerçante, l’Eurodif justifiait à lui seul une virée en Grande rue. On y trouvait du tissu de bonne qualité à bon marché, des vêtements, de la décoration pour la maison et tout un rayon mercerie.

La bonne santé de l’enseigne était pourtant précaire. Son propriétaire, le groupe Omnium qui possède également Devred et Burton - présentait des signes de faiblesse au cours de son exercice 2006. Supportant mal la concurrence du discount vestimentaire (La Halle, Kiabi, Tati), il mettait en place une stratégie de restructuration pour éponger les dettes.

Après quelques cessions de magasins Eurodif à l’espagnol Zara et  un plan social conduisant 300 salariés au licenciement, Omnium retrouve son équilibre. Aujourd’hui le groupe va mieux, merci pour lui.

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Phénomène curieux ou surnaturels, de nombreux magasins Eurodif ont été ravagés par des incendies. Un premier à Versailles en 1992, puis trois autres entre 1999 et 2001 (Quimper, Fougères et Châteauroux). Enfin Brest (2008) et Chaumont (2010).

Si certains seront reconstruits, celui de Dreux va rester en jachère pendant plusieurs années, offrant à la vue de tous, pendant quelques mois, le spectacle d’un bâtiment entièrement calciné. La ville va tenter de relancer les négociations pour une réouverture. Les propriétaires préfèrent vendre mais se montrent gourmands sur la transaction immobilière. Le dossier va trainer jusqu’à la préemption de la ville sur le bâtiment.

Actuellement en phase de démolition, l’ensemble devrait être ensuite cédé à un promoteur.

Une question reste maintenant en suspens  : qui va s’implanter sur les 1 300 mètres carrés de l’espace ? On sait déjà qu’une partie sera occupée par des logements à l’étage et une autre par un parking souterrain. Pour le reste, rien ne filtre sur les futures enseignes qui s’installeront sur le site. Un temps il fut question d’un Prisunic. Puis ce fut la piste Monoprix. Aujourd’hui la tendance irait vers une galerie commerciale de franchisés. L’identité du ou des futurs magasins est donc soigneusement tenue au secret. Pour la bonne tenue des négociations? Ou tout simplement parce qu'aucun commerçant ne s'est encore manifesté?