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23 septembre 2007

Eclairons nos lanternes

Le mobilier urbain, vous y prétez attention? Nous allons étudier ensemble les différents styles de ces objets d'utilité publique qui nous entourent, qu'il s'agisse de poubelles, de bornes, d'horodateurs, de panneaux de signalisation ou de réverbères. Un bon ami lampiste me rappelait récemment qu'on reconnaissait les beaux quartiers d'une ville à ses lanternes. Brillante remarque qui corrobore les options prises par la municiaplité pour éclairer rues, boulevards et allées. Par ici la visite, suivez le guide :

4ee0ad8d0c2a4e130c8a227cf358e462.jpgNous avons tout d'abord le modèle diplodocus vouté, visible à proximité des immeubles Louis-Philippe et du Dauphin

 

 

 

 

 

eedaedb8419687b49ff9f95053977872.jpgLe casque à permanente, proche de chez moi et quasiment omniprésent sur les plateaux de Dreux. Modèle vintage et économique de surcroit

 

 

 

 

8e1062bb1b83d87bcf64cd963ed8c5d0.jpgBien entendu l'hyper-centre a droit à de belles lanternes de style classique

 

 

 

 

530b976febf90072911acaac6281e996.jpgEnfin le modèle futuriste directement inspiré des awacs

19 septembre 2007

L'oeuvre du temps

 

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Même si certains esprits vipérins considèrent qu'il est fort en croûte, Gérard Fromanger ne vend ni livarot, ni camembert. Une bonne crémerie ne ferait pourtant pas défaut en centre ville. Mais voilà, notre homme, qui n'a rien contre une bonne pâte molle, exerce le beau métier de peintre. Et plutôt que de chercher vainement un Pont l'évêque fumant et transpirant, il pose ses pinceaux dans la région pour y laisser son empreinte d'artiste.

Nous sommes au début des années 80, le temps où la culture sort tous azimuts des entrailles de la cité. Des concerts à tire-larigot, des radios enfin libres, des festivals de poésie ; dans ce joyeux tumulte où la scène alternative met son grain de sable, les murs prennent la parole. Fromanger les fait chanter en réalisant cette fresque sur une maison de la place du Musée. A l'époque, l'oeuvre intrigue avec ses tons bariolés et cet air connu :

"Entrez dans la danse

Voyez comme on danse

Sautez, Dansez 

Embrassez qui vous voudrez"

A deux pas de l'école St Martin, on prend cette curiosité comme un charmant clin d'oeil, une allégorie à l'enfance retrouvée, avec ses parties de cache-cache et ses rondes. En 1982, cette fresque a même le privilège de figurer dans une luxueuse brochure rassemblant 13 murs de france pour l'originalité de leur conception artistique.

8992413bdeb22fa19afb99f370a444f9.jpgAujourd'hui, les panneaux de bois sur lequels l'oeuvre avait été exécutée, dépérissent, délavés et boursouflés par le temps. Et on se demande qui du propriétaire des lieux ou de l'autorité publique peut stopper l'hémorragie et prendre en charge conservation et rénovation de la fresque. Monsieur Façade, alias François Lemonne, conseiller municipal en charge de la valorisation du patrimoine ancien, a peut être une idée sur la question???

17 septembre 2007

Fumant

Pierlouim vient de me laisser un commentaire qui mérite d'être lu, ou plutôt vu. L'incendie d'Eurodif comme si vous y étiez de bon matin - manifestement il fallait se lever tôt ou rentrer de boîte de nuit pour y assister. Plus d'un an après, on ne connaît toujours pas les causes du sinistre. On sait juste que l'enseigne de textiles ne réouvrira pas ses portes en Grande rue.

 

03 septembre 2007

Vogue sur les flots bleus

fcaf3a845c952f0700026a736629b809.jpgN'en déplaise à certains, le bleu layette fait fureur cette saison sur les façades du centre ville. Hasard de la mode? Envie d'île de Ré? Fantasme d'adulescents nostalgiques des schtroumpfs? On a pas encore atteint les concepts marketing pour bombes désodorisantes (brise marine) ou gels douches (fraîcheur océan) mais il semblerait qu'une partie des drouais ait choisi l'influence du grand large pour enluminer volets, portes et encadrements de fenêtre. Hé oui, les tons changent me rappelait récemment un bon ami coiffeur, spécialiste de la permanente sans amoniaque. Il reste certes des inconditionnels du chêne foncé ou de l'immaculée laque blanche. Mais crions le franchement, haut et fort - pour faire plaisir à mon hébergeur - les murs de Dreux osent l'effet de style et ont déjà succombé, comme beaucoup d'ailleurs, au pastel.

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a5c9988bbfade1aa7b724c113f9defaa.jpgEntre ciel et gris, le coloris rappelle les villages portuaires de charme, magnifiés par ces magazines de décoration rompus à la mise en scène photographique. Une épuisette contre le mur, quelques algues, une lampe tempête légèrement rouillée et le cadre est planté. Le discret drouais préfère pour sa part joindre l'utile à l'agréable en plaçant un panneau d'interdiction de stationner en guise d'ornement.

P.S. : Je cause, je cause et je constate qu'une partie de ma frame tire légèrement sur le bleu layette. Me voilà contaminé... Le contexte local a définitivement une influence sur mes orientations artistiques.  

28 août 2007

Nationale 12

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Un champ de fleurs au pied des immeubles... Ca vous épate, hein? Alors ça va peut être vous en boucher un coin d'apprendre que Nationale 12 est devenu en quelques semaines le tube de l'été.
 
De toutes les routes de France et d'Europe
Celle que j'préfère est celle qui conduit 
En auto ou en auto-stop
Vers les abords de St Remy
 
D'un côté, vous avez Dreux-plage, à hauteur de l'ancienne radiotechnique, vaste étendue de sable larguée de manière impromptue par les bonshommes des travaux publics chargés de remettre en état la bretelle d'accès tant désirée depuis ... hou lala, 4 ans?
De l'autre, la vision d'un trajet bucolique avec ses jardins fleuris, ses belles des champs qui cueillent à tout rompre cosmos, soucis, centaurées et autres zinnias. On est bien Nationale 12, surtout quand il s'agit de quitter Paris.