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12 novembre 2007

La piscine aux canards

9cdb78bf5bc2a7aee850e3224f5d7569.jpgDreux a toujours peiné à se mettre dans le bain. Ce n'est pas un parti pris, juste un constat basé sur des vérités historiques. Pendant des années, les drouais, condamnés aux atermoiements d'une municipalité hésitante à construire un bassin de natation, ont dû barboter joyeusement sur le plan d'eau de Becheret, à St Gemme-Moronval. C'était le bon temps pour certains mais il aura fallu attendre quelques décennies pour qu'une piscine sorte enfin de terre. Elle apparaît au cours des années 60, ouverte au plein air, surplombant le vieux pré. Une réussite populaire. Mais à la fin des années 90, confrontée à des problèmes de mises aux normes dispendieuses, elle doit fermer ses portes. Les nageurs sont alors invité à brasser chez leurs voisins vernolitains.

Seulement personne n'a songé à vidanger la cuve avant de partir. Et depuis, la piscine, laissée en déshérence, offre un spectacle des plus rustiques du centre ville. Aux premières loges, les habitants de l'immeuble voisin, le Panoramic, voient s'ébrouer les canards dans un bassin marécageux, rempli de limon et d'excréments. Une véritable mouise. Il y a dans cette histoire quelques responsables municipaux qui nagent en eaux troubles et d'autres qui n'ont pas voulu se mouiller. J'en connais même qui vont boire la tasse. Gloup. 

26 octobre 2007

Quartier rouge - suite

323dbba00292bbb0c4e3fef91bbd02fd.jpgJ'évoquais dans un note précédente - sous la forme d'une innocente photo-mystère - l'exposition de mannequins dans une vitrine surélevée d'une boutique de prêt à porter. Certains diablotins ont exprimé au cours de cet exercice quelques commentaires frisant l'indécence, sans doute mon titre leur aura fait perdre le sens de la morale et de la vertu. N'y allons pas par quatre chemins : vous voulez du cul ? Vous allez en avoir. Abordons ensemble, l'histoire des maisons closes drouaises. Sauf que que je suis pas très chaud sur le sujet... Certains d'entre vous pourront peut-être nous faire partager leurs connaissances voire leurs expériences... 

Ma modeste contribution prendra la forme d'un témoignage livrée par mon amie Monique "J'ai connu deux maisons closes à Dreux. Une du côté du Bois Sabot, une autre rue du Cdt Beaurepaire qui s'appelait La Casita. Il y avait une enseigne à néon, vu de l'extérieur, l'endroit semblait très exigu. Ca faisait pas mal jaser au début surtout quand on a su que le patron était inspecteur de police. Un jour, il y a eu un meurtre et dans la foulée la maison a fermé ses portes".

Alors si vous en avez des vertes, des pas mures, des pas piquées des verts et des derrière les fagots sur le sujet, à vos plumes...

22 octobre 2007

Impressionnant chic

1c5f30172d8cab49142644a1c908df1c.jpgAmis drouais, ça ne vous a pas échappé : on innove à tour de bras et à coups de truelle. Je veux dire par là que la ville entière a subi un grand lifting ces derniers mois et que ça sent furieusement le neuf. Je passe sur les programmes immobiliers, les projets de construction du multiplex et du nouveau théâtre. Je reviens juste sur l'ancien pont des teinturiers transformé en deux saisons en un superbe patio avec jets d'eau, pergola et tout le toutim. L'été fini, le verdict tombe : le cadre est certes classieux mais désuet parce que désert et sans vie. Le restaurant bénéficiant de cet aménagement ne semble pas avoir pris la mesure des investissements consentis en installant que très peu de tables. On n'est pas habitué à pareil chic, il faudra sans doute attendre l'année prochaine pour que ce jardin se débride totalement.

18 octobre 2007

Fenêtre sur cours

Dans la série, Dreux et  ses charmes architecturaux, j'ai choisi de vous présenter cette fenêtre à ouverture réversible. Inutile de chercher le dedans, vous êtes d'un côté comme de l'autre au dehors... Vous me suivez? Selon votre humeur et votre position, vous avez une vue sur friche ou bien sur la Blaise. Astucieux, non? Vous pouvez admirer cette oeuvre-du-temps-qui-passe (classée au patrimoine locale des curiosités!!) au niveau du pont du stade du vieux pré.

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04 octobre 2007

Swinging Dreux

Faisons un petit bond dans le passé pour revenir au début des années 70. Vous sentez déjà l'odeur de l'encens ??? Bien. Vous portez une veste à frange et le cheveu long, vous êtes hypnothisé par la cithare de Ravi Shankar et vous pensez que la révolution est en marche. Laquelle - ? - peu nombreux sont ceux capables de le dire, mais les plus radicaux sont convaincus des changements à venir.

La jeunesse drouaise manifeste son goût pour les fringues outrageantes, goûte au rock psychédélique, tue son ennui dans les nombreux bars du centre ville en attendant les sorties nocturnes du week-end.

Il existe au milieu de la rue de la Grande falaise un lieu assez peu conventionnel, hors normes, à l'atmosphère typiquement  underground. Le Vidocq est le rendez-vous des noctambules. Son nom vient du célèbre bagnard devenu chef de la sûreté qui, selon la légende,  fit halte dans les environs du temps de ses larcins.

On monte quelques marches avant d'arriver à une entrée vitrée. On descend ensuite un petit escalier qui donne sur un cadre troglodyte avec plusieurs alvéoles reliées par des couloirs. Tout est en pierre, il fait très sombre, le seul éclairage vient des bougies sur les tables. On ouvre vers 21/22 heures. On y écoute du rythm'n blues (Ottis Redding, Wilson Pickett), du British blues et toute la déferlante pop avec Jimi Hendrix, Pink Floyd, Jefferson Airplane, les Who. On y croise régulièrement Pistache, Shadok, Michel Pigeon, Jean-Michel Baron, Patrick Françoise. On s'évade, on est bien, presque aussi bien que sur Jupiter. On distingue des champs de fraises jaunes sur les murs et l'herbe pousse au plafond. L'ambiance est réellement...stupéfiante.

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Il ne reste aujourd'hui plus grand chose du Vidocq - juste la voûte d'entrée. La boîte la plus populaire des années 70 n'a pas résisté à la vague disco. On ne danse pas de la même façon sur John Mayall que sur les Bee Gees.