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21 mai 2008

Une rue pour Jean Lelièvre

L'information est encore officieuse mais d'ici quelques semaines, une rue de Dreux devrait porter le nom de Jean Lelièvre.

La disparition de l'ancien conservateur du musée Dessal, en mars dernier, en pleine campagne électorale, n'avait pas suscité, semble-t-il, d'hommage à la hauteur de sa réputation. L'impair est sur le point d'être réparé puisque le conseil municipal aurait convenu de baptiser une rue à la mémoire de l'illustre historien local. Il s'agirait d'un passage reliant la rue des embûches à la place de la bonde, nouvellement apparu du fait de la construction de l'îlot Violette. Un prochain tour de table devrait entériner le projet.

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15 mai 2008

En grève

Les syndicats ont décrété Dreux, ville morte, pour aujourd'hui.

En cause, les nombreux licenciements qui frappent actuellement le secteur industriel. 

Les commerçants sont invités a baissé leurs stores en signe de solidarité.

Le cortège des manifestants part à 10H30 de l'Odyssée.

La longue marche funèbre passera par la rue de Billy, les Chatelets et reviendra en centre ville, via la rue St Jean.

 

07 mai 2008

Les caves se rebiffent

Contrairement aux apparences, la rue des caves prend de la bouteille.

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Cette veine étroite à l'asphalte écorché et aux façades lépreuses subit depuis quelques mois une cure de rajeunissement grâce aux efforts de courageux propriétaires immobiliers. Depuis, ce qui n'inspirait que désolation ou nostalgie, est devenu attractif et propre, enfin partiellement, car il reste encore quelques zones sinistrées.

Pourtant, fin 2006, la chaussée s'était effondrée à une encablure de là, rue de la Plagne. A cause des galeries souterraines, l'instabilité des lieux aurait pu rebuter les nouveaux acquéreurs. Crainte qui s'est manifestement rapidement  dissipée.

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Il ne manque plus qu'à la Mairie de mettre son grain de sel dans la rénovation du quartier. Il était vaguement question d'espaces verts à une époque. La municipalité dispose en outre d'un beau batiment avec les anciens ateliers techniques, déserté depuis quelques décennies et qui ne demande qu'à être réhabilité.

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27 avril 2008

Sous le soleil

Voyez cette belle image...

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... On dirait le Sud avec ses ocres chaulés, ses cyprès, ses lavandes et ses oliviers maousse costauds. En vérité nous ne somme ni à Saint-Tropez, ni à Bormes-les-Mimosas mais toujours à Dreux, rue des embûches, après toilettage des abords de l'office du tourisme. Chaque recoin du centre ville prend décidément une allure de carte postale. 

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23 avril 2008

La gueule (drouaise) de l'emploi

 

 

Dreux va mal et ça ne date pas d'hier. De 1965 pour être précis. Les syndicats faisaient alors front commun face aux licenciements et aux fermetures d'entreprises du secteur industriel. C'était le temps des premiers soubresauts des trente glorieuses, des appels à manifester, de l'intersyndicale. Quarante-trois ans plus tard, le mode opératoire n'a guère varié et l'industrie demeure toute aussi dépendante des aléas conjoncturels. La différence se situe plutôt au niveau de la ligne d'horizon des salariés. Quel avenir professionnel peut-on envisager à Dreux quand on a passé 25 ans à bosser en usine? Dans les années 60, on pouvait encore répondre concrètement à cette problématique. Aujourd'hui, à l'époque de la désindustrialisation, on se jette, désespéré, dans une bataille à laquelle on ne croit plus. Même les syndicats ont baissé pavillon, plus affairé à négocier les primes de licenciements que de préserver l'emploi. L'unité syndicale a volé en éclat si j'en crois le responsable de la section CGT de Philips EGT, Manu Georget, dont l'appel à manifester contre le plan social de l'usine des Châtelet est resté sans écho. "J'ai contacté les unions départementales et locales de la CGT, qui m'ont au mieux dédaigné, au pire envoyé promener, et les autres syndicats nous ont adressé une fin de non recevoir" (La Rep, 21/04).

Juste un rappel : Philips EGT purge à nouveau ses effectifs. Après 283 licenciements en 2003 , 279 salariés sont aujourd'hui sur la sellette. Inutile de préciser qu'après l'hécatombe LG Philips, le dégraissage en cours chez Klarius, les sous-traitants s'apprêtent à vivre des lendemains douloureux.

En 1965, peu de temps après ces appels à manifestation, un vaste plan était mis en oeuvre pour redynamiser l'industrie. Aujourd'hui, on nous suggère gentiment d'aller trouver du boulot ailleurs ou bien de nous adapter aux mutations économiques en changeant de métier.

Alors, l'avenir de l'emploi à Dreux? La mobilité.