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29 juin 2013

Ca croasse sur le réseau

Tout a commencé par un tweet invitant le follower à lire un communiqué tout droit sorti du cabinet du maire. On apprend avec stupeur que Gérard Hamel, les élus et fonctionnaires de la Mairie sont « la cible de ragots calomnieux propagés par des courriers électroniques ou des SMS anonymes ». Le communiqué précise qu’une  « plainte pour diffamation publique et dénonciation calomnieuse » a été déposée et souligne que ces « procédés infâmes rappellent « les pires heures de l’histoire de France » et de « l’histoire politique drouaise » (sic).

Sur le coup, on a le sentiment d’avoir loupé un épisode. Car si l'on a identifié la riposte, on ne trouve rien sur l'attaque. Quelques minutes suivantes d'autres tweets s'égrènent. 

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Sur le dernier tweet, je ne saisis pas le rapport avec la choucroute mais qu'importe, on sent Gérard remonté comme un coucou.

En fait, il faut attendre le lendemain et lire la presse locale pour connaître le détail de ces calomnies.

Il est question de prise illégale d'intérêt dans des affaires immobilières et d'infractions de marchés publics. Ces courriers diffamatoires ne visent pas directement le Maire mais deux de ses adjoints, Ingrid Virlouvet et Alain Gabrielli ainsi que le directeur général des services de la Mairie. Voilà pour les faits relatés par l'Echo Républicain.

Intimidation et rumeur

Chouette, une enquête. On va donc découvrir celui qui diabolise la vie politique drouaise, celui (ou celle) qui pollue les boîtes mail de messages calomnieux et perfides. Gérard Hamel jusque là patient, a décidé de sortir le martinet pour faire rougir les fesses de cette espèce de cyber-corbeau qui en connaît un rayon sur les affaires privées des élus.

Une telle conspiration méritait bien une telle levée d'arme médiatique. L'Echo Républicain, France 3 ont prêté une oreille attentive et laissé notre édile témoigner posément de son courroux et de son état de choc. Nul ne saurait éprouver ainsi la probité d'une équipe municipale totalement dévouée à la cause des drouais, qui ne souffre d'aucune casserole en près de 20 ans d'exercice et qui a toujours oeuvré en parfaite transparence pour le bien commun. Et que l'on n'accuse pas la justice de mal faire son travail!

Contre vents et marées, le capitaine Hamel poursuit son chemin, vaillant héraut d'une cité sans cesse agitée par le tourment de la rumeur et des crocs-en-jambe politiciens. Françoise Gaspard le rappelait dans son livre « Madame le M… ». « Dreux a toujours été une ville où les rumeurs ont tenu une grande place dans la vie sociale ». A la fin de l'année 1977, un bruit se propagea au sujet d'une série de viols et d'assassinats commis à la cité Prod'homme. Après une enquête minitieusement menée, la police aboutit au constat suivant : un groupe d'ouvriers partant de bon matin vers Flins avait interprèté le malaise d'une femme pour un meurtre.  L'imagination des uns et l'amplification de la désinformation des autres renforceront la rumeur. Autre exemple : celui d'une affiche située à Marseille indiquant aux immigrés en provenance du maghreb, "Dreux, ville ouverte". Souvent entendue, jamais constatée.

A qui profite le crime s'interroge le Cabinet du Maire? Vu le contexte et l'orientation des formules "campagne de caniveau", les soupçons se portent naturellement sur l'opposition politique. Mais sur un terrain aussi sensible, tout le monde marche sur des oeufs et chacun pèse ses mots et ne va certainement pas s'avancer publiquement. On s'en tient pour l'instant à dénoncer l'entreprise calomnieuse pour protéger le terrain d'une éventuelle crise.