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22 mars 2013

Charlyvari

La venue d'une célébrité - quelle qu'elle soit - provoque toujours sa petite dose d'excitation dans la vie de Landerneau. C'est le charme de la vie provinciale, là où l'on s'extasie en apercevant Herbert Léonard gesticuler sur un podium pour la fête de la lentille ou bien Guillaume Canet en avant-première de la projection de Jappeloup. Chacun y va de sa photo souvenir, du prolo au bourgeois, entre commentaires physionnomistes "Tiens, je l'imaginais plus grand" et réflexions dédaigneuses "Franchement, je vois pas ce qu'on lui trouve".  Il y a fort à parier que samedi soir, Charly Oleg sera au premier rang des attentions au théâtre de Dreux pour la représentation "De l'opéra à l'opérette" même si le tête d'affiche reste José Todaro. Personnage attachant, popularisé par ses saillies enthousiastes durant "Tournez manège" où il répétait à l'envie des « Fooormidaaables » tout en faisant jaillir des plaintes exténuées de son orgue, Charly a pourtant été victime d'une étiquette ringarde totalement injustifiée. Un comble pour ce pianiste premier prix de conservatoire qui accompagna Duke Ellington, Stan getz et Charles Aznavour.

3112060903.jpgBeaucoup de gens pensaient même que Charly Oleg, pour être aussi généreux, aussi jovial à l'époque de "Tournez manège", cachait une bouteille de vodka au pied de son orgue. J’ai eu la chance de rencontrer quelques techniciens qui oeuvraient pour cette émission et tous m'ont assuré le témoignage de sa bonté, sa simplicité et sa gentillesse. Charly, contrairement aux idées reçues, n’avait pas quelques ballons derrière la tête mais juste un trop plein de bonne humeur.

A la disparition de l’émission, vers le milieu des années 90, la vie de Charly a continué, simplement, comme elle l’avait toujours été, avec un clavier et un public mais sans effet, et surtout sans esbroufe. Toujours le même type qui arrivait aux Buttes-Chaumont avec son vieux break Ford immatriculé dans le 9-3 et qui tapait le cuir avec les mômes du Blanc-Mesnil.

Très éloigné des canons du show-biz et de l'univers artificiel que nous vante l'industrie du disque à travers ses chanteurs têtes de gondoles, il demeure un pianiste virtuose, grand amateur de jazz qui de temps à autre remonte sur scène pour la bonne cause musicale. Hé... devinez quoi : Charly sera donc chez nous, à Dreux, samedi prochain à partir de 20h30, au théâtre, pour un récital dont le recette sera versée à la recherche contre la leucémie. Alors je vous encourage vivement à applaudir Charly. Venez de ma part, ça lui fera plaisir.


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