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30 décembre 2012

Le prince des champs

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Profitant des festivités de fin d’année, entre dinde et marrons glacés, certains drouais ont formé une sympathique procession déambulant du centre ville vers la Chapelle Royale en passant par le chemin de ronde. L’initiative, menée par l’Office de tourisme pour ce qu’il est convenu d’appeler les nocturnes drouaises, a rassemblé entre 200 et 300 personnes à chaque sortie. Score honorable et encourageant pour une balade vespérale dont le point d’orgue fut cette vue panoramique sur un Dreux paré de ses plus beaux atours lumineux et surtout l’intervention pédagogique et informelle du Prince Jean d’Orléans relatant, dans les grandes lignes, l’histoire de la nécropole.

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Au départ, la scène n’était pas sans rappeler un instant la seigneurie s’adressant au bon peuple. Mais, Jean, délaissant le protocole, est un type relativement cool et accessible. Il nous présente sa femme, Philoména, ses enfants, Gaston et Antoinette, lâche même un micro défectueux pour nous conter la belle histoire de la Chapelle Royale et de sa famille de sa voix puissante et distinguée.  L’intervention est concise et sous-entend que la Chapelle est à visiter toute l’année. Les renseignements complémentaires sont disponibles sur le site internet. Le message est bien passé.

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Avant d’inviter les participants à prendre le verre de l’amitié -  un vin chaud délicieusement parfumé mais assez raide à boire – et de se munir d’un lampion pour redescendre en ville, le Prince nous a révélé qu’il vivait désormais à Dreux. Pas aux Bâtes, quoique géographiquement il en soit plus proche que du Boulevard Dubois. Depuis plus d’un an, il a élu domicile à Dreux, dans les modestes dépendances qui bordent la nécropole et surplombe les feux de la ville. Renseignement pris, la pression des prix de l'immobilier parisien a fait une nouvelle victime. Les d’Orléans ont en effet dû se résoudre à quitter le XVIe arrondissement pour bénéficier d’un cadre de vie certes moins conforme à leur standing mais mais financièrement plus avantageux. Ceci étant, Jean a souvent exprimé qu’il était heureux à Dreux et ce avant même de s'y implanter à demeure. 

La noblesse rentre ainsi  dans le rang de ces néo-drouais, fuyant la capitale et sa proche banlieue pour goûter aux plaisirs de la vie provinciale. Ce n’est pas révolutionnaire, juste un signe des temps où le titre ne fait plus la Une.

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