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18 novembre 2011

Messieurs les emmerdeurs, bonsoir

A l'ère du multimédia, il est paradoxalement devenu difficile de diffuser librement tout témoignage de la vie locale sans être contrarier par des mauvais coucheurs pour qui le respect du droit à l'image est un combat de tous les instants. Une photo, une vidéo postée sur un blog amateur est aussitôt prétexte à fourbir l'artillerie d'autodéfense que procure une loi interprétée par certains comme l'ultime rempart de la sacrosainte vie privée.

J'en ai fait à plusieurs reprises l'amère expérience, certains de mes confrères goûtent également aux rodomontades de quelques procéduriers peu aimables et encore moins reconnaissants de la petite exposition médiatique dont ils peuvent faire l'objet. Relativisons toutefois, cette pudeur qui incitent certains à apposer leur véto sous prétexte qu'ils figurent parfois discrètement sur une publication électronique. Nous sommes à Dreux, où beaucoup de gens se connaissent, où de nombreuses personnes dévoilent sans retenue leur vie sur les réseaux sociaux jusqu'à afficher le portrait de leur progéniture ou leurs derniers exploits. Chacun gère sa notoriété selon la taille de son égo.

Alors quand un casse-couille survient dans les commentaires d'un site ou d'un blog, jouant les vierges effarouchées parce qu'on a publié sans son accord une image où il apparait malencontreusement sous peine de poursuites, je me dis que la pudibonderie cathodique n'a d'égal dans ces circonstances que la haute opinion dont certains font font valoir derrière le paravent législatif.

Fut un temps, où tout le monde se réjouissait de voir sa trombine dans le journal. C'était une forme de reconnaissance de l'implication que certains mettaient au service de la collectivité. De là naissait une forme de dynamique de la vie locale et de ses acteurs. C'était aussi un moyen de connaître un peu mieux son voisin. Bref, un  vecteur de sociabilité.

Aujourd'hui, beaucoup de gens veulent contrôler à tout prix leur image. Nous, et je parle au nom de mes collègues bloggeurs, malgré notre amateurisme, sachons respecter l'intégrité de l'individu et en aucun cas cherchons à le déstabiliser de quelque manière ce soit. Alors quand j'apprends qu'un type mal luné, menace un confrère parce que ce dernier a commis le crime de filmer un ensemble vocal dans lequel il figure, je me dis qu'il devrait plutôt le féliciter de rendre compte d'un évènement dont certains apprécieront la qualité artistique.

La prochaine fois, s'il est aussi qu'il se produise à huis clos ou alors qu'il organise une fouille à l'entrée et qu'il confisque tout support d'enregistrement. Lui-même pourra alors se demander si sa vocation dans la vie est de faire partager ses talents ou bien de se les garder égoïstement.

17:03 Publié dans Histoires naturelles | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : dreux

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