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19 février 2009

Interlude

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17 février 2009

Chacun sa place

Place Rotrou, quelques personnes bien intentionnées ont entrepris la toilette de la statue de notre illustre dramaturge drouais, dont nous fêterons cette année les 400 ans. Vous me direz, ça ne lui fera pas de mal à ce vieux croûlant tavelé de merde de pigeons. Mais là n'est pas mon propos.

Ce monument à la gloire du brillant auteur de Venceslas, n'a jamais connu d'avantageux abords sauf peut-être cette époque où le théâtre lui faisait des clins d'oeil. Mais les temps sont anciens, l'urbanisme a gagné du terrain pour en faire d'abord l'épicentre d'un parking en étoîle, avant qu'il ne soit littéralement masqué par un rideau d'arbres planté sur un lit d'herbe infesté de déjections canines. C'est dire si, de son piedestal, Jean Rotrou en a vu des vertes et des pas mûres.

François Lemonne, jamais en retard d'un petit ravelement de façade et sa gentille copine Fabienne Romezin, responsable du comité Proximum du centre-ville, ont donc décidé de réaménager un peu les lieux à l'occasion des prochaines commémorations.

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Les travaux s'imposaient-ils? Pas nécessairement. Dans sa frénésie bâtisseuse, l'équipe municipale s'est fait une spécialité du démontage et de la construction. La dernière rénovation de la place Rotrou ne remonte pourtant pas aux calendes grecques. Mais, le changement est dans l'ère du temps, il faut montrer que l'on est actif, comme un bon soldat à l'armée, jamais les mains dans les poches. En revanche, tout porte à croire que les riverains ne seront pas à l'abri de prochains travaux dans un futur relativement proche puisque des millions  (27 pour être précis) vont être investi pour le coeur d'agglomération, entre la réhabilitation du boulevard Pasteur et celle du centre-ville. Ingrid Virlouvet qui pilote le projet, n'a semble-t-il pas été consultée par l'élue Proximum à l'initiative des travaux de la Place Rotrou. C'est un peu surprenant ne serait-ce que pour la cohérence dudit projet. Mais également pour des raisons budgétaires si d'aventure, il lui prenait l'envie de retaper la tête d'albâtre du sieur Rotrou et ses environs d'ici 2020 - date de livraison du nouveau visage de notre coeur d'agglo.

Ce cas de figure illustre encore une fois les limites transversales du système Proximum où chacun se mobilise plus pour ses objectifs personnels que pour le bon sens  commun. La CadD aurait pu également participer à l'effort, au cas où des travaux de voirie et réseaux divers (VRD) aient été indispensable... mais non. Les vases communiquent décidément mal au sein de cette majorité municipale.

11 février 2009

Chaussée aux moines

La rue du gruyère fait encore parler d'elle. A force, et pour reprendre un célèbre feuilleton radiophonique des années 50, on va finir par parler du fromage qui tue.

La scène s'est déroulée hier après-midi sur le coup de 15 heures. Au milieu d'engins de forage, un groupe d'ouvriers travaille aux fondations du chantier de réhabilitation des anciens services techniques de la ville, rue des Caves. Le temps est maussade, la pluie ruisselle sur les casques, le sol prend des allures de champ de boue. Puis, c'est l'incident. Un mur de soubassement adossé à la rue de La Plane s'écroule, provoquant un éboulement de près d'une tonne de terre. Six ouvriers essuient les plâtres. L'un d'eux est touché par l'éboulement.

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Ce nouvel épisode d'un quartier aux sous-sols poreux et calcaires aurait pu connaître une issue plus fatale. Après bien des alertes et quelques menus faits divers, la chaussée s'était dérobée un beau matin de 2006, laissant place à un cratère de six mètres de large sur trois de profondeur et occasionnant de graves lésions sur les habitations riveraines. Les services de voirie avaient alors déchargé plusieurs tonnes de terre et de gravats pour remblayer ce gigantesque trou d'infortune. Un pis-aller pour cette région devenue extrêmement sensible aux effets conjugués des vibrations et du ruissellement des eaux de pluie.

Avec la réouverture de la rue de La Plane aux automobilistes et les travaux de constructions juste à proximité, on ne s'étonnera pas de cette nouvelle avarie. Mais on peut s'interroger sur la prise de conscience des pouvoirs publics vis à vis de la dangerosité du site et la nécéssité de prendre des mesures réellement efficaces pour éviter tout nouvel incident.

09 février 2009

Echos des forums

Surfeurs impénitents du web, vous connaissez sûrement Facebook, ce réseau social branché où chacun aime à exhiber ses nombreuses connaissances et mettre en scène ses humeurs et ses dernières bringues délirantes. Hé bien, la ville de Dreux s'est fendue d'un profil, assez sobre qui comprend déjà 194 fans et qui surtout propose des groupes de discussions. On peut y lire quelques commentaires, autant de messages de sympathie ou d'aversion suscités par notre ville. Extraits en vrac :

"Cette ville craint mais j'y suis né et après y avoir habité des années et y revenant régulièrement j'ai fini par m'y attacher..."

"Je viens de m'installer et trouve la ville plutôt belle..., un peu calme le soir peut-être, et j'aimerais ouvrir en centre un café sympa, pour toutes les générations..."

"Dreux la ville où on passe une vingtaine d'année en moyenne quand on y grandit et qu'on a aucune peine à quitter, mais pourtant cette ville nous attire comme un aimant, on se surprend toujours à vouloir y refaire une brève escale. Et une fois à Dreux on se demande toujours ce qu'on fout là ..."

images.jpgSi vous êtes inscrits, je vous laisse le soin de consulter la page. Sinon, laissez-moi vous dire qu'une tendance s'impose : beaucoup de drouais ou d'ex-drouais restent attachés à leur ville mais considèrent avec beaucoup de réalisme voire d'amertume qu'il n'y a rien n'a y faire. Bref, le refrain classique du "j'm'ennuie, j'sais pas quoi faire". Passons.

D'autres groupes de discussions nous permettent de pénétrer dans l'univers intime des potaches. Ainsi apprend-on que les cuillers fournies au self du Lycée Rotrou ne sont pas adaptée à la taille des yaourts ("Tu sais que tu es à Rotrou ou que tu y as été quand..."). Ou que le séant d'un prof de physique est l'objet de fantasmes debridées d'ancienne collégiennes ("Pour celles qui mataient le cul de Mr P. en cours de Physique à Camus").

Dans la catégorie des railleurs aigre-doux je vous recommande "Vous aussi vous avez survecu à Dreux", "Les gens qui pensent que Dreux c'est nul mais on ne peut pas s'en passer" ou pour les adeptes de sensations fortes, "Vous avez vu des trucs de fous à Dreux", où l'on se rend compte que le sensationnel se résume pour certains à des courses-poursuites en voiture ou des agressions physiques.

Il y a également ce test - un peu daté maintenant - que j'avais mis en ligne pour évaluer votre intégration à la vie locale.

Enfin, si les sujets de conversation ne vous intéresse guère, vous pouvez toujours vous inscrire histoire d'y retrouver vos connaissances ou bien me solliciter pour que je devienne votre ami et me faire partager vos expériences!

05 février 2009

Les fauves sont lâchés

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Il n'en fallait pas tant pour leur donner de l'appetit aux jeunes loups de la section locale de l'UMP. Un petit rassemblement officialisant leur groupement et les voila déjà en ordre de bataille, affamés par la succession de Gérard Hamel qui, en annonçant son retrait de la vie politique , a maladroitement ouvert la boîte de Pandore. Ou est passé son conseiller spécial, son expert en stratégie de communication? Coincé par la neige peut-être... Enfin Gégé sait se reprendre et a tout de suite ouvert les vannes de l'information en précisant que ces petites réunions Tupperware entre jeunes UMPites avaient pour simple effet de peser sur le débat public quand  Miled Zrida et ceux de l'opposition organisent régulièrement des points presse pour dire tout le bien qu'ils pensent de la gouvernance municipale. Cette mission de contre-attaque ou de pare-feu, échoit au sémillant directeur de cabinet du Maire, Pierre-Frédéric Billet, qui de son strapontin se verrait bien à l'orchestre. D'ici là, il a encore le temps de se faire connaître, et autrement que par des supplications auprès de Mme Hamel pour convaincre son mari de rester en politique.

Un autre qui peut remercier le Maire de Dreux, c'est Olivier Marleix, explicitement désigné pour tenter de lui succéder au poste de député. Mais connaissant le plan de carrière du conseiller technique à la présidence de la République, est-ce réellement une surprise? Du côté de la droite drouaise, on commence à ruer dans les brancards. Certains voient en effet d'un drôle d'oeil l'arrivée d'un hyper-ambitieux, élu à Anet pour mieux viser la présidence du Conseil Général. Baby Marleix est un sprinteur, toujours à fond, les deux pieds sur l'accélérateur. Le genre portable collé à l'oreille. Un peu comme s'il prenait la mesure de son boss à l'Elysée, lieu où l'on a plus de chance de le trouver qu'en mairie d'Anet. Là-bas d'ailleurs, ils en pensent quoi ?

Ben, la lune de miel tourne un peu à la déception. On sent un type pressé, qui passe en coup de vent, qui ne prend pas le soin d'écouter, de consulter. De toute façon, ses adjoints le font pour lui alors autant se cantonner à un rôle de représentation quand on a un agenda overbooké. Enfin, si un zébulon, aussi brillant et vivace soit-il, déboule fièrement dans la basse-cour drouaise, même adoubé par  Gérard Hamel, il risque tout de même de se faire voler dans les plumes.