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28 janvier 2009

Vous reprendrez bien un peu de Pernaut?

La France des régions, le terroir qui sent bon l'humus et le pain brioché... J'ai trouvé sur le net grâce à ma bonne amie Ellie, une autre vision de nos provinces, un peu moins lénifiante que les news de 13 heures sur TF1.

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La France vue de Dreux par Jack...

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Des commentaires?

26 janvier 2009

Du bruit dans Landerneau

Marcel Taupin qui revenait d'une cure thermale pour soigner ses rumathismes croisa ce bon matin son ami et voisin André Sanfrapé devant l'étal à légumes de messieurs Barbot père et fils.

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- Tiens! Bonjour Monsieur Sanfrapé, quel bonheur de se rencontrer ainsi depuis plus d'un mois que nous ne nous sommes vus!

- Bonjour Monsieur Taupin. C'est vrai que je ne vous ai point revu depuis les fêtes. La dernière fois que nous avons bavardé ensemble, c'était avant Noël.. Hé bien, à propos, il a été généreux avec vous le Père Noël?

- Pensez donc, il m'a apporté de jolis après-skis. J'aurais bien aimé avoir un moulin à café électrique, mais ça viendra un jour, peut-être bientôt...

- Tant mieux pour vous cher Monsieur Taupin, que tous vos désirs soient ainsi exaucés, moi c'est différent. J'en ai marre de ces fêtes, y'en a que pour la marmaille et la grande goule. Les gens, ben y pensent qu'à bouffer et à acheter des téléphones portables.

- Je comprends bien, toutes les semaines maintenant, je reçois de la publicité pour acheter du poulet à 2 euros le kilo ou quatre serviettes de bain pour le prix de trois. J'en ai ras la casquette!

- Et vous avez vu ce ramdam qu'ils nous ont fait avec leurs panneaux publicitaires!

- Ah non !?

- Ben oui, figurez-vous que la Mairie a décidé d'interdire ces panneaux qu'on voit sur la 12 pour Leclerc et Cora. C'est pas un mal, vous me direz. Sauf que les commerçants y râlent soit disant parce que ça leur fait du tort. Y sont jamais content ceux là, toujours en train de se plaindre. Et puis quand c'est pas les grandes surfaces, c'est les petits du centre ville qui font pression parce qu'il y a pas un parking au pied de leur magasin.

- Pour ça dès qu'on les chatouille un peu, ils démarrent au quart de tour!

- Pourtant, j'en aurais à redire sur leurs services et leur sens du commerce... Tenez, c'est simple dès que les affaires vont mal, tout de suite on les entend. En décembre, ils s'en sont pris à cette gentille fille de la mairie, Fabienne Romezin, parce qu'elle avait déplacé la patinoire près de l'Arsenal. Elle a pourtant voulu bien faire, je la connais bien, c'est une brave fille. Et puis tenez, il gèle un petit coup, hop on fait grimper les prix des carottes et des endives!

- La bosse du commerce...

- Vous m'en direz tant! Oh vraiment les choses vont bien mal dans ce bas monde. Et au milieu de tout ça notre bon Maire il nous dit qu'il est confiant. J'aimerais bien être aussi optimiste que lui! De toute façon, chaque année, c'est pareil, il est comme tous ces politicards. Il nous tient à distance avec ses jolies phrases pleines d'espoir. Ben, je vais vous dire Monsieur Taupin, l'avenir ici, il est pas brillant.

- Comme ailleurs. Enfin vous savez, les hommes politiques, c'est comme les parents dans l'éducation de leurs enfants : ils sont pas toujours maîtres de la situation et ils font ce qu'ils peuvent. Enfin j'ai vu dans le journal qu'on allait créer plein d'emplois avec Sodexo à la place de la radiotechnique.

- Pensez-vous! Ca n'ouvrira pas avant septembre. D'ici là, on aura quelques fermertures d'entreprises et puis je sais pas s'il y aura beaucoup de gens de Dreux embauchés. Alors y faut vraiment pas se réjouir trop vite. Bon, Monsieur Taupin, je vais vous laisser continuer votre marché. Il faut pas que je tarde car ma femme attend la viande pour la blanquette de veau.

- Vous savez Monsieur Sanfrapé, la blanquette, plus on la réchauffe, meilleure elle est. Allez, bonne journée.

16 janvier 2009

Les partisans du chant

C'était la fin des années 80, nous étions quatre étudiants dans une Alfa emboucanée par les remugles de tabac, à partir chaque lundi pour Orléans. Il y avait Nicolas, Xavier, moi et puis Ronan, notre chauffeur qui en plus d'animer les débats, d'enchaîner clope sur clope, nous servait une musique assez désarçonnante pour la jeune marmaille que nous étions, à base de Frères Jacques et d'Abba. Et puis un beau jour, coup de tonnerre dans l'Alfa, Ronan nous passe une cassette des Troubadours Modernes, groupe folklorique drouais au sein duquel il faisait vibrer sa grosse voix de basse. (Surprenant de découvrir qu'un bon copain s'intéresse davantage aux reprises choraliennes de Marie Laforêt -"Ivan, Boris et moi" - qu'au heavy metal!).

J'appris ainsi que ce collectif que l'on qualifierait aujourd'hui d'altermondialiste, né en 1969, avait fait des tournées en France mais aussi dans de nombreux pays d'Europe et que son répertoire comprenait des chants romantico-révolutionnaires et de marins, rapport sans doute aux origines bretonnes des membres fondateurs.

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Derrière le groupe, on reconnaissait une bonne partie de l'équipe du Cercle Laïque, avec Gilbert Stenfort à la manoeuvre. Il parait aussi que les spectacles n'avaient rien d'un concert ordinaire mais tout du happening avec effets scéniques empruntés au théâtre et au mime.
Même s'ils se font plus rares, les Troubadours, comme les Stones, reprennent de temps en temps le chemin de la scène. On pourra les (re)découvrir demain soir, à l'Odyssée où ils chanteront l'amour à partir de 20h30.

13 janvier 2009

Terre Bazille

Etudiant, Jean-Pierre Bazille a reçu un éclat dans l'oeil qui lui a pincé le coeur. Un choc pictural abstrait, qui le guide naturellement vers la peinture.

Etabli architecte, rue du Bois-Sabot, il plie alors son chevalet, range ses pinceaux et dessine pendant quarante ans sa vision de l'urbanisme.

Retraité, il peint à nouveau, à "la recherche d'une expression libre et spontanée, proche de l'action painting et de l'abstraction lyrique". Ses oeuvres sont aujourd'hui exposées à l'Odyssée, sous le titre "de sons et de couleurs" où...

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...l'artiste se dévoile, fidèle à son impulsion, à l'affût du bon tempo. Le rythme, saccadé, croise le fer avec un style spontané et provocateur. Nous pénétrons ici dans un univers irrationnel, parangon poétique au-delà des mots.

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L'expo dure jusqu'au 27 février et c'est gratuit.


09 janvier 2009

En tenue de sport

Certains athlètes goguenards ne manquent jamais de faire remarquer leur ignorance en géographie avant un déplacement sur nos terres. "C'est ou Dreux?". La question n'est hélas pas du ressort des seuls adeptes de l'effort physique. Mais bon, dans le langage courant de cette corporation, on évoque rarement la sous-préfecture de l'Eure-et-Loir pour en connaître l'itinéraire depuis l'INSEP ou n'importe quelle autre cité de l'hexagone. Je ris car les choses risquent de changer...

2008_0615vélo0055.JPGA défaut de nous situer sur la carte de France, les mordus du ballon ou de la course à pied ont peut-être eu vent des "classiques" du sport spectacle à la drouaise : le Challenge Marrane, les rencontres amicales de football international, sans oublier la grande marotte de Gérard Hamel : le gala de catch. Des évènements populaires certes, mais assez marginaux tout de même. Alors pour 2009, la municipalité a décidé de changer de braquet en misant sur le cyclisme. Le Tour de l'avenir partira de Dreux contre une enveloppe de 34 000 euros à ses gentils organisateurs. Un échauffement selon Pascal Rossion, adjoint en charge des sports, qui se positionne pour accueillir une hypothétique étape du Tour de France. Ca tombe bien, la même société (ASO) organise les deux épreuves...

Du côté de la municipalité, on s'attache de plus en plus à conjuguer sport et attractivité. Rassembler les drouais autour d'un évènement ponctuel mais aussi poser les bases de nouvelles spécificités dont la ville pourrait tirer bénéfice. Un peu comme ce fabuleux projet de Centre national pour le sport de haut niveau. On prévoit d'accueillir en lieu et place de l'ancien Sanatorium des Bas-Buissons, des installations sportives ad hoc mais également les sièges de certaines fédérations. S'il voit le jour, ce complexe devrait contribuer à modifier profondément l'image de marque de la ville et imposer, après l'industrie pharmaceutique, un nouveau pôle de compétence.

Dreux 1532.jpgReste la question de la politique sportive à mener à l'échelle municipale et qui consisterait à développer l'activité et le niveau de performance des clubs et des athlètes. A la Mairie, on estime que cette tâche revient aux associations. A elles d'impulser le rythme, l'effort publique suivra en cas de résultats. Mais peut-on seulement prétendre à l'élite dans une ville limitée par ses ressources humaines et ses infrastructures? Dreux a rarement eu les honneurs d'une grande performance, d'un exploit retentissant à l'échelle nationale même si l'absence de gloire emblématique n'empêche pas les talents d'éclore. L'histoire montre que la réussite sportive passe - outre les heures d'entraînement - par un investissement financier et humain, une bonne politique de détection, un réseau social dense et une présence au sein des organes décisionnels du sport. J'oublie sans doute quelques ingrédients mais à partir de cette recette, on peut parvenir un plat relativement consistant.

La gestion d'une structure sportive a aussi un coût. Alors le conseil municipal s'est montré plutôt généreux vis à vis des associations lors de la distribution des subventions annuelles en décembre dernier. Au cours du vote du budget, Gérard Hamel a d'ailleurs rappelé qu'il comptait favoriser les clubs de niveau national. Mais les sportifs évoluant à ce rang et leur encadrement, savent également qu'une manne publique est souvent insuffisante pour être ambitieux. La sueur ne suffit plus, il faut aussi des moyens financiers que seuls de généreux partenaires peuvent offrir. C'est, à l'heure actuelle, ce qui manque le plus à Dreux pour évoluer au sein de l'élite.