29.10.2008
Arrêt brutal
La rue parisis, cet interminable goulot aussi étroit à traverser pour les piétons que pour les automobilistes, abrite un drôle de mélange des genres avec ses façades vétustes, ses hôtels particuliers rénovés, ses boutiques de charmes et ses fast-foods douteux. Et puis, le choc, sur une porte cochère prise pour support de signalisation routière. A moins qu'il ne s'agisse d'une oeuvre d'art figuratif à grande échelle.
Plus visible, je ne crois pas avoir vu. Est-ce pour autant efficace? Là, j'aurais tendance à douter du civisme de certains automobilistes. Mais j'avoue que devant une telle curiosité, on a qu'une envie : s'arrêter.
10:14 Publié dans Etat des lieux | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : dreux, rue parisis, insolite, stationnement
26.10.2008
L'îlot Trésor
Usant jusqu'à la corde les poncifs du marketing en matière de tourisme, certaines villes ou région abusent grossièrement de slogans artificiels pour louer les charmes d'une cité, d'un bocage, d'un domaine, d'un que sais-je encore... Dreux n'a pas encore cédé à ladite tentation mais vu les récentes transformations du centre ville, on pourrait facilement imaginer quelques bonnes formules : la Venise eurélienne, la Vallée aux tentations, le Pays des matins qui chantent... je laisse le soin à dame Ginette Chanal, la préposée aux bons offices du tourisme local, de plancher sur le sujet.
Je voudrais aujourd'hui m'arrêter sur l'îlot Viollette. Un ensemble de haut standing, parfaitement réhabilité, bâti à l'emplacement de l'ancien lycée technique et professionnel Maurice Viollette. Un espace très développement durable - la notion devait certainement figurer sur le cahier des charges - où l'activité commerciale cotoie le caractère authentique provincial. Où le visiteur s'arrête, subjugué par ces perspectives diaprées, réhaussées par les différents aspects du patrimoine local. Etonné même par cette impression de calme, de sérénité.

Dans ce nouveau cadre, sont nés un nouveau passage, un quai et une place. Adèle Foucher, Jean Lelièvre sont à l'honneur. Adèle la cumularde puisqu'une rue lui a déjà été attribuée. Comme quoi épouser un écrivain, ça paye à long terme.
09:45 Publié dans Etat des lieux | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : dreux, ilot viollette, centre ville, aménagement, travaux
21.10.2008
Défilé d'automne
En ces temps de feuilles mortes, les allées drouaises resplendissent de leurs ors et de leurs rousseurs.
Tandis que les lycéennes persistent dans la mode du jean serré, la ballerine et le port du sac Longchamp au pli du coude...

...le méga succès de cette collection automne-hiver reste sans conteste le gilet de sécurité jaune fluo, accessoire indispensable pour habiller votre siège conducteur. Vérifiez, vous verrez.
08:01 Publié dans Histoires naturelles | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : dreux, automne 2008, tendance, mode, style
18.10.2008
Foot du roi
C'est une évidence : à Dreux, ville royale, les monarques se sentent chez eux. Mais la royauté n'est pas à l'ordre du jour. Ici je voudrais vous parler des Monarchs. Vous saisissez la nuance? Non? Je ferai peut-être bien de continuer cet article en franglais, à la façon d'un Jean-Claude Van Damme pour vous mettre dans le droit chemin - the right path. All right. So, une nouvelle activité sportive au fort accent Yankee renaît in Dreux depuis septembre : le football américain. Yeah! And the name of the team is the Monarchs. Capito?
Sur le website du club, j'ai appris plein de trucs intéressants. Qu'un premier club avait été crée en 1960 du temps des soldats américains basés à Crucey-Village. Que l'on passait plus de temps en salle de musculation que sur le terrain à bosser les touchdown. Que les membres du club recherchent des pom-pom girls...
Il faut bien ça pour sortir de l'ornière une discipline marginalisée en France et dont on ne parle jamais sur le plan local. Idem pour le cricket, d'ailleurs. Faut donc voir. Comprendre, découvrir. Voire tester. Et les plus courageux pourront alors nous livrer leurs impressions après coup(s).
07:30 Publié dans Histoires naturelles | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : dreux, football américain, club, monarchs
15.10.2008
C'était la dernière séance...
...et le rideau sur l'écran est tombé. Voilà, le Delta, c'est fini. Snif. Hier soir, sur le coup de minuit, les portes se sont refermées, à jamais. L'histoire continue avec le Ciné Centre, le futur multiplexe, mais voilà, l'avenir du Delta me préoccupe. Que va devenir ce temple du septième art bâti sur les fonts baptismaux de l'Eden et qui avait nécessité de gros travaux pour sa construction? Il avait fallu creuser profond pour encastrer deux salles en sous-sol et à cette occasion les ouvriers du chantier avaient même découvert un souterrain reliant le cinéma à l'ancienne chapelle. Aujourd'hui, il va rester un joli complexe, un peu défraîchi certes mais qui dispose de belles capacités et de beaux volumes.
Mais pour revenir à ma question initiale, donc, que va devenir l'ensemble? Peut-être qu'un sympathique internaute pourra nous informer sur l'avenir du Delta. Sinon, spéculons - à titre gratuit, je tiens à le préciser, en ces périodes de turbulences financières. Moi, par exemple, j'imaginerais bien un auditorium des musiques avec différents styles selon les salles. Ou bien un cinéma spécialement dédié à la projection du Rocky Horror Picture Show. Ou un théâtre expérimental... Si vous avez des idées, des suggestions, c'est juste en dessous, sur le lien "commentaire".
08:52 Publié dans Etat des lieux | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : dreux, cinema, delta, fermeture
13.10.2008
Usagé de la SNCF
Depuis quelques temps, je suis un de ces voyageurs permanent de la ligne SNCF Dreux-Paris. Une expédition quasi quotidienne pour satisfaire aux besoins alimentaires du foyer. Le travail, quand il n'est pas aidé ou mal payé à domicile, hé bien, il faut aller le chercher à Paris ou dans ses environs. Les mieux motorisés monteront dans leur voiture tandis que les autres, un peu moins aventureux prendront le train. Je fais partie de cette seconde catégorie.
On connaît tous le confort spartiate des trains de banlieue, leur relative propreté et leur non moins relative ponctualité. Je ne m'étendrais pas sur le sujet, d'autres le font mieux que moi. En revanche pour la fréquence, rien à redire, on peut compter sur des trains toutes les vingt minutes aux heures de pointe.
En fait, le bât blesse au niveau des forfaits à partir de Dreux. Hors Ile-de-France, point de carte orange ou de passe Navigo. Nous sommes obligés de combiner un abonnement SNCF + un coupon mensuel pour voyager sur le réseau Francilien.
Sortons les calculettes. Les comptes d'apothicaire commencent. Un abonnement SNCF Dreux-Paris coûte près de 200 euros. La carte orange deux zones (il faut bien circuler dans Paris ensuite) nous revient à 55,10 euros. C'est déjà une bonne retenue sur salaire surtout quand on sait que les employeurs parisiens ne prennent pas systématiquement à leur charge une partie du titre de transport, a fortiori quand il s'agit d'un abonnement SNCF.
Dans ces conditions, le moyen le plus pratique, et peut-être le moins cher, est d'acheter un coupon 6 zones dans la gare la plus proche dépendant du réseau Francilien. Chez nous, elle se trouve à Houdan. Vingt kilomètres de Nationale, un accès direct mais des travaux qui encombrent l'itinéraire depuis 6 ans. Bon enfin, il y a bien plus contraignant. Arrivé en gare de Houdan, se garer coûte 27 euros par mois ou 67 euros par trimestre. Avec l'essence des 40 kilomètres aller-retour quotidien, les frais s'accumulent.
Le voyageur malin peut aussi envisager de prendre un abonnement SNCF entre Dreux et Houdan pour éviter la voiture. Mais il lui en coûtera 116 euros pour le mois. Autant rester automobiliste. Ou devenir fraudeur.
Bon après tout ça, il faut bien aller bosser. Se coltiner les conversations de ménagères et les bruits d'I-Pod surboostés. Subir les heures de pointe, le trafic incessant du metro et le rythme effréné de la capitale. Y'a finalement qu'une fois au bureau qu'on peut se détendre, à condition bien sûr que le train arrive à l'heure.
Certes, l'intrépide voyageur apprécie doublement le confort de la région drouaise, le week-end venu. Le calme et le charme de la vie de Province... Mais c'est une vie faite d'abnégation pour une quête de confort toute relative stimulée par l'attractivité immobilière et les infrastructures pas forcément satisfaisantes entre Dreux et Paris. De plus rien n'est adapté à la vie des usagers. Aucune administration, aucun commerce n'est accessible après 19 heures. Il faut pouvoir poser une RTT ou attendre le samedi pour un rendez-vous avec son banquier ou acheter une baguette.
Brocardée depuis longtemps de ville-dortoir, Dreux tient, sur ce point, plus que jamais son rang. Mais on entre là dans un autre débat. Pour l'heure je vous laisse, j'ai un train à prendre...
20:18 Publié dans Histoires naturelles | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : dreux, sncf, transport, paris, travail, tarif
11.10.2008
Chaud show
Bien entendu, vous vous souvenez de Brandon et Diana. A proprement parler, deux prénoms pareils nous inspirent une bonne sitcom de derrière les fagôts, style "feux de l'amour". Ca pourrait mais non. En fait on est plutôt ans le porn édulcoré sur fond de carte postale exotique... Oui, je parle bien de l'île de la tentation.
Diana, qui traîne derrière elle une réputation sulfureuse et une image de filles à calendrier pour chauffeurs routiers, fait aujourd'hui partie de la catégorie des People. Terme qui ne veut rien dire mais qui rapporte beaucoup. Leur truc aux People, c'est de faire du buzz, d'être le plus souvent sur les manchettes des magazines, de se montrer aux soirées hype. Diana sera à Dreux ce soir, au Club l'étoîle. Conclusion : Dreux devient hype, donc.
Je ne sais pas trop ce qu'elle compte y faire. Une apparition furtive, style danse lascive avec un faux boa constrictor ou alors la totale, le strip intégral avec concours du plus gros mangeur de chantilly sur sa poitrine opulente mais siliconée - gare aux mélanges tout de même. Je me méprends peut-être sur les intentions de cette jeune femme, trop influencé par cette affiche soulignant un regard de braise et une gorge que l'on imagine profonde. Son spectacle relève - qui sait? - du stand-up avec florilège de bons mots - je doute cependant qu'elle ne tienne longuement le crachoir à une assistance plus sensible aux formes qu'au fond.
Pour les amateurs du genre, c'est soir, à l'Etoîle et ça coûte 10 euros.
07:02 Publié dans Etat des lieux | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : dreux, diana, show, spectacle, discothèque
09.10.2008
La tête de l'art
Pour fêter ses 30 ans, l'Amicale des artistes amateurs du drouais s'exhibe. Oh rassurez-vous, sans tapage, ni fracas avec tout ce qu'il faut de décence. L'association a simplement demandé à ses membres de sortir de leur anonymat et de livrer une somme de leurs oeuvres aux regards critiques. Résultat : une expo accessible, sans maniérisme et parfois étonnante.
La peinture prédomine avec un patchwork de paysages, de natures mortes et un peu de figuratif. Mon attention s'est tout d'abord portée sur les bonshommes dégingandés de Pascal Holle.
Autre trouvaille, les volets de Mireille Pedenon, qui loin de laisser songeur, intrigue forcément le visiteur cartésien que je suis.
Les aquarelles éthérées de Madame Bujak, douces comme un brise marine.
Et puis quelques représentations de Dreux, comme cette Chapelle royale signée Michelle Brochard.
Nos artistes ont du talent, c'est indéniable, mais aussi beaucoup d'humilité. Allez les encourager un peu, ils sont à l'Hôtel-dieu.
09:14 Publié dans Histoires naturelles | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : dreux, exposition, art, peinture, sculpture
08.10.2008
Saint-Denis, priez pour elle!
Trouver une place aussi facilement en ce jour de foire n'était pas bon signe. Lundi midi, en revenant de mon week-end castelroussin, je m'attendais pourtant aux pires difficultés pour me garer en bas de chez moi, à deux encablures de la Grande rue. Mais non, aucun souci. La Saint-Denis ne semble plus paralyser le centre ville, comme ce fut le cas à une époque. Doit-on s'en plaindre ou s'en réjouir?
Je laisse libre cours à vos commentaires sur le sujet. Mais en lisant la presse j'apprends que l'édition 2008 n'a pas été un grand cru.
On avance quelques explications à cela : la météo, l'essoufflement du concept, le pouvoir d'achat - le terme polyvalent à tous les maux. On nous promet pour la saison prochaine une foire plus festive, plus centrée sur la gastronomie. Plein de réjouissances. La municipalité compte d'ailleurs mettre le paquet ... Et si les drouais n'avaient plus bonnement le goût à la fête? Les ménages ont le moral dans les chaussettes, les commerçants devant aussi peu d'entrain consumériste font la gueule et le badaud venu faire bamboche découvre un centre ville dégarni alors qu'il devrait être bondé, noir de monde. Dans les années 80, on parlait déjà de crise, mais un jour de Saint-Denis il fallait bien compter une demi-heure pour se frayer un chemin de la rue Parisis au Beffroi.
Aujourd'hui, je ne sais pas. Je n'étais pas là le week-end dernier. Mais si les drouais ne sortent même plus les jours de fête, il y a effectivement de quoi se poser des questions.
09:11 Publié dans Etat des lieux | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : dreux, saint-denis, foire, braderie
06.10.2008
Clap de fin...Moteur!
Dans quelques jours, les projecteurs du cinéma Delta s'éteindront, définitivement. Il restera à la fin de la dernière séance un peu de pop-corn sur la moquette, un emballage d'esquimau coincé entre deux sièges. Et des souvenirs, forcément. D'affiches, d'ambiance, de guichetiers. De décor, comme cet épais crépi au mur et ce grand rideau à fenêtres publicitaires. De gens, bien sûr, que l'on retrouvait sur le trottoir pour "refaire" le film. Et puis il y a ces condensés de vie qui remplissent notre pendant nostalgique avec leurs instants d'émotion ou d'ennui profond. Un flirt en suivant "La Boum" du coin de l'oeil . Un frisson passager pendant "Amytiville". Une franche rigolade avec "La cage aux folles". Un baillement pour le "Pirate des Caraïbes II".
Depuis longtemps, on se plaignait du Delta. De sa programmation. De ses sièges. Du mauvais son. D'un public parfois trop chahuteur. D'autres persifleurs ont repris le refrain de la complainte lorsque les époux Brunet, propriétaires du Delta ont lancé dans les tuyaux leur idée de multiplexe. Trop couteux. Trop subventionné. Irréaliste. Mais le cinéma, c'est aussi du rêve, il faut avoir un peu la tête dans les étoîles pour y croire. Alors les Brunet ne se sont pas démontés et sont allés au bout de leur projet. Un multiplexe pour satisfaire aux envies des cinéphiles drouais. 1535 places, 9 salles, 250 séances par semaine, un café, de la V.O... Un gigantisme relativement déconcertant pour Dreux, mais on reparlera business un peu plus tard si vous voulez bien. Place au spectacle et au divertissement. Soufflez les lumières et ouvrez grands vos yeux. Chut...
L'une des salles du multiplexe drouais baptisé "Ciné Centre".
19:19 Publié dans Etat des lieux | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : dreux, cinéma, delta, multiplexe



