29.09.2008

TAG à faire c'qu'on t'dit

Les premiers frimas annoncent généralement les premiers rhumes. On se découvre un poil, on oublie de se laver les mains et hop voilà un petit microbe qui nous saisit et vient  gentiment dérégler notre belle mécanique. Ici pourtant, je ne parlerai point de virus mais juste de ces petits messages pleins d'attention qui nous incite à prolonger la chaîne d'un réseau, selon la formule imposée. Pierlouim a pensé à moi, j'apprécie le geste. Voilà donc ma mission :

- citer la personne qui vous a tagué(e)
- choisir un livre, l'ouvrir à la page 123
- recopier à la 5ème ligne les cinq lignes suivantes
- indiquer le titre du livre, l'auteur, l'éditeur, l'année d'édition
- taguer 4 personnes dont vous souhaitez connaître les lectures,
les avertir par courriel ( ça leur fera plaisir)

Dont acte....

"Ernest pousse un gémissement.

- On est marron, pleurniche-t-il. Tout ce bouzin pour la peau, c'est pas possible!

Staube me sourit froidement.

- Il... il vous a parlé avant de mourir?

- S'il m'avait parlé, il ne serait pas mort... Et je ne serais pas ici..."

Le fil à couper le beurre, San-Antonio, Editions Fleuve noir, 1955.

 

Et je refile la patate chaude à :

- Eric Allouche

- Philou

- Ion

- Barbara

 

 

27.09.2008

Feu sacré

Pour une fois, intéressons-nous au sport. Etrange d'ailleurs que je n'en parle pas plus souvent, car, dans ce domaine, comme dirait mon beau-frère cycliste, j'en connais un rayon. Cet été, comme souvent à cette époque, nos grandes chaînes de télévision ont  donc célébré le culte de l'athlète - Euro de foot, Tour de France, Jeux Olympiques. J'ai cherché, je n'ai guère vu de drouais dans le tas. Juste un vernolitain bon teint, Sébastien Bodet, qui figurait dans un relais de natation. A part ça, rien. Je crois même qu'il faut remonter aux années 60 pour retrouver trace de nos champions locaux sélectionnés pour les JO avec Claude Piquemal et Bernard Fournet.

Cet absentéisme olympique ne doit toutefois pas faire ombrage à d'autres épreuves parallèles, moins exposées et pas forcément moins intéressantes auxquels participent nos représentants locaux. Prenez les "World firefighters games", le grand rassemblement sportif des pompiers du monde entier où le traditionnel (Tennis, cyclisme, escrime...) cotoie l'iconoclaste (Course d'escalier, chaînes de seau d'eau...). Ils avaient lieu cette année à Liverpool et tenez-vous bien, nos soldats du feu made in Dreux sont revenus avec quelques belles couleurs. Sous le soleil d'Angleterre, c'était pourtant pas gagné. Neuf médailles et pas en chocolat. La plus surprenante est revenue à l'adjudant-chef Leleu, vainqueur en lancer de fer à cheval, discipline d'adresse extrêmement populaire en territoire Yankee.

Si vous êtes fâché avec l'anglais, sachez seulement que le jeu consiste à lancer le fer autour d'un piquet planté dans le sol et distant d'une dizaine de mètres. La technique se rapproche de celle de la pétanque et les règles, de celles du ping-pong. Enfin presque.

On attend toujours le défilé de l'adjudant-chef Leleu et de ses partenaires sur la grande échelle de leur camion en Grande rue. De tels exploits ne doivent pas rester sans résonnances locales.

 

18.09.2008

Un bouquet pour Viollette

L'hommage aurait pu passer pour un paisible rassemblement entre copains-pêcheurs, comme au temps jadis où les amateurs de gaules se réunissaient pour l'empoissonnement des étangs. En y regardant de plus près, on reconnaissait pourtant quelques huiles locales ancrées à gauche. Mohamed Bougafer, Birgitta Hessel, Christian Mager-Maury, Maurice Legendre, Eric Duquesnoy... Bref, l'assemblée n'avait rien d'une brochette de barbeaux. Plutôt de fidèles pélerins venus rendre hommage (à leur mentor? Leur guide spirirtuel?) à Maurice Viollette, dont la disparation un 9 septembre 1960 est sujette à une petite cérémonie entre camarades socialistes et tenants d'un certaine vision de la laïcité.

Septembre 1960 137.jpg

Of course, le parterre de sympathisants et autres amis reconnaissants s'est dégarni au fil du temps. Pourtant, au lendemain du décès de l'ancien ministre d'Etat du front populaire, une foule considérable se massa autour du Beffroi, devenu chapelle ardente pour la circonstance. Chaque année ce fut à la même date, un cortège d'hommes et de femmes politiques, parfois de simples citoyens drouais reconnaissants qui vinrent se recueillir sur le monument commémoratif posté juste en face de la sous-préfecture. Françoise Gaspard, qui écrivit d'ailleurs un ouvrage à son sujet, fut l'une des plus assidue. François Mitterrand, alors secrétaire général du PS, vint également y déposer une gerbe de fleurs.

Mais bon avec le temps va, tout s'en va... l'affluence des premières années s'est réduite en un petit attroupement qui tient difficilement sur les deux colonnes d'un tabloïd. Heureusement il reste encore quelques disciples qui veillent précieusement sur l'héritage et la mémoire de la personnalité drouaise la plus marquante du XXème siècle.

16.09.2008

Grille de lecture

Rue des Flandres, une fenêtre avec des barreaux et des lettres en majuscules :

ddd 001.jpg
Quelqu'un connaîtrait-il la signification de ces lettres?

12.09.2008

Cacaphonie

Rue du mur, on se lamente. Pensez-donc. Le sol est jonché de crottes de chiens. Ce n'est pas moi qui l'affirme. Je reprends juste les propos de Guy Roussel, l'homme au Karcher, sous la plume de Pascal Boursier dans l'Echo Républicain. Selon notre brave agent municipal, nous trouvons là "la rue la plus sale de Dreux".

"Je ne comprends pas : il y a pourtant des canisites et de petits sacs à la disposition des gens". Et "il n'ya pas que les chiens qui se soulagent" paraît-il...  Pas très glamour pour une ville qui se veut à la pointe de la gestion des déjections canines.  Côté face, vue du square de la République, les maisons de la rue du mur offrent pourtant un visage romantique avec terrasses fleuries et lavoirs. Mais côté pile, c'est la cour des miracles...

Dreux 1431.jpg

Voilà donc une nouvelle occasion de relancer le débat sur les canisites et les Toutounets. Quel est le problème? S'agit-il d'un relâchement coupable des propriétaires de chiens? Un "croupuscule" extrémiste revendiquant le droit de déféquer en tout lieu? Un défaut de signalétique? De communication? On pourrait alors, par exemple, poser sous chaque panneau "ville sous vidéo-protection", une mention spéciale : "Canisites et Toutounets". Mais serait-ce suffisant? On pourrait suggérer la création d'une brigade anti-crottes sur la voie publique. Ou délivrer des couches culottes spéciales pour chiens?

Un nouveau dossier sensible à gérer pour les services techniques de la ville...

08.09.2008

Un coup de théâtre

Dreux samedi matin 007.jpgKiosque à musique, gloriette, rotonde... Choisissez le terme qui vous convient pour désigner ce pavillon circulaire en plein coeur du square de la République.

L'édifice, pourtant destiné jadis aux animations musicales, n'a guère souvent été sollicité par les artistes,  plus connu - pour ses dernières années - comme un repère de marginaux. Il a, depuis peu, repris quelques couleurs notamment grâce aux lycéens de Notre-Dame qui s'y réunissent régulièrement pour deviser, bacler un devoir de math, flirter, glander, jouer de la guitare... Il y a même un blog qui lui est dédié.

Plus récemment - c'était ce week-end - Marie-Marguerite Lozac'h et sa troupe s'y sont produits dans le cadre du festival du Grenier à sel. Enfin à proximité... La scène a été légèrement avancée, le kiosque servant surtout d'appui logistique. L'ensemble procure en tout cas une agréable sensation : un théâtre en plein air, dans un écrin verdoyant parfois troublé par le passage d'automobilistes pressés et de mobylettes pétaradantes. Mais l'animation est là où  on ne l'attend pas, dans un secteur peu coutumier mais tellement propice aux activités culturelles. Pas de panique si vous étiez ailleurs. Le spectacle continue le week-end prochain.

2008_0906Samedi0008.JPG

05.09.2008

Free hugs in Dreux

Un peu de douceur dans ce monde brutes? Essayez donc les Free hugs (ou câlins gratuits, en bon gaulois).  Une drôle d'histoire partie d'Australie à l'initiative d'un jeune homme désoeuvré qui, pour combler son manque d'affection, brandit une bancarte "Free hugs" dans un centre commercial. Succès immédiat. L'idée fait tache d'huile et devient universelle.

L'an passé donc, à l'occasion de la fête des associations quelques lycéens fort volontaires avaient tenté d'harponner le badaud pour lui prodiguer la fameuse accolade. J'avais trouvé l'initiative originale et partant d'un bon sentiment. Pour cette année, ne soyez donc pas surpris si un jeune un peu dépenaillé se jette sur vous pour vous câliner...

Dans cette vidéo présentée ci-dessous, vous pourrez admirer la technique employée, typiquement anglo-saxonne, où l'on respecte une certaine distance des corps en agitant prestement les mains sur les épaules. Personnellement, je n'ai jamais cru à la sincérité du geste, britanniques comme américains sont rétifs à tout contact physique avec un corps étranger - la peur du germe sans doute.

02.09.2008

Les lettres du bahut

9782702139240-V.jpgLa nuit dernière, j'ai senti comme un brin d'agitation dans de nombreux foyers. Ce n'était pourtant pas la pleine lune. Juste une veille de rentrée des classes avec ce petit pincement au palpitant caractéristique chez petits et grands, parents comme enfants, élèves comme professeurs. Je leur aurais bien proposé une tasse de lait chaud avec du miel, remède imparable contre toute anxiété, mais j'étais moi-même un peu stressé. Allez savoir pourquoi...

Je ne vous apprends rien, la rentrée ne se fait pas seulement à l'école mais aussi chez les éditeurs. Alors quand un prof sort un bouquin en cette période d'inflation littéraire, on parle de concordance des temps... A Dreux, nous avons un cumulard de la rentrée avec Noam Soulat, à la fois professeur de lettres et auteur de "Sur la photo de classe". A l'affiche et au tableau. En classe et en librairie. Et pas pour une énième complainte du système éducatif à la française ou une nouvelle proposition de réforme. Non, cette fois, nous avons droit à un récit de la vie quotidienne dans un collège drouais classé ZEP (Louis Armand? Curie?). Sans pathos, avec sensibilité et humour. Voilà ce que nous dit la quatrième de couverture :

« Regardez bien la photo de classe. Le grand à gauche, c’est Frank Assana. Il aime bien calotter les sixièmes dans le couloir. Celui à droite qui regarde méchamment, c’est Boubakar. Il ne finira pas l’année scolaire. La jeune fille au centre s’appelle Lolita. Lolita Garibaldi, une boule à facettes à elle seule. Sourire fuchsia, chignon laqué L’Oréal, pendeloques à tous les étages dont le plic ploc incessant, en cours, signale que mademoiselle s’est enfin mise à écrire. À côté de Paul qui tient l’ardoise de la troisième E, il y a Cyril. Il sourit, comme toujours. Mohammed, lui, ne sourit pas ; il ne peut pas sourire parce qu’il n’a plus de dents. »

"Chronique douce-amère de son expérience de prof débutant, le livre de Noam Soulat dresse le portrait d’une vingtaine d’adolescents d’un collège de ZEP, des gamins tantôt insupportables tantôt malicieux et attachants. Extraits de copies, billets écrits à la barbe de l’enseignant ponctuent un récit où alternent avec beaucoup de finesse humour décapant et émotion. En filigrane se dessine un autre portrait : celui d’un jeune enseignant, un peu gauche, un peu gaffeur et finalement pas si différent de ses élèves. Un Petit Nicolas côté salle des profs."

Le Parisien en a parlé hier matin, France-info, dans sa revue de presse, a repris le sujet. La semaine dernière, ce fut l'Echo Républicain. La boule de neige médiatique prend du volume et il y a fort à parier que Noam Soulat sera l'une révélation de cette rentrée. Et pas forcément là où on l'attend.

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